Les dauphins aussi ont le mal du pays ! – Tanya Stewner & Anne Montel

les-secrets-de-zoe-tome-3-les-dauphinsTitre: Les dauphins aussi ont le mal du pays !
Saga: Les secrets de Zoé, tome 3
Auteure: Tanya Stewner
Illustrations: Anne Montel
Éditeur:
Bayard Jeunesse
Nombre de pages: 191
Quatrième de couverture:
Zoé peut parler aux animaux et, d’une simple caresse, redonner vie aux plantes. Cette année, elle part en vacances avec sa famille au bord de la mer du Nord. Esahi, son meilleur ami, les accompagne. Dans la pension tenue par la fantasque Génova, ils font la connaissance de Féline, une petite fille mélancolique en fauteuil roulant à qui ils vont s’efforcer de redonner le sourire.
Par ailleurs, Zoé rencontre une famille de dauphins et comprend vite qu’ils sont en danger : ils ont fui l’Atlantique à cause des engins à moteur mais, ici, l’hiver s’annonce très rude !
Une jolie leçon de générosité et de persévérance.

N’ayant pas lu le résumé avant de lire ce troisième tome – inutile, ma fille et moi connaissons et adorons la série -, je redoutais un peu une répétition de l’histoire : jusqu’à présent, Zoé travaillait dans un zoo, et elle utilisait principalement ses dons dans ce contexte ; elle luttait comme elle pouvait contre Trina et sa frangine. Quelle n’a donc pas été ma surprise de découvrir que sa famille et elle partaient en vacances, accompagnés d’Esahi, de la snob et pourtant si amusante chatte, Mme de Richard, et du fidèle chien Bonsai ?

Dans les tomes précédents, on avait déjà découvert un peu le père de Zoé qu’on savait sympathique, très vaguement la grand-mère Simone qui est plutôt drôle et tout aussi peu la mère, Régine, qu’on devinait déjà bien peu agréable mais j’étais loin de me douter que c’en était à ce point. J’avoue qu’elle est vraiment atroce : elle ne s’occupe quasiment pas de sa famille, elle passe son temps à s’énerver pour un rien, elle travaille constamment délaissant ses proches et surtout, elle ne comprend pas les dons de sa fille et n’essaie même pas.
De nouveaux personnages font leur apparition : l’extravagante Génova (tout le contraire de Régine) qui en fait beaucoup trop dans le simple but de rendre le sourire à sa fille paraplégique, Féline. L’une comme l’autre passent bien.

les-secrets-de-zoe-tome-3-p60La famille de dauphins est plutôt sympathique, surtout les plus jeunes, Fitz et Zapp – ils sont attachants : le premier joue son fanfaron se prenant pour un Super-Dauphin, il m’a bien fait rire quant à sa sœur, elle a davantage les pieds sur terre ce qui la rend tout aussi touchante.

J’ai autant adoré ce troisième tome que les précédents.
Par contre, je suis particulièrement triste parce qu’il est paru en janvier 2014 et la suite n’a pas été éditée… je ne pense pas qu’elle le sera et c’est vraiment dommage, c’est une saga qui peut beaucoup apporter aux enfants : notamment à accepter leur propre différence mais également celle des autres.

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4ème année : Dragées surprise – un livre dont vous n’avez pas lu le résumé – 20 points

Le fauteur de troubles – Marie Potvin

zoelie-lallumette-tome-2Titre: Le fauteur de troubles
Saga: Zoélie l’allumette, tome 2
Auteure: Marie Potvin
Éditeur: Kennes
Nombre de pages: 289
Quatrième de couverture: Mon ami s’appelle Cléopold Lalonde.
Il est extraordinaire… et c’est peu dire ! Il prend soin de moi et me protège, mais me cause aussi bien du souci ! Maintenant libre, il doit apprendre à vivre dans un monde qu’il ne connaît pas.
Quand le vilain Baptiste, celui qui me surnomme l’allumette, me lance un appel en détresse, j’hésite. Puis-je lui faire confiance ? Mais la menace qui effraie Baptiste est bien réelle… Et Cléo est peut-être le seul à pouvoir intervenir !

Ma fille et moi avions bien aimé le premier tome de Zoélie, et je lui avais promis de lui prendre la suite. J’ai eu un petit retard de deux mois, mais le voici.
Le texte est toujours aussi gros ce qui est un avantage pour les enfants qui ont du mal à lire ou qui se laisse décourager facilement lorsque c’est écrit trop petit, comme c’est la cas pour ma puce. Du coup, cette fois, elle l’a lu toute seule et elle a tout autant aimé.

