Journal d’un noob, tome 2 : Super-guerrier – Cube Kid

Titre: Journal d’un noob, tome 2 : Super-guerrier
Auteur: Cube Kid
Éditeur: 404
Nombre de pages: 227
Quatrième de couverturePlus personne n’ose traiter Minus de noob désormais, il a fait ses preuves et se retrouve deuxième de sa classe.
Le village commence un peu à sombrer dans l’ennui : aucun monstre ne l’a attaqué depuis un moment et Herobrine ne fait plus parler de lui. La seule chose qui sorte un peu de l’ordinaire, ce sont ces chênes qui poussent à l’est… Pourquoi Mike et Steve en font-ils tout un mystère ?
Le deuxième tome d’une fanfiction humoristique inspirée de l’univers de Minecraft.

Ce second tome bouge bien plus que le précédent et heureusement d’ailleurs parce que j’aurais abandonné cette saga autrement. C’est moins rébarbatif, principalement parce qu’il y a plus d’action, de confrontation avec les monstres. De plus, il fait presque cent pages de moins, quel soulagement !
Le style de l’auteur est malheureusement égal au premier. Par contre, certains dessins sont plus sympas, moins pixelisés et plus fluide au niveau de  la colorisation – j’ai bien dit certains, ce n’est pas le cas de tous.

A la fin du un, Max prévenait Minus qu’il s’était attiré la convoitise d’autres élèves en montant dans le classement et que les ennuis allaient également lui tomber dessus. Du coup, les nouveaux méchants de l’histoire sont Pierre et sa bande et autant dire qu’ils sont beaucoup moins sympas que Max – qui était déjà un sacré petit con dans son genre. Ce sont des petites brutes qui ne reculent devant rien pour arriver dans le peloton de tête de la classe, sans compter que, comme tous les lâches, ils ne font jamais leurs saloperies en solo, ils sont toujours accompagnés de leurs acolytes aussi bêtes qu’eux. Du coup, Minus et Max s’allient pour lutter contre l’ennemi.
De plus, une forêt a surgi à l’horizon et à part la regarder pousser et s’agrandir, personne ne fait rien, pas même les héros Steve et Mike. Puis, arrive un jour où il est trop tard et elle gagne les murs de la cité, permettant aux Zombies, Creepers et autres monstres d’accéder rapidement aux fortifications sans être vus.

J’ai bien mieux aimé ce second tome. C’était un peu moins drôle mais malgré tout plus plaisant.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
4ème
année : Duel de sorcierslire deux romans d’une même saga20 points
Premier tome de Journal d’un noob : Guerrier

Journal d’un noob, tome 1 : Guerrier – Cube Kid

Titre: Journal d’un noob, tome 1 : Guerrier
Auteur: Cube Kid
Éditeur: 404
Nombre de pages: 304
Quatrième de couvertureLe journal intime hilarant d’un jeune villageois de Minecraft qui veut devenir un guerrier !
 » La nuit dernière, j’ai fait un rêve hallucinant. Des villageois avaient formé une armée, et j’en faisais partie. Je fixais des endermen droit dans les yeux.
Je parais la flèche d’un squelette à mains nues.
Je fauchais des zombies comme un fermier récolte des betteraves.
Et pour couronner le tout, j’ai envoyé un creeper dans le ciel avec un seul coup.
Ouaip, voilà le genre de héros que je veux être.
Mais c’était juste un rêve… « 
Minus a douze ans, il entre au collège de Minecraftia et il est destiné à devenir fermier, forgeron ou boucher, comme tous les villageois… Mais son rêve à lui est d’être un aventurier et de combattre les monstres qui attaquent sans arrêt le village. Alors quand il apprend que les cinq meilleurs élèves du collège vont pouvoir suivre une formation de guerrier, Minus est bien déterminé à en faire partie. La compétition sera rude, mais Minus est prêt à tout : cette année, plus personne ne le traitera de noob !

Ça fait un moment que je voulais découvrir cette série, principalement parce que mon grand est fan de cette lecture, il le dévore en très peu de temps. Maintenant, j’ai compris pourquoi : ça se lit très très très vite ; non seulement la typographie est grande mais un certain nombre de feuillets comprennent des dessins.
De plus, ce n’est pas de la grande littérature, c’est écrit comme un jeune parlerait… même si je dois bien avouer, à mon grand soulagement, que mes enfants ont quand même plus de vocabulaire que le héros.

