Les cerisiers fleurissent malgré tout – Keiko Ichiguchi

Titre: Les cerisiers fleurissent malgré tout
Auteur: Keiko Ichiguchi
Éditeur: Kana
Nombre de pages: 127
Quatrième de couverture: Japon, 11 Mars 2011, un tremblement de terre, un tsunami, Fukushima.
Est-il possible de faire des projets après cela ?
Quand une promesse devient un hommage.

En commençant ce manga, je ne m’attendais à rien : je n’avais pas lu de résumé, aucune chronique ; je n’avais que la couverture pour me faire une idée du thème et ça semblait empli de nostalgie. J’espérais que ce soit poétique, et ça l’est en grande partie.
Du coup, vierge de toute information, j’étais loin de m’imaginer que cela traitait de mars 2011 ; situation catastrophique pour les terriens en général et bien plus pour les habitants du Japon… mais qu’en est-il des japonais « exilés » ? Ce manga nous rappelle que pour ceux qui vivaient à l’étranger et qui ont vécu ce drame de loin, cette inquiétude et cette angoisse est  toute aussi douloureuse pour eux que ceux restés au pays.

On suit Itsuko enfant qui vit avec une terrible maladie souvent mortelle. C’est une battante mais est mise à l’écart de nombreuses activités, notamment sportives – et quand on sait l’importance que cela revête au Japon, on imagine aisément sa situation d’exclue. Jusqu’au jour où une nouvelle maîtresse géniale l’intègre à la classe de façon différente. Pourtant, l’ombre de la mort plane sur elle. Une fois grande, la faucheuse semble loin, elle est mariée à Angelo et tous deux vivent en Italie. Puis un matin, elle reçoit un appel la prévenant du drame. A partir de là, ne pouvant contacter aucun de ses proches restés au Japon, elle fait ce que beaucoup ont fait lors de cette catastrophe (enfin, c’est ce que j’ai fait pendant des jours) : elle ingurgite des heures de nouvelles télévisée, cherche désespérément des informations sur internet, etc.
La mangaka a vécu cette situation, cela se sent vachement : son angoisse est palpable. Il y a certains passages très forts émotionnellement parlant, notamment dans la colère puis l’abattement qu’exprime l’héroïne envahie par des informations fausses, cachées puis révélées au grand jour et tout ce que cela implique – notamment un sentiment de trahison -, des articles portant sur la vie quotidienne de ce que subissent les siens.

Pour les dessins, j’ai eu dans un premier temps du mal à m’y faire, ça fait très vieux. Pourtant, au bout d’un moment, tu ne les vois plus. Tu te concentres juste sur l’histoire et sur le message qu’il fait passer :

« … le bonheur glisse de nos mains si facilement et […] la beauté se fane en un instant… Tout ce que nous avons peut disparaître, comme si ça n’avait jamais existé. Nous sommes si désespérément éphémères…
Pourtant les saisons reviennent et les arbres fleurissent à nouveau.« 

Autant vous dire que ce manga m’a fait verser quelques larmes : il est si beau. Bref, c’est un coup de cœur.

Akira, tome 02 : Cycle Wars – Katsushiro Otomo

Titre: Cycle Wars
Saga: Akira, tome 02
Auteur: Katsushiro Otomo
Éditeur: Glénat
Nombre de pages: 181
Quatrième de couverture2030. Néo-Tokyo est devenue une gigantesque poubelle high-tech. Tetsuo, Kaneda et leur bande de jeunes du centre d’insertion et d’apprentissage professionnel foncent dans la nuit sur des motos volées, sans autre but que de repousser toujours plus loin les limites du speed. Quand ils croisent un drôle de petit garçon au visage de vieillard, leur premier réflexe est de l’agresser mais cette créature perdue possède un étrange moyen de défense… Ils viennent de faire connaissance avec le nº26 et de franchir, sans s’en rendre compte, la première étape d’un processus irréversible : le réveil d’Akira…

Décidément, s’il y a bien une série dont je raffole, c’est celle-ci. C’est sûr que le fait d’être associée à tant de bons souvenirs y est pour beaucoup, mais même sans cela, elle envoie du pâté !

