Contes de ma terre – Catherine Lamic

Contes de ma terreTitre:  Contes de ma terre
Auteur:
Catherine Lamic
Éditeur: Tertium
Nombre de pages:
75
Quatrième de couverture:
Contes fantastiques et merveilleux racontent l’histoire d’une terre, où la beauté sauvage du causse, voisine avec la vallée de la Dordogne entaillée par les eaux de la rivière. Cette terre, c’est celle des paysans du Quercy qui l’habitent, qui la font prospérer en travaillant son maigre sol et en élevant des animaux. C’est celle mystérieuse, du Drac, des feux follets et autres malins.

J’ai pu découvrir ce recueil de conte grâce à la Masse Critique Babelio : je remercie donc grandement Babelio ainsi que les éditons Tertium pour leur confiance.

Ce qui m’a attirée, c’est bien sûr le résumé : il m’a convaincue qu’avec ce recueil, je retrouverais une partie de ma jeunesse, et que je voyagerai aux côtés de personnages fabuleux. Cette lecture a été bien au delà de mes espérances. Ça s’est lu bien trop vite à mon goût, c’était frais et surtout dépaysant, sentiment renforcé par les dessins de type bucolique de Marie Bazin.
Ce qui m’a frappée d’un premier abord, c’est la mise en page : la police est relativement grosse, le texte est aéré grâce à des interlignes amples,…

Il contient 14 contes, relativement courts (le plus long fait 7 pages, le plus petit 3). Beaucoup se passent principalement dans la région de Quercy située dans le Massif Central. Les autres semblent être dans le même coin.
Les larmes d’une pierre : L’âme d’un mercenaire est enfermée dans une pierre depuis la guerre de Cent ans, jusqu’à ce qu’une petite fille vienne le réveiller.
J’ai beaucoup aimé ce petit conte, une bonne entrée en la matière, un récit complet qui n’omet pas le passé de l’esprit tout en permettant au lecteur de suivre le cheminement de la fillette.
Frou-Frou, la reine des truffes : Frou-Frou, de peur de finir dans l’assiette des fermiers affamés, fuit sa porcherie jusqu’à ce que la faim la pousse à chercher de la nourriture.
Un petit conte fort sympathique, un personnage attachant de par ses réactions tellement humaines.
Des oies pour richesse : Colline, une jeune paysanne, rencontre une vieille dame qui l’avertit d’un danger et la met à l’épreuve.
J’ai eu peur pour l’héroïne, a-t-elle fait le bon choix en suivant les conseils de la vieille ? J’en ai douté jusqu’au bout.
Le Sang-Dragon : Lorsqu’une dragonne prend sous son aile et élève un enfant humain…
Étant fan des dragons, je ne pouvais qu’adorer ce conte au point de le relire, c’est sûrement mon préféré.
La promesse d’un collier : On suit Lisane, jeune fille vaniteuse ; elle ramasse dans la rivière un collier mais il faut toujours se méfier des apparences et bien davantage des promesses.
Ça m’a fait sourire, surtout la conclusion. J’ai aimé l’ambiance de ce conte.
Mouchette et le déserteur : Jérémie, déserteur en fin de guerre, se cache dans une porcherie jusqu’à ce que le fermier le trouve.
Un conte sympathique qui n’a rien de fantastique et pourrait très bien être tiré d’une histoire vraie, j’ai beaucoup aimé.
Piot le dindon : l’histoire d’un dindon beau mais bête comme ses pieds.
Je n’ai pas trop aimé principalement dû au personnage principal qui est en effet très sot… Par contre, la chute m’a plu.
A la racine du Bonheur : Hilda, une sorcière mise à l’écart en raison de son apparence et surtout de son nez disproportionné, part à la recherche d’un ingrédient qui lui permettrait de modifier ce dérageant appendice. Jusqu’où sa recherche la mènera-t-elle ?
J’ai adoré ce conte, il sonne juste, le personnage d’Hilda est sympathique, attachante en très peu de pages. Quant à la fin, elle est juste géniale.
Le soleil dans la maison : Un fermier trouve un bébé non loin de son champ mais il n’ose l’amener chez lui, sa femme étant acariâtre.
Une histoire simple, une fin un peu prévisible mais ça n’en rend pas moins le récit intéressant.
Le bal des animaux : Différents animaux sont invités à un bal chez un seigneur peu aimé. Ils demandent tous leur chemin à un âne qui les met en garde mais ils n’en ont cure. Quand aucun ne revient, le baudet décide d’aller voir de quoi il retourne.
Un conte divertissant qui m’a fait sourire de par les réponses que les animaux donnent à l’âne après son avertissement.
Poivre et Caramel : Deux chiens chassent les poules. Lorsque sa maîtresse adopte un poussin, les choses se corsent.
Je n’ai pas accroché, c’est sûrement celle que j’aime le moins.

