La maison la plus grande du monde – Leo Lionni

La maison la plus grande du monde - Leo LionniTitre: La maison la plus grande du monde
Auteur: Leo Lionni
Éditeur:
L’école des loisirs
Nombre de pages:
40
Résumé:
Quand les petits escargots ont la folie des grandeurs, heureusement qu’il se trouve quelquefois des papas escargots pour remettre les pendules à l’heure. Une maison époustouflante, gigantesque, plus belle qu’un palais, plus grandiose qu’une cathédrale ? Pourquoi pas… mais réfléchis, petit escargot. Avec une maison pareille sur le dos, pourras-tu encore bouger, manger, aller de chou frisé en chou pommelé ? Et pour mieux convaincre son petit, papa raconte une histoire exemplaire…

J’ai lu ce sympathique livre pour enfant à la puce ce soir. Elle l’a emprunté à la bibliothèque cette semaine. Je sais qu’elle aime beaucoup les escargots, donc rien de surprenant à ce que la couverture l’ait poussé à le choisir et je dois dire qu’elle a fait un très bon choix !
J’avais déjà lu et acheté de cet auteur Petit-Bleu et Petit-Jaune et malgré la simplicité de ce petit livre, mon fils avait adoré et j’aimais beaucoup le lui lire. Donc finalement, ça ne m’étonne qu’à moitié qu’il soit si bien.

Pour La maison la plus grande du monde, le texte est simple, pourtant je l’ai trouvé très agréable. Les enfants ont beaucoup apprécié. Il n’y a pas vraiment de moral, j’avoue que je cherche encore le sens de ce livre, peut-être une version  bien différente d’avoir les yeux plus gros que le ventre.
En tout cas, les paroles du papa escargot, le plus sage des escargots, résument parfaitement, et dès les premières pages, l’histoire: « Quelquefois, ce qui est petit vaut mieux que ce qui est grand. » – « Prends garde, ta maison doit rester petite et légère. »
Pour le dessin, j’ai bien apprécié le design des escargots, pas forcément la carapace – elle est jolie mais peut-être trop proche de la réalité à mon goût -, mais j’ai trouvé les corps sympathiques: ces petits points de peinture blanches sur la « chair » sombre des gastéropodes ont bien accroché mon regard; il n’y a qui me dérangent, ils ne sont pas au bon endroit, mais ça, les enfants ne s’en sont à priori pas aperçu, sinon, ils me l’auraient signalé et j’avoue que jusqu’à présent, moi non plus.

La maison plus grande du monde 2

Bref, une histoire simple et sympathique qui marque par un design singulier par certains côtés et relativement traditionnel de l’autre (légumes, coquille, etc…)
Si vous cherchez pour vos enfants une lecture fluide, rapide et agréable, je ne peux que vous conseiller ce livre.

Je ne veux pas dormir – Eliette Abécassis et Delphine Garcia

Astalik - Je ne veux pas dormir - Eliette Abécassis et Delphine GarciaTitre: Je ne veux pas dormir !
Saga: Astalik
Auteur: Eliette Abécassis
Illustration:
Delphine Garcia
Éditeur:
Thomas Jeunesse
Nombre de pages:
40
Quatrième de couverture:
Tous les soirs c’est la même histoire, Astalik ne veut pas dormir… La faim, la soif, la peur du noir, la peur d’être seule, tous les prétextes sont bons pour qu’Astalik, notre adorable petit tyran, sorte de son lit et accapare l’attention de ses parents, jusqu’à épuisement total…
Une comédie burlesque de la vie quotidienne dans laquelle Astalik joue le rôle central que l’on reconnaît souvent chez nos chérubins..

Bon, finalement, en lisant le résumé, je me rends compte que je ne vais plus avoir grand chose à dire sur ce livre pour enfant 🙂
Je l’ai depuis que ma fille est toute petite, on l’a pris au moment où j’avais tant de soucis pour faire dormir mes propres enfants. Que ce soit clair, ça n’a réglé aucun problème et ce livre ne propose pas de solutions lorsque l’on rencontre ce genre de soucis; par contre, on se sent beaucoup moins seul ! Après tout, qui n’a pas été confronté au: « Maman, j’ai soif ! », « Maman, un câlin ! », « Maman, une chanson ! » (bon, pour moi, c’est une histoire, on évite autant que possible les chansons au vue de mon atroce voix et surtout des fausses notes ! Sigh). Et j’en passe des meilleurs. Bref, c’est une bonne compilation de toutes les mauvaises excuses que peuvent nous sortir « nos chérubins »  lorsqu’ils refusent de dormir.

