Mes voisins les esprits, tome 2 – Ushio Shirotori

Titre : Mes voisins les esprits, tome 2
Auteur : Ushio Shirotori
Éditeur : Doki Doki
Nombre de pages : 176
Quatrième de couverture : Yachiho Takahara vient d’emménager sous le même toit que Moro, un vieil esprit qu’elle doit alors aider faire son travail quotidien : renvoyer l’âme de ses pairs dans ce qu’il nomme le “monde éternel”.
Mais si elle est ici, c’est avant tout parce qu’elle est à la recherche des mystérieuses “notes sur le royaume des morts” grâce auxquelles elle est censée pouvoir retrouver sa mère disparue. Et quelque chose nous dit que la jeune fille est loin d’être au bout de ses surprises…
Alors qu’elle commence à perdre espoir, Yachiho va progressivement en apprendre davantage par le biais de son nouveau professeur de sciences humaines. Ce dernier n’est autre que l’énigmatique Kamo, membre d’une étrange organisation qui semble manipuler les esprits…

J’ai ce second tome depuis des mois… depuis sa sortie qui a été septembre 2019 – la vache ! Ça fait si longtemps ?
En tout cas, j’en repoussais la lecture : j’ai tellement aimé le premier que je redoutais que la suite soit moins bien et c’est légèrement le cas.

Yachiho vit dans la maison qui a appartenu à Tachibana, un gars avec qui sa mère travaillait avant que les deux ne disparaissent mystérieusement. La demeure abrite un certain nombre de yokai que voit la jeune fille, et surtout le passage vers le monde éternel. Le gardien du passage, Moro, se lie d’amitié avec notre héroïne et lui vient en aide contre les esprits égarés ou dangereux.
Yachiho, quant à elle, a une mission : retrouver les « notes sur le royaume des morts » rédigé par Tachibana. Elle espère ainsi découvrir ce qui est arrivée à sa mère. Elle n’est pas la seule à les chercher : Kamo également et pour cela, il est prêt à tout. De plus, le nombre croissant de yokai ne facilite pas les choses. Mais pourquoi autant d’esprits apparaissent-ils ?

On découvre de nouveaux esprits : yokai, divinités, gardiens, etc. Et Yachiho, aidée par Moro ou par Kamo (qui fait ça pour la convertir à sa cause), va systématiquement les « affronter ».
Il y a également un nouveau personnage, Kômei, que je n’aime pas du tout – je sens qu’on va se le taper souvent, lui !
Pour moi, ce tome-ci est une vitrine qui sert à nous présenter différents types d’esprits. Les récits qui y ont cours sont sympathiques : le Mikumari avec son apparence d’axolotl est mignon tout plein, l’histoire du Yobiko est joliment poétique même si elle aurait pu l’être davantage avec un chapitre un peu plus long et plus détaillé.
Pourtant, j’ai trouvé ce manga moins bien que le premier en raison de l’ambiance : moins angoissante… enfin, jusqu’à la dernière histoire où là, j’ai vibré et j’ai flippé pour l’héroïne – y a certaines vignettes qui ont fait palpité de panique mon petit cœur. Il faut dire que le Kamo no Mori n’est pas très rassurant : il me fait d’ailleurs un peu penser au sans-visage métamorphosé dans le Voyage de Chihiro.

Les dessins sont toujours aussi beaux et soignés, les ombrages super bien faits. Ça ne m’étonne pas que l’auteur ait eu peur de ne pas le finir à temps.
J’ai malgré tout adoré ce second tome et j’irai chercher le troisième dès demain puisqu’il est sorti cette semaine.

Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel, tome 3 – Nicke

Titre : Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel, tome 3
Auteur : Nicke
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 190
Quatrième de couverture : Alors que Théo aide Mia à voler, trois sinistres individus tentent de s’emparer de la petite fille. Les agresseurs repoussés par un gigantesque félin, Mia reste souffrante. Le jeune inventeur part demander un remède au sage de la forêt, un acariâtre jaloux de son médicament.