Contes de ma terre p56
Les couleurs d’Agneline : Un agneau s’interroge sur le blanc de sa toison, il décide d’aller rejoindre un arc-en-ciel afin de le traverser et colorer ainsi sa laine ; il s’éloigne imprudemment du troupeau.
Un texte plutôt poétique, une belle histoire que j’ai bien aimée.
La jeune fille et le lutin : Lorsqu’un lutin tombe amoureux d’une humaine, il abandonne son immortalité pour la rejoindre, seulement tout a un prix.
J’ai adoré ce conte, par contre, la fin est dure, c’est sûrement ce qui m’a tellement plu au final.
Le pont des âmes disparues : Un berger est chargé par un riche paysans de retrouver sa fille, enlevé par le Roi des Geais, heureusement, il reçoit une aide attendue.
Un très beau conte, dans la lignée des contes classiques, qui clôt magnifiquement ce recueil. J’ai adoré.

Vous l’aurez compris, c’était une lecture passionnante : le style de l’auteur est très agréable, il faudra que je tente d’autres titres, les histoires sont variées et sympathiques.

Les Voyageurs des Miroirs, tome 1 – Kriss F. Gardaz

Les voyageurs des miroirsTitre:  Les Voyageurs des Miroirs, tome 1
Auteur:
Kriss F. Gardaz
Éditeur: Editions du Préau
Nombre de pages:
349
Quatrième de couverture:
En vacances chez sa grand-mère dans un manoir que l’on dit un peu hanté, Rose Jersey, douze ans et demi, va découvrir une pièce secrète remplie de miroirs de sorcières, miroirs desquels il ne faut surtout pas s’approcher.
Curieuse, attirée par des pleurs semblant provenir d’un splendide miroir bleu, Rose est happée à l’intérieur et disparaît dans un autre monde. Son frère Andy, et Droopy le chat, vont volontairement la rejoindre pensant pouvoir la ramener.
Erreur! Un miroir de sorcières ne s’emprunte que dans un sens…
Dans quels mondes inconnus devront-ils vivre en attendant de trouver une porte de départ?
Les voyageurs des miroirs pourront-ils un jour rentrer chez eux?

Cela fait un bon moment que j’entends grand bien de cette série, c’est la raison qui m’a poussée à me l’acheter. Ce premier tome est resté quelques mois dans ma Pile à Lire, j’avoue que je redoute toujours le côté jeunesse en fantasy mais heureusement, mes craintes n’étaient pas fondées.

Ça se lit très bien et très vite – même si c’est tombée dans une période chargée donc il était difficile de me concentrer et pourtant, malgré cela, j’ai adoré cette lecture.
Les personnages sont sympathiques, ils sont jeunes : Andy a 10 ans, Rose est un peu plus âgée. Leurs réactions sont naturelles, loin d’être immatures sans pour autant être trop réfléchies ou irréalistes, il était donc plaisant de cheminer à leur côté.
J’ai trouvé que tous les personnages, qu’ils soient secondaires ou principaux sont travaillés, l’auteure parvient à les décrire en peu de mots et ça sonne juste.
Ajoutons que les descriptions sont courtes mais très belles, je n’ai eu aucune difficulté à m’imaginer dans les lieux décrits.

L’univers est complet mais également varié : Andy, Rose et leur chat Droopy traversent plusieurs miroirs de sorcières donc plusieurs mondes. Si leur aventure à travers la terre des Trolls est un peu linéaire et tout s’y passe trop bien, la suite chez les fées et les géants est loin de l’être, l’auteure a réussi à de nombreuses reprises à me surprendre tout en restant cohérente dans son récit.

Ah, j’ai failli oublié de parler des créatures qu’on rencontre : elles sont intéressantes et surtout, ne sont pas ce qu’on pense : les Trolls ne sont pas forcément méchants, les licornes pas forcément gentilles, quant aux fées… je vous le laisse découvrir. Du coup, on se demande régulièrement le long du récit si les héros choisissent le bon camp : ça ajoute du suspens et du stress, c’est plaisant.
Au fil des pages, on se pose pas mal de questions et on a réponse à tout, à la fin ou parfois plus tôt. C’est très agréable : en refermant ce roman, on a cette sensation de plénitude que tout est dit. Pour autant, l’auteure parvient quand même à nous donner grandement envie de lire la suite et d’en savoir plus sur les chats d’argent – ça tombe bien, c’est le titre du 2.

J’ai adoré cette lecture, j’aurais préféré avoir du temps pour le savourer à sa juste valeur mais j’ai passé un excellent moment surtout après leur arrivée dans le monde des géants : j’ai dévoré ce passage.
J’ai vraiment hâte de lire la suite mais pour cela, il va falloir que je me le procure.

