Le dernier bal des sorcières – Erin Ardfeel

Titre: Le dernier bal des sorcières
Auteur: Erin Ardfeel
Éditeur: Oskar
Nombre de pages: 90
Quatrième de couverture: Quoi de plus naturel que de vouloir aller à l’école avec des enfants de son âge ? Mais c’est impossible quand on s’appelle Falbala et qu’on est la fille d’une très méchante sorcière.
Les enfants doivent-ils se résigner à un destin écrit par avance, ou pourrait-on d’un coup de baguette magique tout changer ? Falbala, qui ne connaît pas la méchanceté, va vouloir découvrir une autre vie, loin des sorts maléfiques et des chaudrons malodorants auxquels elle est condamnée. Mais attention : même une gentille sorcière, il ne faut pas trop l’énerver…

C’est un livre que j’ai emprunté à la médiathèque. Je comptais le lire bien plus tôt, début du mois pour rester dans l’ambiance d’Halloween, mais mon emploi du temps a été tellement chargé que je n’ai pas réussi à l’ouvrir avant.

On découvre Falbala, une petite sorcière, qui rêve d’aller à l’école des zumains. Sa mère, Karaboss d’Aime-Hâte, la pousse à suivre ses traces et à jouer des méchants tours aux créatures les plus innocentes, les enfants zumains en priorité. Mais la fillette n’en fait qu’à sa tête, elle lui ment et va en secret à l’école. Pour se faire accepter des autres, elle lance des sortilèges discrets.
N’en connaissant pas des masses, elle se met à en étudier de nouveaux, au grand plaisir de Karaboss qui se persuade que sa fille va enfin devenir méchante.

Ça a été une lecture ultra rapide : en deux petites heures, c’était fini.
L’histoire est un peu courte mais sympathique. Cependant, je ne suis pas certaine d’accrocher à l’idée que, pour se faire accepter du groupe des Superzamies, Falbala fait fi de toutes les règles qui imposent le secret sur l’existence des sorcières et lance des sorts qui mettent à mal sa maîtresse Mme Lafourchue.
Malgré tout, j’ai réussi à m’attacher à la pauvre Falbala : mal aimée par sa mère, détesté par le chat Chatanach… Sa vie au quotidien fait que j’ai eu de la peine pour cette fillette, certains passages m’ont serré le cœur tellement ses attentes vis-à-vis de sa mère sont loin de ce qu’elle est capable d’exprimer.

J’ai bien aimé cette lecture. Elle était rapide, fluide et plaisante : tout ce dont j’avais besoin en ce moment.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Histoire de la magie (4ème année) : Chasse aux sorcières – Un livre qui traite de sorcellerie – 80 points (semaine double du 12 au 18 novembre)

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Ensorcelant

Balai Pattes : Histoire de sorcière d’hier et d’aujourd’hui.

Le lutin des chiffres – Chiara Carrer

Titre: Le lutin des chiffres
Auteur: Chiara Carrer
Éditeur: La Joie de Lire
Nombre de pages: 44
Quatrième de couverture: Les chiffres ont le pouvoir de se cacher dans les images sous des formes inattendues, c’est bien connu ! Mais le lutin malicieux sait comment les repérer. Un livre pour apprendre à compter de manière ludique avec les drôles d’animaux et d’engins dessinés avec fantaisie par Chiara Carrer. Une invitation à la lecture et au comptage en boucle où jeu et exercice s’emmêlent…

En ce qui concerne cet album, je ne l’ai pas choisi selon les critères du thème du mois : les monstres, comme ce fut le cas des chroniques précédentes… j’ai bien essayé de placer le lutin au milieu des monstres en le reliant aux farfadets, aux korrigans, mais ça coïncidait davantage à la St Patrick, au printemps, à l’arc-en-ciel… à la bière ?
À la limite, on peut dire que les chiffres transfigurés qui peuplent ce livre font un peu peur parfois… je vous laisse vous faire votre propre idée avec l’image ci-dessous.

