Non, je ne suis pas tombée sur la tête !

20150320_121446Je tenais à vous présenter mon achat du jour : ZeBible.

Si vous vous demandez si c’est bien ce que vous pensez, alors oui, c’est bien ça et j’assume, j’assume (enfin, pas totalement, mais j’essaie d’assumer). Autant vous dire que vu le prix, ce sera surtout mon achat du trimestre, enfin, c’est surtout parce que mon budget super serré en ce moment.
Là, vous devez vous dire que j’ai fumé ou bu le jour où je l’ai acheté. Non, je suis clean. Je n’ai pas non plus viré catholique intégriste ; en vous présentant mon achat, je ne fais pas de prosélytisme, je ne pense pas faire de chronique dessus lorsque je l’aurai terminé (d’ici une cinquantaine d’année si tout se passe bien). J’ai juste envie de vous faire partager un bout de moi.
Je n’ai pas changé, je suis toujours Psylook, geekette hyper occupée, agnostique à ses heures perdues, hérétique certifiée, etc…

Alors pourquoi cette dépense qui peut paraître inutile étant donné mes convictions ?
Pour un certain nombre de raison (elle est facile, celle-là !) :
-la première est que mes enfants commencent à se poser des questions sur la vie, la religion, le vrai du faux et comment allier leur croyances avec celle des autres, avec le monde actuel et la science. Enfin, surtout ma fille en fait, pose des questions qui ne sont pas de son âge et comme elle est têtue, n’en démord pas itou, il me faut une base sur laquelle m’appuyer.
-La seconde est que je m’interroge : cela fait 3 ans que je suis secrétaire pour le groupe scout de mes enfants, je fréquente un peu plus l’Église (genre deux à trois fois dans l’année contre 0 habituellement), je suis en contact avec le prêtre de la paroisse mais aussi avec le vicaire, des hommes gentils et cultivés qui savent écouter aussi bien que parler (mes doutes passent inaperçus, je reste très discrète quant à mes croyances et mon nom m’y aide bien autant que mon refus de prendre l’hostie – tout le monde ignore que c’est parce que je ne me suis pas confessée depuis des lustres. Oui, je suis de la vieille école), je vois de fervents pratiquants, et je ne les comprends pas, ni eux, ni la foi en général. Qu’y trouvent-ils ?
Enfant, j’y allais parce que j’étais persuadée que c’était l’endroit où Dieu nous entendait le mieux. Puis en grandissant, je me suis rendue compte qu’il nous entendait où que l’on soit. Je me suis posée des tonnes de questions mais je n’ai jamais eu de réponses, je les ai donc cherché dans d’autres religions plus tolérantes, pas mieux au final donc j’ai pioché de-ci de-là (hérétique, je vous l’avais bien dit). Et puis, comment croire dans un dieu qui laisse des enfants mourir de faim, des guerres éclater, des innocents tuer, etc… Les injustices sont nombreuses quand même.
-La troisième est que je me pose toujours quantité de questions alors je ne suis pas certaine de trouver dans ZeBible des réponses mais il semble bien fait, donne des outils de réflexion, des détails historiques, etc… Libre à nous de les accepter ainsi ou de mener d’autres recherches et de les approfondir.
-La dernière raison est que cela fait longtemps que j’aimerai étudier les textes de la Bible mais je ressentais le besoin d’être guidée : et je suis suffisamment critique pour ne pas me laisser embrigader, hein ! :p

Qu’est-ce que j’attends de cette lecture ?
Trouver des réponses aux questions que me poseront mes enfants. Allier leur croyance à ce monde. Les faire réfléchir et ne pas prendre pour argent comptant les histoires abracadabrantes qu’on leur enseigne en religion (genre Dieu a créé le monde en 7 jours -_- oui mais non), bref, développer un peu d’esprit critique.

Harry Potter à l’école des sorciers – J.K. Rowling

Harry Potter à l'école des sorciers - J.K. RowlingTitre: Harry Potter à l’école des sorciers
Saga: Harry Potter, tome 1
Auteur: J.K. Rowling
Éditeur: Folio Junior
Nombre de pages: 302
Quatrième de couverture: Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l’emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry se révèle un sorcier doué. Mais quel est le mystère qui l’entoure ? Et qui est l’effroyable V…, le mage dont personne n’ose prononcer le nom ? Amitié, surprises, dangers, scènes comiques, Harry découvre ses pouvoirs et la vie à Poudlard. Le premier tome des aventures du jeune héros vous ensorcelle aussitôt !