J’avais hâte de commencer ce troisième tome : Théo et Mia sont entrés à Karatope et se sont mis à la recherche d’un mage. Ils ont trouvé Nora qui fait de la divination. Nos héros n’ont aucun doute : c’est bien lui qu’ils cherchent. Sauf qu’il s’avère être un charlatan (ou pas…) et il va entraîner Théo et Mia dans les ennuis.
Du coup, cette dernière s’affole et le gros chat noir et agressif réapparaît.
Ça pue pour eux : c’est exactement ce qui ne devait plus se produire selon le vieux des bois.
Et maintenant, si on veut connaître la manière dont cela se termine, il va falloir attendre le 4.

J’ai moins aimé ce troisième tome. J’ignore pourquoi, mais cette fois, la mayonnaise n’a pas pris… peut-être parce que ça traîne à nouveau. J’ai eu la sensation qu’ils perdent leur temps dans cette cité.
Je ne sais pas trop quoi ajouter d’autre, ma chronique risque donc d’être courte. Théo et Mia sont tout aussi sympathiques que dans les précédents mais je suis incapable de déterminer ce que j’éprouve pour Nora.
J’ai nettement moins aimé les dessins. Je les ai trouvés moins beaux, moins travaillés, davantage brouillon. La mangaka annonce dès l’introduction que ce troisième tome a été difficile à « écrire » et ça se ressent que ce soit pour le scénario ou les illustrations.

Le deux était tellement bien et annonçait une histoire intéressante, que je suis un peu déçue par ce manga. J’espère que ça ne fera pas comme beaucoup de sagas : un numéro sympa et le suivant faiblard… je verrai bien la suite – si j’ai le courage de me lancer dedans quand il sortira.

Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel, tome 2 – Nicke

Titre : Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel, tome 2
Auteur : Nicke
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 190
Quatrième de couverture : Théo a décidé d’aider Mia à voler de nouveau, mais sa cachette est découverte par trois sinistres individus qui cherchent à s’emparer de la petite fille ailée! Alors que tout semble perdu, leur cible fait apparaître un gigantesque félin qui met les assaillants en fuite, puis s’effondre, épuisée.
Si la blessure du jeune inventeur est sans gravité, la fièvre de Mia va en empirant… Son unique espoir serait le remède du sage de la forêt : malheureusement, le vieil acariâtre n’a pas l’intention de céder son médicament au premier venu. Et ce n’est pas le seul problème de Théo… car le voilà tout à coup attaqué par une araignée monstrueuse !

Quand j’ai voulu commencer ce second tome, je me suis rapidement rendu compte que je ne me souvenais plus du tout du premier. À partir de là, deux choix s’offraient à moi : relire le précédent ou relire ma chronique. J’ai opté pour la deuxième option et c’était suffisant pour me rafraîchir la mémoire.

Théo s’est rendu dans la forêt afin de trouver un remède qui ferait baisser la fièvre de Mia. Il rencontre un vieux (je ne sais plus si c’était lui qu’il cherchait, mais je pense puisqu’il avait un livre qui appartenait au disciple de l’ermite) qui non seulement lui fournit le médicament nécessaire, mais lui donne des explications sur ce qu’est Mia, ainsi que des conseils pour la préserver d’un nouveau malaise susceptible de lui être fatal. Ils partent donc en quête d’un mage.

Il semblerait que j’avais bien aimé le premier tome, par contre, j’ai adoré le second.
Le style de dessins est toujours aussi étrange, la perspective n’est pas le fort du mangaka, ce n’est ni choquant ni dérangeant, mais les traits des murs tracés à main levée qui ne sont pas droits m’ont fait sourire. Parfois, cela paraît brouillon, les passages avec les combats ne sont pas toujours très clairs.
Pourtant, je trouve que toutes ces petites imperfections rendent les illustrations belles et j’adore m’attarder sur chaque planche. Ça amplifie cet effet onirique que le scénario suscite.