Pour moi, le gros point fort de ce manga est que le mangaka, Katsuhiro Otomo, réussit sans peine à rendre les scènes vivantes, à transmettre des émotions fortes grâce à des changements de plans.
Alors moins dans les premières pages de ce second tome, principalement parce qu’on a quand même droit à pas mal de parlotte du côté du Colonel et que ça stagne aussi chez Kaneda et Kay. Heureusement que Tetsuo est là pour relever un peu le niveau et stresser le lecteur.
Dans le tome précédent, on l’avait abandonné aux prises avec des membres de la bande des Clowns et il semblait mal barré au vu du nombre de ses agresseurs mais c’était sans compter les pouvoirs qu’il avait commencé à développer dans le premier et dont il perd totalement le contrôle – enfin, pas aussi totalement que dans la suite mais c’est déjà pas mal. En tout cas, ça annonce la couleur.
Du côté de Kaneda, c’est également mal parti : ayant fricoté avec des terroristes, il est recherché par l’armée et se cache avec Kay – qui au passage joue double jeu et le surveille pour le compte de ses petits copains anarchistes… seulement, dans cette saga, les personnages sont complexes et les apparences trompeuses.
Quant au colonel que j’apprécie bien mieux dans les suivants, il est égal à lui-même : autoritaire – certains diront que c’est parce que je me retrouve en lui… peut-être… ou pas – il est intransigeant et fidèle à ses valeurs, mais s’il y a bien un truc qu’on ne peut lui reprocher et qui m’impressionne fortement, c’est que c’est un dur à cuire qui ne fuit pas le danger et est suffisamment malin pour que ses arguments portent ; il suffit de lire les dernières pages du deux pour comprendre ce que je veux dire.

Si le début m’a un peu ennuyée, à partir de la moitié environ – lorsque Kaneda et sa clique rameutent les autre motards contre les Clowns et leur nouveau chef -, cela devient passionnant et même si je savais ce qui allait arriver, je n’avais aucune envie de lâcher mon manga.
Bref, j’ai adoré Cycle Wars et si je m’écoutais, je lirai de suite le prochain… mais patience.

Death Note, tome 02- Tsugumi Ohba & Takeshi Obata

Titre: Death Note, tome 02
Auteur: Tsugumi Ohba
Illustrateur: Takeshi Obata
Éditeur: Kana
Collection: Dark Kana
Nombre de pages: 200
Quatrième de couvertureLight entend bien imposer au monde sa vision de la Justice ! De nombreux criminels sont morts après que leurs noms aient été inscrits dans le Death Note ! Alerté par ces morts étranges, le FBI enquête au Japon. Light fait partie des suspects mais, grâce au Death Note, il parvient à se débarrasser des soupçons qui pèsent sur lui.
Malgré cela, L, continue à suivre le jeune homme !

Quand on s’est arrêté, l’agent du FBI Raye Penber a dévoilé son identité à Light lors de l’attaque du bus dans lequel ils voyageaient, ignorant qu’il offrait à Kira une opportunité de lui livrer les autres agents qui le traquent. Une fois son nom connu, il n’a pas été difficile au possesseur du Death Note de le manipuler – enfin, pas difficile, c’est vite dit. En tout cas, c’est là qu’on voit toute l’ampleur de son génie et ça fait presque peur.
Mais si Light est aussi malin que tordu, on découvre L. en personne et on se rend rapidement compte qu’il est aussi incroyablement brillant que son adversaire. Il est prudent et parvient à suivre le cheminement de Kira.
La personne qui m’a déçue, c’est la fiancée de Penber. Elle est intuitive : en quelques informations données par Raye, elle a cerné plus rapidement Kira jusqu’à donner un faux nom le plus naturellement possible, par contre, elle s’est fait piéger connement. C’est dommage parce qu’elle m’avait épatée.

Les dessins n’ont pas perdu par rapport au premier tome. Ils sont tout aussi beaux et j’ai aimé observer chaque détail de la physionomie des personnages.
Une fois commencée, j’ai été obligée de terminer cette lecture, c’était passionnant. Je redoute toujours de m’ennuyer parce que l’animé était si bien fait qu’il retrace à merveille le manga, pourtant, je l’ai vu il y a si longtemps que j’ai oublié pas mal de détails. Heureusement, même si je ne pense pas que cela changerait mon avis.

C’est un coup de cœur pour ce second tome et j’ai hâte de lire la suite.