Je ne relis pas souvent de livres, j’estime qu’il y en a beaucoup trop à découvrir pour perdre ne serait-ce que 2 jours à relire un bouquin… exception faite des Harry Potter.
Pendant longtemps, j’ai refusé de lire cette saga uniquement parce qu’elle avait du succès –je déteste faire comme les autres… Et puis le film est sorti… Grrrrr ! Plus le choix. Lorsque je l’ai lu, il me semble que le 5ème venait de sortir ; j’ai donc pu lire un paquet de volumes à la suite –Quel bonheur ! Et puis, à chaque nouveau tome, je relisais la série. Lorsque le 7 est paru en anglais, ma maman m’a acheté la saga dans la langue de Shakespeare et j’ai tout lu jusqu’au dernier tome… je ne suis pas hyper douée en anglais –surtout à l’oral en fait– mais lire dans cette langue ne m’a pas posé trop de soucis : je redoutais grandement les jeux de mots sur les noms des personnages ou des objets (genre Londubat/Longbottom ; Poudlard/Hogwart ; Velane/Veela ; Choixpeau magique/Sorting hat ; etc…) mais je m’en suis bien sortie et j’ai pris autant de plaisir à cette lecture que si cela avait été en français. Étonnant !
La raison qui me pousse à les relire : déjà, j’ai revu certains des films avec mes enfants ce qui réveille toujours l’envie de rouvrir les bouquins et cela fait un moment que j’ai envie de le faire juste pour pouvoir les commenter sur mon blog. C’est parti !

Bref, ceci est ma quatrième relecture de Harry Potter à l’école des sorciers. Contrairement à la première fois où les premiers chapitres m’ont paru longs, j’ai profité de chaque moment passé avec les Dursley ; et même en sachant ce qui va se passer ensuite, cette famille de Moldu reste parfaitement atroce et ça reste stressant de lire les infamies qu’ils font subir à ce pauvre gamin de 11 ans qui n’a rien demandé. Une fois qu’Hagrid arrive, les pages défilent à une vitesse incroyable et devoir s’arrêter reste tout aussi dur que la première fois… frustration, maux de tête, etc… comme les fois d’avant en fait… ce n’est peut-être pas très sain de les relire, finalement…
Ça se lit tellement bien qu’il ne m’a fallut que 3 jours (même si le second ne compte pas vraiment en réalité, je n’ai eu que 10 minutes pour lire de toute la journée) pour terminer les 302 pages qui composent cette épopée.

Harry Potter and the Philosopher's StoneSi l’on exclut une écriture agréable et fluide, aussi bien faite pour les adultes que pour les jeunes entre les jeux de mots, les sarcasmes dans certaines paroles (sur certains, j’ai beaucoup ri… encore… pour d’autres, seulement souri… je ne m’en plaindrai pas), les personnages sont pour la plupart très travaillés. Bon, certains sont à la limite du caricatural genre Hermione élève modèle, énervante au début, et travailleuse, Neville gamin maladroit et gaffeur, Malefoy bête –au moins pas très malin– et méchant, ne parlons pas de Crabbe et Goyle, etc…
Habituellement, je n’aime pas les personnages principaux ; pour ce tome, ça passe… après tout, ce sont des enfants, ils ont des réactions d’enfants : curieux, parfois téméraires, inconséquents, etc…
J’aime particulièrement les personnages secondaires : si beaucoup adorent Dumbledore parce qu’il semble être le pédagogue parfait, je préfère nettement la sévère mais juste McGonagall qui a un cœur gros comme ça sous sa carapace ou l’impitoyable mais tellement humain professeur Rogue qui fait le coupable idéal –oui, je l’adore, lui, il est horrible mais au final, on sent qu’il se déteste tout autant qu’il déteste Harry Potter.

Je parlerai volontiers du monde des sorciers mais il y a énormément de chose à en dire. Il est, par contre, bon de préciser qu’on y entre tout en douceur : Harry Potter ayant été élevé par les Moldus, il ne connait rien de ce monde, non pas que son oncle et sa tante ignorait son existence mais étant donné qu’ils détestent tout ce qui ne parait pas normal, ils ont caché à leur neveu ses origines. Du coup, on découvre les sorciers en même temps que le personnage principal, on découvre sur le Chemin de Traverse simultanément et les explications données tout au long du livre sont les bienvenues et ne surgissent pas comme un cheveu sur la soupe. C’est donc une introduction parfaite dans ce monde sans pour autant tout nous en dévoiler, parfait !

Je crois que j’ai fait le tour, même si j’aurai pu en parler pendant encore des heures et des heures, il va falloir en laisser pour les prochains ^_^
Même si ça n’est pas mon préféré, j’ai adoré ce premier tome autant que la première fois, en fait.