J’apprécie les personnages. Théo et Mia sont attachants, autant que l’est la famille de cœur du jeune garçon. Je suis d’ailleurs triste qu’ils soient tous les quatre restés dans la ville jaune, ils vont me manquer.
Le scénario évolue et on voit enfin où l’auteure veut nous emmener. Ça peut encore prendre une tournure inattendue, mais pour l’instant, j’aime le voyage entrepris avec nos héros.
Dans le tome précédent, j’avais repéré quelques petites incohérences. J’ai été soulagée de découvrir que tout était cohérent jusqu’au dernier quart… Pour entrer à Karatope, les personnages ont besoin de laisser-passer. Ils réussissent à s’en procurer un et entrent à deux dans la cité. Ils auraient très bien pu passer les portes sans problème rien qu’en accompagnant Dug… Ce n’est qu’un détail, mais moi qui ai le souci du détail, de telles incohérences me font toujours grincer des dents.

Je suis ravie de ne pas être restée sur l’impression mitigée du premier parce que j’ai adoré ce second tome et j’ai hâte de lire le troisième (qui est dans ma PàL).

L’atelier des sorciers, tome 7 – Kamome Shirahama

Titre : L’atelier des sorciers, tome 7
Auteur : Kamome Shirahama
Éditeur : PIKA
Nombre de pages : 170
Quatrième de couverture : À l’Académie, les apprenties sorcières ont passé avec brio leur épreuve de rattrapage pour le deuxième examen. Mais dans la foulée, Coco se fait convoquer, en pleine nuit, par Berdalute, l’un des trois grands sages. À sa grande surprise, il lui propose de rester à l’Académie pour devenir sa disciple et la mettre à l’abri de la confrérie du Capuchon et de Kieffrey. Coco, perplexe, se demande pourquoi elle devrait renoncer à son maître. Avant de prendre sa décision, elle décide de partir à la recherche de la vérité et se dirige vers la Tour-bibliothèque…

J’avais bien dit que je n’attendrai pas pour commencer à lire le septième tome.
C’est bien normal après la proposition que maître Berdalute fait à Coco de la prendre en tant que disciple. Pourquoi une telle offre ? La raison en est le passé de Kieffrey qu’on découvre enfin : le lien qu’il entretient avec la confrérie du Capuchon. On sait depuis longtemps qu’il y a un truc entre eux, mais jusqu’à présent, on ignorait quoi.
On apprend également quels sont ses motivations et surtout ses projets… par contre, j’ai trouvé que ce n’était pas très clair, même en relisant le chapitre deux fois.
Coco n’en fait qu’à sa tête (on peut difficilement lui en vouloir) et décide de se rendre à la tour-bibliothèque à la recherche du sort qui délivrera sa mère, sans tenir compte des mises en garde qu’elle a déjà reçues dans un des tomes précédents (par Agathe si mes souvenirs sont bons).
Heureusement, maître Kieffrey lui vient en aide. Il ne fait pas que lui sauver la vie, il lui offre une voie de secours : elle s’y engouffre et choisit de se tourner vers l’espoir plutôt que de sombrer dans le désespoir et de rejoindre la confrérie. Mais pour combien de temps ?

Depuis le début de la série, c’est le tome que j’ai le moins aimé. Pourtant, j’attendais avec impatience les révélations qui sont faites. Ce n’est pas qu’elles n’étaient pas à la hauteur de mes attentes, c’est surtout que je n’ai pas réussi à me plonger dans l’ambiance. Il y avait moins de magie, un scénario moins complexe et davantage tourné vers l’action. Peut-être est-ce aussi dû au fait qu’on ne voit pas les autres apprenties sorcières (Agathe, Trice et Tétia). Elles m’ont manqué. Faut dire qu’à elles quatre, elles forment une bonne équipe.
Pendant longtemps, je ne savais pas quoi penser d’Olugio… avec ses airs bourrus. Et j’étais incapable de dire si la sympathie que j’éprouvais pour lui était bien réelle ou si c’était dû au charisme qu’il dégageait. Mais maintenant, je suis fixée : je l’aime bien. Il est d’un réel soutien pour Kieffrey et son atelier. Et les rapports qu’il forge avec les filles au fil des tomes le rendent d’autant plus attachant.