Astalik - je ne veux pas dormir - extrait

Maintenant que ma fille est plus grande, elle a eu envie que je le lui relise. Je pense que le côté mi-livre d’illustration, mi-BD lui plait bien, elle a un peu la sensation d’être une grande comme son frère et de passer un stade. Bon, par contre quand on le lit à un enfant, c’est un peu bordélique pour les plus petits parce qu’ils n’ont pas encore acquis le sens de lecture: de haut en bas et de gauche à droite, ça ne leur parle pas forcément avant le CP. Du coup, c’est un peu moins fluide de le lire en montrant la bulle de dialogue pour qu’ils se repèrent mieux.
Mais ça n’a pas empêché ma puce de bien rigoler et je suis sûre que plus d’une fois, elle s’est reconnue… en fait, à tous les passages où elle riait (Respire, Psylook, c’est fini maintenant… quoique !). De plus, le style de dessin, relativement simple, accroche bien le regard et amplifie davantage le côté burlesque de l’œuvre, n’oblige pas une trop grosse concentration pour les plus jeunes.
Bref, c’est aussi sympathique que drôle, un bon moment (surtout quand tous les soucis de sommeil sont résolus finalement, autrement, c’est juste un peu énervant, te rappelant la triste condition dans laquelle tu te débats 🙂 )

Toute petite histoire d’O – Véronique Deroide, Sylvaine Jenny

Titre: Toute petite histoire d’O
Illustration: Sylvaine Jenny
Auteur, Conteuse: Véronique Deroide
Éditeur: Au Merle Moqueur, Enfance et Musique
Nombre de pages: 35
Quatrième de couverture: Un superbe poème musical et écologique pour célébrer le chant sacré de la nature.
C’est l’histoire ronde d’une goutte de pluie, O, tombée de son nuage, à force de regarder en bas. Commence alors son grand voyage sur terre…
O roule de la prairie au ruisseau, de rencontres, en surprises, elle découvre la vie!
Du ruisseau à la rivière, de la rivière au fleuve tout va trop vite, elle se sent si petite!
Quand elle reconnait au loin une chanson bien douce, la mer…

J’ai eu la chance de découvrir ce livre grâce à l’opération Masse Critique de Babelio que je remercie ainsi que les éditions Au Merle Moqueur, Enfance et Musique sans qui rien n’aurait été possible ^_^
Je n’avais demandé que deux titres, sachant que celui-ci était mon premier choix, mon préféré, ma joie fut donc au comble. Habituellement, je ne prends jamais de livre avec CD parce que j’aime lire les histoires à mes enfants et passer ce moment câlin avec eux, mais ma fille devenant plus grande et souffrant de ne pouvoir lire seule, je m’étais dit que c’était l’occasion d’essayer et de voir si ce ne serait pas le meilleur moyen pour elle de se sentir grande et indépendante en l’écoutant comme bon lui semble sans être tributaire de mon emploi du temps.

Toute petite histoire d'O 26

On l’a donc lu en deux jours.
Le premier jour, j’en ai fait moi-même la lecture pour pouvoir m’approprier les dessins autant que le texte. Ça a juste été un super moment.
Lorsque j’ai ouvert les premières pages pour découvrir le dessin tout doux, tout rond, j’ai été surprise: je m’attendais à ce que les couleurs soient plus pastels, plus claires alors qu’en fait, il y avait pas mal de noir, de gris, de bleu marine, etc… Mais la première surprise passée, j’ai vraiment pu apprécier les dessins à leur juste valeur. Ils semblent tout doux et en même temps un peu rugueux: en voulant les toucher, on s’attendrait presque à sentir le gras des crayons à cire et c’est presque dommage que ce soit si lisse.
Pour le texte, beaucoup de mots sont répétés, de nombreuses sonorités sont semblables et riment ce qui rend le texte chantant (ex.: La Chanson du ruisseau – ruisselet qui ruisselle, etc…). J’ai toujours aimé ce genre de procédé, ça permet de rythmer bon nombre d’histoires. Et là, c’est tellement bien utilisé que ça caresse et, en même temps, ça chatouille l’oreille. Chez moi, ça a provoqué un sourire béat; chez ma fille de 6 ans, un rire heureux, un petit rire grelot. Vous savez, ces rires naturels qui viennent du fond de la gorge et que seuls les bébés arrivent à sortir… Eh bien, je parle de ce rire-là que les enfants en grandissant ne parviennent que rarement à sortir. Donc rien que pour ça, j’ai adoré!