Challenge ABC2015Je passe à 06/26

Challenge LEAF Le Manège de PsylookJe passe à 01/50

Le Sang des 7 Rois – Livre quatre – Régis Goddyn

Le sang des 7 rois Livre IV - Regis GoddynTitre: Le Sang des 7 Rois, livre quatre
Auteur: Régis Goddyn
Éditeur:
LAtalante
Collection:
La dentelle du cygne
Nombre de pages:
410
Quatrième de couverture:
Alors qu’il se sauvait à toutes jambes, l’incompréhensible brasier le suivait dans sa fuite, explosant la montagne en milliers d’éclairs. Celui qui l’attaquait ne pouvait être qu’un mage. Un mage surpuissant ! Orville réfléchit aussi vite qu’il bondissait pour échapper au déluge de feu. Bon sang ! Mais que ferait un mage dans une telle situation, sinon brûler comme une poignée d’herbes sèches dans les feux de l’enfer ?

Le point fort de ce quatrième volet est le petit résumé qu’on retrouve en début de livre ; du coup, tout m’est revenu en mémoire très rapidement, ça a donc été un plaisir de reprendre cette saga. D’accord, j’aurai pu lire l’index des personnages en fin de roman mais ce n’est pas pareil, ça n’aurait pas été aussi complet.

Comme dans le précédent, on retrouve beaucoup de personnages : que ce soit un seul ou un groupe, par chapitre. Certains se sont séparés pour en retrouver d’autres : tout s’imbrique parfaitement et c’est du bonheur. J’ai été ravie de les retrouver d’autant que l’histoire avance super bien ; jusqu’à présent, on suivait Orville ainsi que les compagnons qu’on a croisé au fil des livres ce qui est toujours le cas, mais contrairement aux précédents, j’ai trouvé qu’on pénètre davantage dans le monde et la souffrance du peuple au sang rouge que ce soit avec Rouault qui travaille comme esclave dans les mines de la Crête ou Fanette qui essaie de survivre à Gradlyn (c’est sûrement les deux chapitres qui m’ont le plus marqué, j’ai vraiment adoré, à rajouter avec celui intitulé Rosa). Donc autant avant, on n’avait pas l’impression plus que cela que le monde partait en c……, autant là, on le découvre dans toute sa splendeur, c’en est flippant.
Un seul point noir que j’avais déjà vaguement cru comprendre précédemment et qui là se profile davantage : ce que sont Jahrod et ses acolytes ; je ne suis pas sûre que cela me plaise… à voir si, finalement, je finirai surprise ou juste déçue par ce tout petit détail…

Une fois de plus, j’ai adoré le style d’écriture de l’auteur, je trouve qu’il a encore pris davantage confiance et ça se sent, ça rend la lecture fluide et agréable, passionnante même, peut-être une ou deux longueurs mais c’est loin d’être dramatique. Il est quand même bon d’ajouter que ce quatrième livre est tout aussi dense que les autres, il se passe énormément de chose mais on n’a pas le temps de s’endormir sur ses lauriers.

Le dernier chapitre était un peu chaotique à mon goût, c’était chaud de s’en sortir entre les trois combats maritimes et en même temps, certains étaient trop courts… frustrant… mais cela m’a laissée sur ma faim… j’ai hâte de lire le suivant même si Argh ! le  prochain n’est pas encore sorti T_T
Bref, j’ai adoré ce quatrième livre, mon préféré après le premier.

Challenge ABC2015Je passe à 05/26

Black Butler 5 – Yana Toboso

JQ_BlackButler_05.inddTitre: Black Butler 5
Auteur: Yana Toboso
Éditeur: Kana
Collection: Black Kana
Nombre de pages: 178
Quatrième de couverture: A l’occasion d’un concours de cuisine consacré aux currys, Sebastian doit affronter un Indien doté de « la main de dieu » afin d’obtenir un royal warrant et devenir fournisseur de la cour. Entouré de montagnes d’épices permettant des combinaisons infinies, Sebastian s’affaire ! Un ordre suffit à ce que le majordome devienne l’épée de son maître !