Les dessins sont toujours aussi beaux. C’est impressionnant de voir qu’à chaque nouveau tome, la mangaka parvient à conserver son style. Il n’y a jamais de vignettes moins travaillées ou bâclées. Un tel talent, ça force le respect.
Même si j’ai moins aimé ce tome-ci, il n’en reste pas moins que j’ai adoré.
J’ai hâte de découvrir la suite, mais il va falloir prendre mon mal en patience : le 8 n’étant pas encore sorti au Japon, il n’est donc pas prêt de paraître en France (même s’il est annoncé pour mai 2021).

L’atelier des sorciers, tome 6 – Kamome Shirahama

Titre : L’atelier des sorciers, tome 6
Auteur : Kamome Shirahama
Éditeur : PIKA
Nombre de pages : 168
Quatrième de couverture : Après leur agression par la Confrérie du Capuchon lors de leur examen, Coco et ses camarades sont rapatriées à l’Académie, la citadelle des sorciers. Tandis que Kieffrey se remet de ses blessures, Coco fait la rencontre du sage Berdalute, responsable de l’enseignement des sorciers. Compréhensif, il promet aux apprenties de valider leur examen si elles parviennent à le surprendre avec leur magie. Mais émerveiller l’un des trois sorciers les plus talentueux de leur génération en seulement trois jours est loin d’être une mince affaire…

Ça fait un moment que j’ai le sixième tome dans ma PàL, en fait, depuis sa sortie en juin 2020.
J’aurais très bien pu le lire plus tôt puisque depuis quelques mois, j’ai décidé d’entrecouper chaque lecture de roman par un manga ou une BD, histoire de rattraper mon retard. Jusqu’à présent, je m’étais attelée exclusivement aux Promised Neverland. Maintenant que je suis à jour sur cette saga, je peux me lancer dans l’atelier des sorciers et je dois dire que mon timing est parfait puisque le septième est sortie le 25 novembre, que je l’ai découvert mardi et ai été l’acheter mercredi. Je n’aurais donc pas à attendre la suite de celui-ci.

Dans le 5, la seconde épreuve pour les apprenties de maître Kieffrey a été interrompue par l’attaque de la confrérie du Capuchon. Les filles ont réussi à s’en sortir en faisant équipe, mais leur mentor a été blessé lors de la lutte.
Quand la milice magique (j’ai un trou quant au nom de ce groupe) arrive, tous les membres de l’atelier de maître Kieffrey doivent les suivre jusqu’à l’académie afin d’être interrogés.

Donc vous l’aurez deviné, on plonge un peu plus dans l’univers des sorciers et même si on ne découvre pas des tonnes de lieux, l’ambiance instaurée est juste magique.
On fait également la connaissance de nouveaux personnages.
L’un des 3 sages : Berdalute. Je ne sais pas trop quoi penser de lui. Sous ses airs enjoués, je le sens faux et fourbe… mais je ne suis pas sûre de ce sentiment… c’est peut-être parce qu’on ne voit que des illusions de lui. À voir ce que cela donne par la suite.
On rencontre aussi Sinocia, la doctoresse qui soigne Kieffrey, et là, on apprend que les soignants ne sont pas des sorciers et ne peuvent pratiquer la magie, tout comme les sorciers ne sont pas autorisés à pratiquer la médecine… on en découvre la raison.

Pas mal de révélations dans ce sixième tome : le passé d’Agathe, celui de Kieffrey, le rôle et les obligations d’Olugio, un bout d’histoire des sorciers, etc.
J’ai l’impression qu’à chaque nouveau tome, la mangaka parvient à me surprendre. Pas étonnant avec un univers aussi complexe.
Les illustrations sont toujours aussi superbes et je prends du temps pour les admirer : les mouvements des cheveux ou des habits, les positions que prennent les personnages, les décors. Une merveille, cette saga !

Une fois de plus, c’est un coup de cœur. Si je m’écoutais, je commencerai le second dès demain, mais j’ai prévu de lire autre chose avant, donc le septième sera probablement pour ce week-end.