La licorne qui dépassait les bornes – Joris Chamblain & Lucile Thibaudier

Enola et les animaux extraordinaires 2Titre:  La licorne qui dépassait les bornes
Saga: Enola et les animaux extraordinaires, tome 2
Auteur:
Joris Chamblain
Illustrateur: Lucile Thibaudier
Éditeur:
Editions de la Gouttière
Nombre de pages:
32
Quatrième de couverture:
Caché au coeur d’un Muséum d’Histoire Naturelle se trouve le cabinet d’Enola, une vétérinaire hors du commun. Sa spécialité ? Les animaux des contes et légendes !
Lorsque Sylvia, Piotr et Sven sont confrontés à une licorne agressive qui franchi les limites de leur territoire, ils ne perdent pas une minute pour en informer le village. Mais quand Sylvia apprend que son père, le chef du village, souhaite attaquer les licornes à cause de la rupture de leur pacte, elle ne perd pas une seconde pour demander de l’aide à Enola.
Une nouvelle mission pour la jeune vétérinaire et son chat Maneki !

J’avais bien aimé le premier tome de cette petite BD, je n’ai donc pas hésité à emprunter ce second tome à la médiathèque de ma ville.
Je redoutais un peu que le thème de la licorne ne soit traitée de manière neuneu, finalement, non : les licornes sont loin d’être des créatures très sympathiques d’un premier abord, on ne peut pas leur en vouloir, étant donné qu’elles ont perdu une bonne partie de leur territoire au profit des hommes toujours plus avides de bois magique. Au final, leur réaction est parfaitement compréhensible.

On découvre toujours aussi peu le cabinet de travail d’Enola : elle s’échine à débroussailler la tête d’un géant… bref, pas beaucoup plus et c’est dommage, j’aimerais bien qu’une aventure se passe chez elle histoire d’en savoir un peu plus sur le personnage. Ma préférence va toujours à Maneki, décidément, j’adore son character design, sa gueule est tellement expressive.
J’ai nettement préféré ce second tome au premier, je l’ai trouvé plus sympathique et surtout un peu moins prévisible… même si on se doute que les licornes n’attaquent pas parce que la fille du chef a malencontreusement pénétré leur territoire. La raison est tout autre.

Enola et les animaux extraordinaires 2 p14Une lecture rapide, agréable, des dessins encore plus beaux de par les décors, principalement.
J’ai beaucoup aimé cette BD et ma puce également.

Humphrey Dumbar, le croquemitaine – Emmanuel Civiello

Humphrey Dumbar le croquemitaineTitre: Humphrey Dumbar, le croquemitaine
Auteur: Emmanuel Civiello
Éditeur: Delcourt Jeunesse
Nombre de pages: 32
Quatrième de couverture
: Humphrey Dumbar est croquemitaine. Il tourmente les enfants en se glissant sous leur lit, prêt à les mordiller, à les glacer, à les effrayer ! Il se nourrit avec délectation de leurs cris et pleurs. Mais une nuit, Jimmy, un petit garçon courageux, ose se cacher dans le chaudron d’Humphrey. Au petit matin, il se retrouve propulser dans le monde magique des contes, pour un voyage qui changera le cours de sa vie…

Cette BD fait parti du panier Tremblez mortels ! emprunté à la médiathèque.
En le commençant, je n’avais aucune idée du thème qu’il abordait,si ce n’est que le personnage principal est un croquemitaine comme le suggère le titre. C’est une chance de ne pas avoir lu le résumé, il en dit quand même long sur le déroulement de l’histoire qui, avec 32 pages est quand même courte.

Si au début, Humphrey Dumbar peut paraître mauvais, après tout, il fait peur à tous les enfants sans distinction, on finit par le comprendre, il fait ça pour se nourrir mais pas que… C’est son rôle – une possible réflexion sur les choix et les obligations.
En pénétrant dans son monde, on découvre quelques paysages, son point faible mais surtout sa maison et deux « créatures » qui l’habitent – j’ai beaucoup aimé le character design de la tête de citrouille.
On rencontre également d’autres personnages légendaires comme le Père Noël, la Petite Souris et quelques autres mais autant vous laisser la surprise si vous le lisez. C’est un détail auquel je ne m’attendais pas, et qui m’a vraiment plu.

Humphrey Dumbar, le croquemitaine p13Les dessins sont vraiment beaux, avec un petit côté réaliste que j’aime beaucoup, mais je le déconseille aux plus jeunes : le croquemitaine a quand même une tête qui fait peur et deux ou trois images au début également…

J’ai adoré cette petite BD, elle est jolie, un peu prévisible et intéressante.

Les mascottes se défient #2

Les mascottes se défientCe challenge est une reprise des défis lancé par les blogs Siji & books et Mi-ange Mi-démon.
Le but :
se lancer chaque mois un défi lecture.
Quand ma binômette Psycho-Boook me l’a proposé en avril, je me suis dit que ça pourrait être amusant. Nos emplois du temps respectifs ne nous ont pas permis de le faire en mai, mais on se rattrape en juin.
Pour le mois de juin :

Le défi qu’elle m’a lancé :
Un livre dont le thème est la musique !
(attention : pas forcément dans l’histoire, ça peut être par rapport à la couverture)
Mon choix :
Une Guitare pour deuxDéfi réussi : Une guitare pour deux de Mary Amato

Le défi que je lui ai lancé :
Un livre dont le titre contient le mot feu
ou un terme en rapport (flamme, incendie, braises, etc…)

Vous trouverez les options de Psycho-Book dans son article : ici !