Ça fait déjà quatre bons mois que j’ai lu le premier, je me rappelais le principal de l’histoire : qui est Zoélie ? Qui la harcèle et pourquoi ? Qui est Cléopold ? Par contre, j’ai eu nettement plus de mal à remettre Ange et les indices nous remémorant qui elle est arrivent un peu tard – bon, son nom en dit long, néanmoins, c’est un personnage qui ne m’a pas marquée plus que cela.
Dans ce tome, les héros prennent de l’assurance et cela ne leur réussit pas toujours :
– Zoélie tient tête aux tyrans qui l’embêtaient et se montre moins peureuse mais à côté de ça, elle pleure bien plus souvent ce qui est par moment énervant, je n’ai pas le souvenir que c’était le cas dans le premier.
– Cléopold parvient à sortir du cimetière, ce qui n’est pas outre mesure une surprise, il est très possessif envers sa nouvelle amie et n’est pas toujours très gentil avec le méchant Baptiste.
– Baptiste de son côté, change de comportement envers sa camarade maigrichonne mais est-ce sincère ?

L’histoire est simple mais efficace, tout aussi sympathique que le premier avec le côté surprise en moins.
Ça a été une bonne lecture.

Maisie Hitchins, tome 3 : L’affaire du manoir hanté – Holly Webb & Marion Lindsay

maisie-hitchins-tome-3-l-affaire-du-manoir-hanteTitre: L’affaire du manoir hanté
Saga: Maisie Hitchins, tome 3
Auteur: Holly Webb
Illustrations: Marion Lindsay
Éditeur:
Castor Poche
Nombre de pages: 154
Quatrième de couverture: Maisie Hitchins et son amie Alice Lacey vont passer quelques jours à la campagne. Mais le manoir que M. Lacey a loué est hanté ! Des bruits bizarres et des cris perçants se font entendre la nuit, et la silhouette d’un chat rôde dans les couloirs… Maisie ne croit pas aux fantômes. Avec l’aide d’Alice et de son fidèle chien Eddie, elle décide de mener l’enquête.

Cela faisait un moment que ma fille et moi devions lire ce troisième volet de Maisie Hitchins. On avait hâte de découvrir cette nouvelle affaire mais avec les grandes vacances, nous avons été incapables de trouver le temps de l’ouvrir.
Et une fois de plus, c’était tellement sympa comme série qu’il ne nous a fallu que trois soirées pour le dévorer.

Pour une fois, on voit beaucoup plus Alice. Jusqu’à présent, elle n’était que l’interlocutrice de Maisie, celle qui écoutait ses aventures, qui parfois lui donnait des conseils ou qui lui permettait tout simplement de penser à haute voix et de trouver des solutions quand elle bloquait. Dans ce roman, notre jeune héroïne détective est invitée et passe tout son temps avec son amie. Ainsi, cette dernière passe du statut de confidente à celui d’assistante au même titre qu’Eddy.maisie-hitchins-tome-3-p103
Ainsi, nous découvrons davantage la fille Lacey et vivons en direct la relation qu’elle entretient avec sa gouvernante, l’horrible Mlle Sidebotham. Cette dernière est tout aussi désagréable que le laissaient sous-entendre les tomes précédents, voire même plus par moment ; elle est particulièrement méprisante surtout avec Maisie et ce que je trouve encore pire, elle est fainéante et ne s’occupe nullement des fillettes lorsque les domestiques fuient le manoir hanté.
Alice est douce et gentille. Par contre, elle est excessivement naïve – ma fille a levé un nombre de fois incalculable les yeux au ciel toutes les fois ou la demoiselle émettait son opinion sur la présence de fantômes. Heureusement, Maisie n’a pas lâché l’affaire et a trouvé à des explications toutes pragmatiques à chaque mystère.

Décidément, c’est une série que j’adore : elle est fraîche principalement dû à des personnages entiers et attachants.
L’atmosphère victorienne imprègne toujours admirablement le récit et ce, en très peu de mots, je trouve ça merveilleux de la part de l’auteure.
Ma puce et moi avons hâte de découvrir le quatrième tome qui est dans sa bibliothèque.

L’erreur de l’Epouvanteur – Joseph Delaney

L'erreur de l'épouvanteurTitre: L’erreur de l’Epouvanteur
Saga: L’épouvanteur, tome 5
Auteur: Joseph Delaney
Éditeur: Bayard Jeunesse
Nombre de pages: 393
Résumé:
Plus que jamais, l’obscur menace le Comté. John Gregory envoie Tom dans le nord, pour qu’il poursuive sa formation auprès d’un autre épouvanteur, Bill Arkwright. Ce dernier habite un moulin hanté, non loin de dangereux marécages, et il se montre un maître implacable. Tom a du mal à supporter ses méthodes ! Or, le Malin charge sa propre fille, une puissante sorcière d’eau, d’anéantir Tom. C’est alors que Bill Arkwright commet une erreur, et le garçon se retrouve seul pour affronter sa redoutable adversaire.