On suit donc Minus, un gosse de 12 ans qui est villageois à Minecraftia. Il vit donc une vie ennuyeuse ou il ne se passe pas grand chose – il est tellement passionnant qu’il parvient même à nous barber pendant plusieurs pages sur l’ennui que provoquerait son journal au lecteur que nous sommes… Vu que cette analyse parvient à la fin du livre et que plus de trois cent pages, c’est vraiment une centaine de pages de trop, c’était presque prémonitoire comme réflexion.
La  vie de Minus devient plus intéressante lorsqu’il se voit offrir la possibilité, à lui comme à ses cent cinquante camarades de devenir un vrai guerrier en suivant un apprentissage pour le moins nul dans différents domaines qui servent dans le jeu (architecture, agriculture, commerce, combat, minage et crafting) et ce, s’il parviennent dans les cinq premiers.
Bref, l’histoire n’est vraiment pas terrible et les blagues à l’intérieur sont nulles… Tellement nulles que j’ai presque honte d’avouer que certaines m’ont fait rire 🙁

Le principe de compétition et de cours est sympa, surtout que cela m’a permis de découvrir certains détails en rapport avec l’univers Minecraft, notamment que Herobrine est un méchant alors que je pensais que c’était un héros au même titre que Steve.
En ce qui concerne les dessins, c’est exactement comme le jeu, très carré, très pixelisé également. Ça ne m’a pas donné plus que cela envie de jouer.

En conclusion, je n’ai pas détesté mais je n’ai pas non plus aimé. En même temps, ce n’est pas une déception puisque je m’attendais totalement à ça…

La véritable histoire de Noël – Marko Leino

Titre: La véritable histoire de Noël
Auteur: Marko Leino
Éditeur: Michel Lafon
Format: Ebook
Nombre de pages: 328
Quatrième de couverture: Au cœur de la Laponie, pays des neiges éternelles, le jeune orphelin Nicolas est recueilli par les habitants de son village. Mais ils sont tous trop pauvres pour pouvoir l’adopter. Le Conseil des Anciens prend alors une décision inédite : chaque année, le garçon sera pris en charge par une famille différente, et il en changera le jour de Noël.
Avec une étincelle d’espoir et de joie de vivre, Nicolas décide de se consacrer à sa passion : fabriquer des jouets. Le garçon va ainsi raviver l’émerveillement au cœur de cette région glacée. Et pourrait bien être à l’origine d’une des plus belles légendes.

Ça fait un moment que je désirais lire ce conte, mais jusqu’à présent, je n’en ai jamais pris le temps. J’ai donc profité du thème « cinéma » du mois de janvier pour le découvrir. De plus, c’était la transition parfaite entre la fin et le début d’année.

Dans l’ensemble, ça s’est laissé lire : c’est une lecture qui, le plus souvent, m’a fait du bien et m’a mise de bonne humeur. Par contre, à une ou deux reprises, j’ai dû faire une pause parce que je savais pertinemment ce qui allait arriver au pauvre Nicolas et je n’avais pas envie d’arriver à ces tristes parties – étant bien malade, il est probable que la force m’ait manqué pour poursuivre sans interruption. On sent bien que ces passages douloureux sont incontournables pour le cheminement du personnages mais ça ne les rend pas facile pour autant.
J’ai beaucoup aimé le héros, il est parfaitement décrit, du coup, je n’ai eu aucun mal à m’attacher à lui ; il est évident que les événements jouent sûrement une part importante dans les sentiments que le lecteur peut ressentir à son égard, mais pas que. Il est complet : on a son ressenti à chaque moment important de sa vie et il y en a.
Nicolas perd ses parents très jeune (je ne m’attendais pas aussi tôt), il est recueilli par le village de Korvajoki mais les habitants n’ayant pas les moyens de l’accueillir pendant plusieurs années décident de le prendre sous leur aile un an chacun, le changement de famille ayant lieu à Noël. Pour remercier ses hôtes, il confectionne des jouets sculptés qu’il offre secrètement à chaque enfant le matin de son départ. Huit années passent et il a fait le tour. La famine menace. C’est alors que le terrifiant et bourru ébéniste Iissakki se propose pour le former un an. La suite est facilement devinable.

D’ailleurs une bonne partie de l’histoire est prévisible, c’est sûrement pour cette raison qu’il ne m’a pas passionnée et que cela ne reste qu’une bonne lecture sans plus même si ça m’a mis du baume au cœur par moment.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
2ème
année : Portoloin – un livre qui ne se passe ni en France, ni aux USA, ni en Angleterre (hors mondes imaginaires) – 10 points

Challenge LEAF Le Manège de PsylookChallenge LEAF : 17/50

Harmony, tome 1 : Memento – Mathieu Reynès

Titre: Memento
Saga: Harmony, tome 1
Auteur: Mathieu Reynès
Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 56
Résumé: Lorsque la jeune Harmony se réveille, amnésique, dans une cave inconnue, elle ne dispose que de peu d’informations pour comprendre sa situation : le nom de son logeur, de mystérieuses voix dans sa tête et un don nouveau pour la télékinésie.
Mais il va falloir que la mémoire de l’adolescente se débloque et que tout lui revienne enfin (ses pouvoirs, sa relation avec son hôte, l’existence des autres enfants, le camp d’entraînement) pour contrer les forces de l’armée, déjà à sa recherche. Beaucoup de questions restent en suspens, et le combat ne fait que commencer…
Dans cette nouvelle saga fantastique, Mathieu Reynès nous entraîne dans un univers entre réalité scientifique et croyances ancestrales, pour une aventure pleine de rebondissements !