Décidément, pour cette série, je crois que je n’aimerai qu’un volume sur deux… Et pour le coup, ce n’est pas celui qui m’a plu…
Dans ce tome, on retrouve Sebastian, Ciel et toute leur maisonnée ainsi que le prince Indien Soma. On termine enfin l’aventure entre Aghni et son maître ; ce cinquième volume marque la fin de leur quête : on apprend la raison pour laquelle son serviteur l’a quitté et on découvre ce qu’est devenu Mina.
Même si cela clôture enfin ce passage et annonce la disparition des deux indiens, – enfin, espérons… et c’est un soulagement parce que le prince se comporte réellement comme un sale gamin égoïste – j’ai quand même trouvé que cela sonnait creux…
Un peu plus et je me serai cru dans le Petit Chef (dessin animé des années 80, pas forcément un des meilleurs mangas de l’époque, en plus) et il faut bien dire qu’on n’en était pas loin, je me demande si dans l’animé, une lueur miraculeuse apparait lorsqu’on découvre le plat final ?

Black Butler 5 p97La partie qui m’a vraiment plu mais qui n’a malheureusement été que survolé, c’est l’évocation du passé des domestiques de Ciel ou l’on apprend très/trop vaguement comment ils ont fini au service de la maison Phantomhive et ce, malgré leur incompétence. Ça aurait pu être intéressant d’en découvrir davantage au moins sur l’un des trois… mais non.

Les dessins sont toujours aussi beaux, rien à redire de ce côté là, la texture des vêtements est travaillée, je trouve ça presque fascinant, il en va de même pour les ombrages. Malheureusement cela n’a pas sauvé ce tome : je l’ai trouvé hors sujet et traité trop superficiellement, habituellement, cela alterne entre rire et tragique, là, il y avait peu de moment drôle et aucun dramatique ou ne serait-ce que tragique, c’était juste ennuyeux.

Le dernier loup

LE DERNIER LOUPTitre: Le dernier loup
Réalisateur: Jean-Jacques Annaud
Casting: Feng Shaofeng, Shawn Dou, Ankhnyam Ragchaa, …
Date de sortie: 25 février 2015
Genre:
Drame
Synopsis: 1969. Chen Zhen, un jeune étudiant originaire de Pékin, est envoyé en Mongolie-Intérieure afin d’éduquer une tribu de bergers nomades. Mais c’est véritablement Chen qui a beaucoup à apprendre – sur la vie dans cette contrée infinie, hostile et vertigineuse, sur la notion de communauté, de liberté et de responsabilité, et sur la créature la plus crainte et vénérée des steppes – le loup. Séduit par le lien complexe et quasi mystique entre ces créatures sacrées et les bergers, il capture un louveteau afin de l’apprivoiser. Mais la relation naissante entre l’homme et l’animal – ainsi que le mode de vie traditionnel de la tribu, et l’avenir de la terre elle-même – est menacée lorsqu’un représentant régional de l’autorité centrale décide par tous les moyens d’éliminer les loups de cette région.

J’ai emmené mes enfants voir Le Dernier Loup au cinéma. Comme à chaque fois avant de choisir un film, je vérifie s’il y a une limite d’âge. Là, en l’occurrence, il était classé en catégorie Tous publics… Non mais quelle idée ! Je l’aurai au moins mis en Interdit aux moins de 10 ans. Il est super dur et tout n’est pas forcément compréhensible avant un certain âge. J’ai dû expliquer un certain nombre de chose à ma puce (pourquoi ils tuent les louveteaux comme ça ? Pourquoi les blessures de loups sont aussi venimeuses que celle des serpents ? etc…)

Le dernier loup - Chen et Aba
Ma fille a 8 ans : habituellement, elle est assez dure comme petiote et lorsque des animaux meurent ou même des hommes, c’est la vie pour elle, elle ne verse pas une larme ; pourtant, elle a pleuré une bonne partie du film en raison de la cruauté des hommes. De mon côté, j’ai également versé quelques larmes, mon fils a opté pour l’indignation.
Ça ne nous a pas empêché d’adorer mais c’était dur, je le déconseille fortement aux âmes sensibles.

Je m’attendais à une histoire genre Croc-blanc avec une histoire d’amitié entre loup et homme mais au final, non. Le loup reste un loup, il ne se transforme pas en chien au contact de Chen. Je n’ai pas été déçue du tout, bien au contraire, c’était une agréable surprise.
De plus, la vision du loup n’est pas européanisée ; on y sent bien le contraste entre la façon de penser mongole et chinoise, j’ai trouvé ça dépaysant sans être inaccessible ; une grande réussite là-dessus.
A côté de cela, si on exclut la tristesse de l’histoire, les images sont absolument magnifiques : les loups sont sublimes, les décors des steppes immenses, certaines scènes fortes émotionnellement parlant.

Le Dernier loup - loups affâmés
Il dure 2h, on n’a pas eu le temps de s’ennuyer et je pense qu’on le regardera à nouveau avec plaisir.