Image trouvée sur le site de l’éditeur : https://www.lajoiedelire.ch/livre/le-lutin-des-chiffres/

Le lutin sort d’un tube qui pourrait facilement être un zéro et on l’accompagne dans sa tournée de chiffres qui sont tous remaniés pour ressembler à quelque chose de connu dans notre monde.

J’ai choisi cet album parce que ça me permet d’apprendre aux enfants à compter. C’est une lecture qu’on fait régulièrement parce que les loulous l’aiment beaucoup. Dès la page de garde, ils désignent le six en criant en chœur « escargot ! ». Et au fil des pages, ils participent à la lecture en nommant certains des numéros par leur représentation : les canards, le bateau, etc. Ça rend cet album beaucoup plus animé. Sans compter qu’ils terminent le décompte si je m’arrête en chemin.

C’est une lecture plaisante à laquelle les enfants ont tout de suite accroché et à la fin, ils répondent systématiquement positivement à l’invitation d’y retourner. Donc on ne finit jamais par cet album, et je relance chaque fois sur une nouvelle lecture.

D’un côté… et de l’autre – Gwendoline Raisson & Ella Charbon

Titre: D’un côté… et de l’autre
Textes: Gwendoline Raisson
Illustrations: Ella Charbon
Éditeur: L’école des loisirs
Nombre de pages: 38
Quatrième de couverture: Il est énervant ce grand mur qui empêche de voir de l’autre côté. Oh un trou! On a tout de suite envie de regarder à travers… Quand on retourne le livre, il y a encore ce mur. Et, de ce côté-là, il y a deux ours qui se demandent ce qu’il y a de l’autre côté.

C’est également un livre emprunté à la médiathèque pour le mois d’octobre sur le thème des monstres… là encore, on peut se poser la question du rapport entre l‘ours sur la couverture et les monstres.
Pour y répondre, il faut lire l’histoire.

Les personnages sont séparés par un mur, d’un côté l’ours est seul et de l’autre il y a deux ours… à moins que ce ne soit l’inverse 😉
Dans la partie avec les deux animaux, les deux amis s’interrogent sur le monstre qui se cache derrière le mur. Voilà la raison de mon choix et grand bien m’a pris !

Le livre se lit dans les deux sens et peu importe de quel côté on commence. On découvre une première partie dans un sens et arrivé au milieu, les deux récits se rejoignent ; on passe alors à la seconde partie en retournant l’album et on s’aperçoit que chaque nouvelle planche correspond à celles lues précédemment grâce à des détails plus ou moins subtils.
Je ne sais pas si c’est très clair… sinon, il ne vous reste plus qu’à vous y essayer vous-même ^_^

En tout cas, les enfants adorent quand je leur lis cet album et j’aime beaucoup quand ils me montrent le ballon bleu ou qu’ils terminent les phrases que j’interromps sciemment.
J’apprécie le principe du livre qui se lit dans les deux sens pour découvrir ce qui se passe de l’autre côté du mur et cela plaît beaucoup aux enfants aussi : une histoire qui ne se finit jamais et qui peut être lu à l’infini juste en le retournant.

Le chat – Céline Lamour-Crochet

Titre: Le chat
Auteur: Céline Lamour-Crochet
Éditeur: Mouck
Nombre de pages: 30
Quatrième de couverture: Avec les quatre lettres du mot chat on fait un calligramme.
On fait aussi d’autres dessins qui racontent une histoire amusante de chien, de souris, de poisson et de chatons polissons.

Ce mois-ci, comme pour septembre, j’ai emprunté des livres à la médiathèque dans le cadre de mon travail. Étant donné qu’octobre finissait par Halloween, j’ai trouvé judicieux de le placer sous le signe des monstres.
Vous me direz que vous ne voyez pas le rapport entre l’album le chat et les monstres, pourtant en voyant la couverture, mon cheminement peut sembler évident… ou presque : monstres – Halloween – sorcière – chat noir… non ?
Bon, on est loin du familier des sorcières.