Toute petite histoire d'O 9

Le deuxième jour, on a écouté le CD fourni avec le livre. Et je sors tout juste de l’écoute du CD, vous aurez donc droit à mon avis tout frais!
Le soucis, quand on l’a lu une première fois nous-même, c’est que le ton de la conteuse ne correspond pas forcément au ton qu’on y a mis au début. De plus, les paroles ne sont pas totalement conformes au texte, ce qui a fait tiqué la petiote, moi, un peu moins!
Mais le point vraiment positif, c’est que les dialogues n’en sont que plus vivants, les scènes plus animées.
Les musiques sont aussi douces que les dessins et les deux s’allient à merveille. Par moment, la douceur laisse place à un peu plus de rythme et les paroles et la voix de la conteuse nous ont juste bien fait rire!

Bref, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce livre pour enfant, j’ai passé un agréable moment.
Comment pourrait-il en être autrement lorsqu’en lisant:
« Neieeeiiiige, j’aime bien ce mot
Neeeeiiiige ! Ça caresse quand on le dit ! Neeeeiiiiige ! »
Et que votre fille vous sort: « Ça caresse pas Neige ! » Et qu’en accentuant Neiiigggggggeeee! elle sort: « Ah, si, ça caresse le palais! » :p

L’amoureux – Rébecca Dautremer

L'amoureux - Rébecca Dautremer

Titre: L’amoureux
Illustration: Rébecca Dautremer
Éditeur: Gautier-Languereau
Nombre de pages: 32
Résumé: Salomé ne sait pas quoi penser : alors qu’à la récré, Ernest fait toujours tout pour l’embêter, sa maman lui dit que c’est peut-être parce qu’il est amoureux d’elle ! Mais ça veut dire quoi, amoureux ? Tous ses copains viennent à son secours et lui donnent leurs définitions d’un amoureux…

J’aime beaucoup cet album et ça m’étonne moi-même parce que je ne suis pas une grande fan de rose et là, pour le coup, c’est quand même la couleur dominante avec plein de nuances de rouge quand même. Mais étrangement, je l’ai toujours trouvé super beau. Les teintes utilisées sont chaleureuses, les dessins et surtout les personnages sont travaillés.
Pour l’histoire, j’avoue qu’elle m’éclate: parfois, j’ai beaucoup rigolé et d’autres fois seulement souri! Le thème tourne autour du mot « l’amoureux » et de la définition que les enfants peuvent en avoir. Certaines choses tombent justes, d’autres pas du tout, mais c’est normal puisque ce sont ces petits-d’hommes qui font un tour d’horizon sur ce qu’ils savent des amoureux. Ils s’interrogent sur des expressions comme « tomber amoureux » ou sur le coup de foudre (coude-foudre pour le coup) et le sens très terre à terre que cela peut prendre aux yeux des tout petits.