J’ai pu découvrir cette bande-dessinée grâce à Masse Critique Babelio. Je tiens donc à remercier Babelio ainsi que Dupuis pour leur confiance.

Ce premier tome est vraiment un tome d’introduction. Il ne s’y passe pas grand chose si on exclut les deux premières pages et les cinq dernières. On découvre une jeune fille enfermée dans une cave qui se réveille. Très vite, son geôlier entre en scène mais si sa carrure est impressionnante, il ne semble pas menaçant. Assez rapidement, elle devine son nom : Harmony, et cela grâce aux voix qu’elle entend dans sa tête. Elle fait semblant de prendre ses cachets et ses pouvoirs se réveillent – ce n’est pas un véritable spoil, la couverture en dit tout aussi long.
Bref, l’histoire ne casse pas trois pattes à un canard, on sent bien que c’est encore une histoire de manipulation en laboratoire – un truc genre Akira, Dark Angel ou le Caméléon – ce que nous confirme un peu la quatrième de couverture que je n’ai sciemment pas recopié cette fois. Cependant, le prologue nous laisse deviner qu’il doit y avoir autre chose derrière mais dans ce premier tome, on n’en sait pas davantage.

Je n’arrive pas à me décider quant au character design : me plait-il ou pas ? Une grosse tête, un corps fin, un mélange entre comics pour enfants et manga. Parfois, certaines planches sont réussies, d’autres pas (heureusement, elles sont rares). Parfois, Harmony a des airs de Buffy, d’autres fois de Zorya (dans l’épée de cristal de Crisse et Goupil) et des fois des airs d’elle-même. Bref, tout ça est assez perturbant.
J’ai bien aimé les décors et notamment les petits détails. Les couleurs m’ont également bien plu.

En ce qui me concerne, le gros plus de cette BD, qui la rend à part et qui fait que je l’ai bien apprécié, c’est la bande musicale qui va avec. On peut l’écouter gratuitement ici. Les morceaux sont séparés en fonction des pages. Il y en a 10. Dans l’ensemble, elles sont relativement bien goupillée niveau timing, peut-être deux ou trois qui étaient trop longues ou trop courtes, mais rien de dramatique. Ça met bien dans l’ambiance et elles sont agréables à entendre, en lisant ou même en dehors.

J’ai bien aimé dans l’ensemble même si je trouve dommage que ça n’ait pas avancé un peu plus ou qu’on n’ait pas eu davantage d’indices donnant envie de connaître la suite.

L’enfant qui dessinait les chats – Arthur A. Levine & Frédéric Clément

lenfant-qui-dessinait-les-chatsTitre: L’enfant qui dessinait les chats
Auteur: Arthur A. Levine
Illustrateur: Frédéric Clément
Éditeur:
L’école des Loisirs
Collection: Pastel
Nombre de pages: 32
Quatrième de couverture: Un conte populaire japonais.

Dans ce petit album, on suit Kenji qui adore dessiner des animaux. La vie étant rude, la mère du jeune japonais malingre le dépose au monastère espérant qu’il ait suffisamment à manger et puisse assouvir sa passion. Il passait davantage de temps à rêvasser qu’à travailler. Mais cela ne convenant pas aux moines, ces derniers le renvoient. Ne pouvant rentrer de peur de faire de la peine à sa mère, Kenji trace son chemin jusqu’à un temple abandonné, ne suivant pas les conseils de son supérieur :  » la nuit évite les lieux trop grands ; reste là où c’est petit « .

lenfant-qui-dessinait-les-chats-p15Le texte est plutôt sympa : clair et concis, sciemment un peu flou le premier soir que le héros passe seul dans le temple abandonné mais relativement nécessaire afin de garder le mystère sur les événements, du moins pour les plus jeunes ; et suffisamment développé pour que le lecteur ressente l’histoire comme complète.
Les dessins sont vraiment sublimes, surtout les décors, un style proche des estampes et j’adore vraiment ça. Par contre, j’ai un peu moins accroché avec les personnages, principalement parce que les traits de leur visage sont quasi-inexistants, ça leur donne une apparence fantomatique et ils font presque peur.

J’ai bien aimé ce conte, il est sympathique et surtout très beau à regarder.