L’histoire nous présente les activités d’un chat domestique qui sort quand le besoin s’en fait sentir.
Le gros point fort de cet album, c’est que le félin est dessiné grâce aux lettres utilisées pour écrire le mot CHAT. C’est également le cas pour les objets ou les autres animaux apparaissant dans l’album : laine, souris, etc.
Ces calligrammes ont fasciné les plus grands, ils se sont attardés sur toutes les illustrations et ont trouvé ça génial.
Quant aux tout-petits, ça ne leur a pas parlé, n’empêche qu’ils ont adoré écouter chaque jour cette histoire. Les positions des calligrammes sont suffisamment expressifs pour qu’ils prennent du plaisir à ne serait-ce que feuilleter les pages cartonnées. Les textes sont simples et j’ai pu sans problème ajouter des petits bruits et des gestes qu’ils ont pu imiter.

Bref, on a adoré cette histoire au point de la choisir comme lecture quotidienne.

L’île des monstres – Tuutikki Tolonen

Titre: L’île des monstres
Saga: Le monstre nounou, tome 2
Auteur: Tuutikki Tolonen
Éditeur: R – Jeunesse
Nombre de pages:315
Quatrième de couverture: La petite Mimi a suivi Grah, son ami monstre, dans son monde souterrain. Mais elle a perdu sa trace et la robe de chambre magique ne lui parle plus… Pendant ce temps, Koby et Halley, restés à la surface, cherchent à tout prix le moyen de retrouver leur sœur.
Nos trois héros ne sont pas au bout de leurs surprises : de nombreuses créatures étranges se cachent au centre de la Terre, et toutes ne sont pas aussi gentilles que Grah !
Le deuxième tome d’une série venue de Finlande qui va réchauffer les cœurs, dans la lignée du Monstre poilu et de Roald Dahl.

C’est la suite du monstre nounou. Comme il était disponible à ma médiathèque, je n’ai pas attendu avant de l’emprunter.
Il est dans la lignée du premier, la grosse différence est que cette fois, l’héroïne principale est Mimi.

Rappelons que la fillette de six ans avait suivi les monstres sur les conseils de sa robe de chambre bleue et avait rencontré le gardien. Ce dernier la guide tout au long de l’aventure, à travers des couloirs mais aussi lorsqu’ils se perdent dans les Abîmes.
On a malgré tout encore des nouvelles de Halley et Koby puisque la fillette de 11 ans part à la recherche de sa sœur tandis que le garçon de 9 ans fait des tests avec sa propre robe de chambre rouge.

Une lecture qui reste très gentillette. Je m’attendais à ce que les Abîmes rendent ce roman un brin effrayant ou simplement stressant ce qui aurait rythmé un peu plus la narration. Malheureusement, ce n’était pas le cas. C’était même assez plat comme lecture.
J’ai eu un vague regain d’intérêt quand les héros arrivent enfin sur l’île des monstres, mais on ne voit rien de la maison de Grah… à moins que je ne m’en souvienne déjà plus tellement le passage était court et la description dépouillée. Sur la fin, on découvre également le système de fonctionnement du monde dans lequel vivent les monstres et j’ai bien aimé cette partie, même si c’était trop court.

L’auteur nous offre également des réponses à certaines questions qu’on se posait dans le premier tome, notamment sur l’expérience qui a conduit les monstres chez les enfants… je les ai trouvés un peu tirées par les cheveux. Quant aux autres explications, elle n’étaient pas plus probantes à mes yeux – j’ai relu certains passages plusieurs fois pour être sûre de ne pas avoir loupé un détail crucial aux raisons données, en vain.
Bref, c’est une lecture qui s’est laissée lire, sans plus.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Défense contre les forces du mal : Pitiponk (1ère année) – Un livre où le héros est un enfant (<13 ans) – 10 points