L'amoureux 1

Si l’histoire est sympathique, ce qui rend également l’ensemble charmant, c’est à n’en pas douter la typographie. Dès qu’on rentre un peu plus dans le sujet, les planches se divisent en deux parties: sur la première, celle de gauche, on a un ensemble d’affirmations ou d’interrogations que se posent les enfants sur le vrai du faux et sur la seconde, on a droit à la réflexion de Salomé dont les mots s’envolent sur la planche comme on imaginerait des pensées le faire

En tout cas, j’ai vraiment beaucoup aimé. D’autant qu’en plus, ça a été l’occasion d’aborder le sujet avec mes enfants: il est vrai que je les embêtais souvent en leur demandant s’ils avaient des amoureux et amoureuses mais ça n’allait jamais plus loin. Là, on est rentré un peu plus dans le vif du sujet tel que: faut-il être nu pour être amoureux ? Réponse évidente: Non ! J’en ai profité pour lancer à la puce la question qui habituellement la fait rager et qui là, l’a rendu toute rouge: « As-tu un amoureux ? ». Ça a été aussi l’occasion rêvée pour les confidences: « tu sais maman, à l’école, il est arrivé un truc ! »; étonnant de la part de mon garçon qui ne me dit jamais rien et garde toujours tout pour lui. 😀

L'amoureux 2

Peter Pan – Mellie Theïs

Peter Pan - Mellie Theïs

Titre: Peter Pan
Illustration: Mellie Theïs
Éditeur: AUZOU
Nombre de pages: 32
Résumé: Wendy, John et Michael vivent heureux avec leurs parents, M. et Mme Darling.
Chaque nuit, ils s’envolent en rêve pour le pays de l’Imaginaire. Sur cette île merveilleuse peuplée de pirates, d’Indiens et de sirènes, vit un enfant du nom de Peter Pan. Malicieux et intrépide, il est aussi le capitaine des garçons perdus.
Mais surtout il a décidé de ne plus jamais grandir pour pouvoir s’amuser sans répit.

Peter Pan 1Bon, et bien puisque je suis lancée dans les articles tournant autour de Peter Pan, je ne pouvais pas laisser passer ce livre d’illustration. Après cet article, je devrais avoir pratiquement fait le tour des différents supports papiers que je possède.
J’avais complétement oublié que j’avais ce livre pour enfants. Je l’ai acheté parce que j’aimais beaucoup les dessins: le design des personnages est vraiment très sympathique, les couleurs sont chaudes et tirent principalement vers l’émeraude – et moi qui adore le vert.
Mais étrangement, je ne l’ai pas lu très souvent à mes enfants, ce qui est étonnant puisque les illustrations qu’il contient me plaisent toujours ! Lorsque je lai ressorti, avant-hier, ma fille l’a regardé à plusieurs reprises et m’a régulièrement demandé de le lui lire. Je n’ai pu le faire qu’hier à midi. Et je pense qu’elle a vraiment bien apprécié puisqu’elle l’a emmené à l’école pour le faire découvrir aux copains et copines. ^_^

Peter Pan 2Maintenant, je comprend mieux pourquoi je l’ai oublié dans un coin: je n’ai pas apprécié les textes.
Au début, l’histoire semble décousue, et on n’a pas l’impression que les pages se suivent vraiment: elles pourraient très bien être indépendantes les unes des autres, ça ne poserait aucun problème. Par la suite, ça s’améliore grandement.
Ce qui m’a également bloqué, c’est que ne connaissant pas l’histoire originelle de Peter Pan, certains moments me dérangeaient: pas suffisamment développés, pas illustrés alors que ça aurait pu plaire davantage aux enfants, et surtout l’impression que certains événements ont été inventés (mais pour ce coup-là, c’est de ma faute, mon ignorance m’a induit en erreur, m’a empêché de l’apprécier). Mais je ne suis pas la seule dans ce cas, au fil de l’histoire, mon fils m’a dit à deux reprises que c’était n’importe quoi et que ce n’était pas comme ça dans le dessin-animé! Oui, c’est vrai, c’est la raison pour laquelle je l’ai poussé une fois de plus à découvrir le vrai livre de Peter Pan.

Alors on pourrait chipoter, on pourrait finalement reprocher le manque d’originalité de l’histoire, mais non, après tout, il ne faut pas oublier que le nom de la collection est: Les grands classiques pour les petits. Alors il est normal que l’histoire soit plus que conforme à l’orignal.
En conclusion, je pense que c’est une collection à lire aux enfants de fin maternelle-début primaire, vous savez, ceux qui aimerait lire comme des grands mais ne peuvent pas encore. C’est un bon moyen pour qu’ils puissent découvrir les histoires classiques comme leurs grands frères ou soeurs.

Peter Pan 3