Tales Of Symphonia, tome 6 – Hitoshi Ichimura

tales-of-symphonia-tome-6Titre: Tales Of Symphonia, tome 6
Auteur: Hitoshi Ichimura
Éditeur: Ki-oon
Nombre de pages: 208
Quatrième de couverture: Après l’épique « Tales of Symphonia », l’histoire continue ! Retrouvez Lloyd et tous ses compagnons dans ce volume bonus inédit dessiné de main de maître par Hitoshi Ichimura. Six histoires originales, qui retracent des moments importants de la vie de vos personnages favoris et permettent de découvrir les coulisses de leurs aventures !
Sommet du RPG fantastique, la série « Tales of » fait partie du trio de tête des grands jeux de rôle au Japon, avec « Final Fantasy » et « Dragon Quest ».

Ce manga est classé en tant que tome 6 de la série Tales of Symphonia, pourtant, ça ne l’est pas, c’est un hors série qui conte certains passages mettant en scène les personnages, dévoilant un ou des morceaux de leur passé. Ca peut être lu en dehors des volumes précédents et heureusement parce que j’ai commencé par celui-ci. Rien n’indiquait sur la couverture ou dans le résumé que c’était le numéro final d’une saga.
Le bon côté, c’est que ça m’a donné grandement envie de découvrir ce titre, il faudra donc que je me les procure d’une façon ou d’une autre.
Il est inspiré d’un jeu vidéo japonais de 2003 que je connaissais de nom mais l’ai jamais testé.

Je me suis lancée dans cette lecture parce que je cherchais un manga pouvant correspondre au thème du mois de décembre : « les contes » ; le terme de Tales me semblait approprié, j’espérais trouver des légendes issues du monde du jeu. Après l’avoir terminé, plus vraiment… Tant pis.
Cela fait un moment que je tenais à découvrir ce manga parce qu’il m’a été offert lors des 15 ans de rencontre des forumers, je ne m’y attendais pas et ça m’a énormément fait plaisir. Donc c’était l’occasion ou jamais de le sortir.

tales-of-symphonia-6-kratos-et-lloydLes personnages sont plutôt sympathiques – j’ai bien accroché à Kratos – et pour une fois, le genre fantasy semble bien exploité – ce qui n’a pas été le cas de beaucoup de séries, quoique… certains titres me viennent en tête comme Lodoss pour ne citer que lui.
J’aime beaucoup le character design de certains héros même si quelques uns se ressemblent un peu trop à mon goût (genre Génis, Raine et Mithos qui sont relativement difficiles à différencier sans prendre le temps de s’attarder sur les détails.)

J’ai tellement aimé cette lecture que ça m’a donné envie de découvrir la saga dans son intégralité.

Telle que tu es !, tome 1 – Kaname Hirama

telle-que-tu-es-tome-1Titre: Telle que tu es !, tome 1
Auteur: Kaname Hirama
Éditeur: Kana
Nombre de pages: 186
Quatrième de couverture: La vie de la lycéenne aux formes généreuses, Tsumugi Motohashi, change radicalement !
Un élève de seconde, Yukiya Tagami, surnommé le « gâchis de beau gosse » lui fait une déclaration d’amour !
Il s’avère que ce garçon ne peut aimer que les filles rondes… C’est un fan de rondes !

Ce manga n’a rien à voir avec le thème du mois de décembre (les contes) mais comme on me l’a prêté et que je tenais à le rendre dimanche prochain, il fallait bien que je me lance dans la lecture.

Allons-y d’entrée de jeu : je n’ai pas aimé.
La raison en est simple, je déteste le personnage masculin de Tagami et c’est dommage parce que j’adore Tsumugi. Je la trouve particulièrement lumineuse, certes elle est complexée par son corps – mais honnêtement qui ne l’est pas ? – elle a un sourire super doux même si c’est gâché par les reflets gras à la Astroboy -_-
telle-que-tu-es-tome-1-chapitre-2Donc Tagami m’énerve prodigieusement, ses réactions sont abusées et il est saoulant : ces « malaxe, malaxe, malaxe » m’ont gavée, ses réflexions à la con sur le fait qu’il est fan d’elle parce qu’elle est ronde m’ont fait grincer les dents – elle est peut-être autre chose que ronde, hein ! – et le pire de mon point de vue, c’est son « je t’ai trop nourrie »… d’accord, ça me donnait grandement l’impression qu’il parlait de son chien et pas de sa petite copine… Quand au fait qu’il soit entreprenant, laisse-moi rire, pas un seul baiser, mais alors, on peut la « malaxer » comme une boule anti-stress…
Je n’aime pas du tout la relation qu’ils ont, je trouve celle que Tsugumi entretient avec Mami, sa meilleure amie, est beaucoup plus saine et plus sympathique.

Inutile de dire que je ne lirai pas la suite.