J’avais hâte de retrouver Tom Ward et son maître, John Gregory, et même si on voit nettement moins l’épouvanteur dans un premier temps, je n’ai pas été déçue par cette lecture, bien au contraire.

Comme annoncé dans le résumé, afin de parfaire son entraînement, Tom est envoyé chez Bill Arkwright, ancien apprenti de Gregory, devenu lui-même épouvanteur et qui sévit au nord de Caster.
Le bon côté, c’est qu’on découvre cette contrée recouverte de marais, de marécages et de lacs… bref, en grande partie d’eau.
Quant aux créatures de l’obscur qui peuplent la région, elles sont également différentes de celles rencontrées jusqu’à présent. Les héros se retrouvent à affronter des Skelts et des Sorcières d’eau : leur façon de faire est bien différente des procédés employés par les gobelins ou les sorcières ordinaires, mais sont tout aussi dangereux… N’empêche, ce sont de belles saloperies !

Les manières d’Arkwright sont également bien différentes de celles de Grégory. Déjà, il se montre plus cruel que son ancien maître épouvanteur envers ses adversaires – personnellement, je ne désapprouve pas le fait qu’il préfère se débarrasser de ses ennemies plutôt que de les emprisonner, cela règle les problèmes et évite qu’elles ne reviennent. Par contre, j’aime nettement moins la manière dont il traite ses apprentis, et ne parlons pas de son penchant pour la bouteille, même si c’est compréhensible vu son passé et son rapport avec sa demeure.
Néanmoins, j’ai beaucoup aimé le fait qu’il soit accompagné dans ses chasses par Croc et surtout Griffes à qui je me suis grandement attachée.

Ce tome est la suite quasi-directe du 4ème : on retrouve le Malin mais également d’autres ennemis de Tom.
L’auteur a réussi à me surprendre sur certaines révélations, mais pas toutes (la dernière, par exemple, m’a fait sourire, elle était presque prévisible).

J’ai adoré cette lecture, l’histoire est aussi intense qu’habituellement.
Le temps m’a manqué pour avancer dans ma lecture comme je l’aurais souhaité, pourtant, il était difficile de m’interrompre même pour dormir…

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1ère année : Felix Felicis – un livre que tu es sûre d’aimer – 5 points

Le Petit Chaperon Noir – Corinne Binois & Déborah Mocellin

Le petit chaperon noirTitre: Le Petit Chaperon Noir
Auteure: Corinne Binois
Illustrations: Déborah Mocellin
Éditeur: Lire c’est partir
Nombre de pages: 32
Quatrième de couverture: L’histoire d’une petite fille très vilaine, qui terrorise sa famille et le loup, mais sa grand-mère et l’animal prendront leur revanche en ignorant sa méchanceté.
Une nouvelle parodie contemporaine du petit Chaperon rouge.

La petite fille que je garde a amené des livres pour un temps calme en remplacement de la sieste. Celui-ci en faisait partie.
La couverture m’a bien plu, même si le character design du personnage éponyme me faisait un peu penser à du Simpson – à se demander si cela convenait pour une enfant de maternelle. Finalement, ça va, malgré le fait que le petit chaperon noir est plutôt déplaisante comme fillette.
Cela passe également si on exclut le fait qu’un certain nombre de termes décrivant sa façon d’être m’ont un peu dérangée, mots utilisés par le narrateur ce qui les rend d’autant plus irrévocable. Je m’explique : des mots comme « méchante » ou « épouvantable » – le second passe encore puisqu’elle fait peur au loup, on peut donc admettre qu’elle est aussi épouvantable qu’effrayante -, parce qu’ils ont un côté irréversible genre « je suis ainsi donc je ne peux rien y changer », surtout lorsqu’on désigne la personne en elle-même plutôt que son caractère ; par contre, ça ne m’a pas gêné lorsque la grand-mère et le loup se plaignait des méchancetés, ça sonnait plus comme une constatation subjective dont tous deux souffraient et l’expression « affreuse gamine » m’a fait sourire.
Mais ne minimisons quand même pas, avouons qu’elle n’est malgré tout pas très gentille ce petit chaperon noir, traitant le loup de « vieille crotte de nez« , lui lançant des fléchettes dans les fesses et j’en passe. Le pauvre !

le petit chaperon noir - la grand mère et le loupJ’ai bien accroché au character design des personnages que ce soit du loup, de la Grand-Mère ou même du chaperon rouge, les couleurs sont vives pour certaines et se marrient bien avec les teintes plus sombres ; dans tous les cas, elles sont chaleureuses.

J’ai bien aimé cette lecture, c’était amusant, rafraîchissant et même parfois surprenant. J’ai passé un bon moment. C’est un conte revisité sympathique, une version un peu différente de l’expression « on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre » puisque ce n’est pas en répondant à la violence par la violence qu’on parvient à changer quelqu’un.