A silent voice, tome 5 – Yoshitoki Oima

Titre : A silent voice, tome 5
Auteur : Yoshitoki Oima
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Shoya accepte de participer au tournage du film de Tomohiro… à condition que Shoko fasse partie de l’équipe. Un choix qui ne plaît pas à tout le monde et ravive les tensions…

Mon homme m’a offert la fin de cette saga à mon anniversaire en août, donc plus rien ne m’empêche de les dévorer à la suite.
J’ai lu le quatrième tome il y a 2 ans… et je ne m’en souvenais pas du tout. Entre Entre-temps, l’animé est venu se greffer dans ma mémoire… du coup, c’était un beau bordel et j’ai peiné à entrer dans l’histoire.

Shoya s’est fait des amis et semble enfin apaisé, mais pas pour très longtemps. Ensemble, ils décident de monter un film, mais ne sont d’accord sur rien. De plus, le groupe n’est pas chaud pour intégrer Shoko dans ce projet.
Quand tout le monde réussit enfin à s’entendre, Shoya fait équipe avec Satoshi, un ado du groupe qui a été victime de harcèlement plus jeune et qui refuse de rester les bras croisés lorsqu’il assiste à des scènes injustes. Il est plutôt imprévisible et Shoya s’inquiète de la réaction de son camarade s’il venait à apprendre l’identité de celui qui s’en prenait à Shoko en primaire. Bien sûr, le secret s’évente. Ses nouveaux amis vont-ils se retourner contre lui ?

Je ne sais pas quoi penser de ce cinquième tome.
En ce qui concerne Satoshi, et ce, depuis sa première apparition, je ne suis pas sûre d’aimer le personnage. J’apprécie qu’il se sente obligé d’intervenir quand il est témoin d’une injustice, mais parfois, sa façon d’y réagir ne vaut pas mieux que celle des harceleurs et puis il ne semble pas enclin à donner une seconde chance, ce qui me gêne.
Quant à Shoya, il m’a un peu saoulée. Il cherche désespérément le pardon, et il a obtenu celui de la personne la plus importante : Shoko, alors qu’est-ce qu’il en a à foutre de ce que pense les autres ? Autant leur avouer son rôle et assumer son erreur : surtout qu’il a tout fait pour rectifier le tir et je trouve qu’il s’en est pas trop mal tiré. Au lieu de ça, il passe tout le volume à s’apitoyer sur son sort et fait tout pour détruire les fragiles liens qu’il a tissé avec Tomohiro et les autres. D’ailleurs, il y réussit puisque le groupe éclate. L’autoflagellation, ça va un temps ! Il y a un moment, faut avancer et arrêter de se focaliser sur toutes nos erreurs. Ajoutez à cela qu’il rend Shoko malheureuse avec son comportement autodestructeur – malheureuse à un point… inimaginable !

J’avoue que ce cinquième tome m’a déçue, je n’en attendais rien d’autre que de passer un bon moment, et ce n’était pas le cas. J’ai eu tellement de mal avec Shoya que je l’ai lu en huit fois.

Mes voisins les esprits, tome 2 – Ushio Shirotori

Titre : Mes voisins les esprits, tome 2
Auteur : Ushio Shirotori
Éditeur : Doki Doki
Nombre de pages : 176
Quatrième de couverture : Yachiho Takahara vient d’emménager sous le même toit que Moro, un vieil esprit qu’elle doit alors aider faire son travail quotidien : renvoyer l’âme de ses pairs dans ce qu’il nomme le “monde éternel”.
Mais si elle est ici, c’est avant tout parce qu’elle est à la recherche des mystérieuses “notes sur le royaume des morts” grâce auxquelles elle est censée pouvoir retrouver sa mère disparue. Et quelque chose nous dit que la jeune fille est loin d’être au bout de ses surprises…
Alors qu’elle commence à perdre espoir, Yachiho va progressivement en apprendre davantage par le biais de son nouveau professeur de sciences humaines. Ce dernier n’est autre que l’énigmatique Kamo, membre d’une étrange organisation qui semble manipuler les esprits…

J’ai ce second tome depuis des mois… depuis sa sortie qui a été septembre 2019 – la vache ! Ça fait si longtemps ?
En tout cas, j’en repoussais la lecture : j’ai tellement aimé le premier que je redoutais que la suite soit moins bien et c’est légèrement le cas.

Yachiho vit dans la maison qui a appartenu à Tachibana, un gars avec qui sa mère travaillait avant que les deux ne disparaissent mystérieusement. La demeure abrite un certain nombre de yokai que voit la jeune fille, et surtout le passage vers le monde éternel. Le gardien du passage, Moro, se lie d’amitié avec notre héroïne et lui vient en aide contre les esprits égarés ou dangereux.
Yachiho, quant à elle, a une mission : retrouver les « notes sur le royaume des morts » rédigé par Tachibana. Elle espère ainsi découvrir ce qui est arrivée à sa mère. Elle n’est pas la seule à les chercher : Kamo également et pour cela, il est prêt à tout. De plus, le nombre croissant de yokai ne facilite pas les choses. Mais pourquoi autant d’esprits apparaissent-ils ?

On découvre de nouveaux esprits : yokai, divinités, gardiens, etc. Et Yachiho, aidée par Moro ou par Kamo (qui fait ça pour la convertir à sa cause), va systématiquement les « affronter ».
Il y a également un nouveau personnage, Kômei, que je n’aime pas du tout – je sens qu’on va se le taper souvent, lui !
Pour moi, ce tome-ci est une vitrine qui sert à nous présenter différents types d’esprits. Les récits qui y ont cours sont sympathiques : le Mikumari avec son apparence d’axolotl est mignon tout plein, l’histoire du Yobiko est joliment poétique même si elle aurait pu l’être davantage avec un chapitre un peu plus long et plus détaillé.
Pourtant, j’ai trouvé ce manga moins bien que le premier en raison de l’ambiance : moins angoissante… enfin, jusqu’à la dernière histoire où là, j’ai vibré et j’ai flippé pour l’héroïne – y a certaines vignettes qui ont fait palpité de panique mon petit cœur. Il faut dire que le Kamo no Mori n’est pas très rassurant : il me fait d’ailleurs un peu penser au sans-visage métamorphosé dans le Voyage de Chihiro.

Les dessins sont toujours aussi beaux et soignés, les ombrages super bien faits. Ça ne m’étonne pas que l’auteur ait eu peur de ne pas le finir à temps.
J’ai malgré tout adoré ce second tome et j’irai chercher le troisième dès demain puisqu’il est sorti cette semaine.

Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel, tome 3 – Nicke

Titre : Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel, tome 3
Auteur : Nicke
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 190
Quatrième de couverture : Alors que Théo aide Mia à voler, trois sinistres individus tentent de s’emparer de la petite fille. Les agresseurs repoussés par un gigantesque félin, Mia reste souffrante. Le jeune inventeur part demander un remède au sage de la forêt, un acariâtre jaloux de son médicament.

J’avais hâte de commencer ce troisième tome : Théo et Mia sont entrés à Karatope et se sont mis à la recherche d’un mage. Ils ont trouvé Nora qui fait de la divination. Nos héros n’ont aucun doute : c’est bien lui qu’ils cherchent. Sauf qu’il s’avère être un charlatan (ou pas…) et il va entraîner Théo et Mia dans les ennuis.
Du coup, cette dernière s’affole et le gros chat noir et agressif réapparaît.
Ça pue pour eux : c’est exactement ce qui ne devait plus se produire selon le vieux des bois.
Et maintenant, si on veut connaître la manière dont cela se termine, il va falloir attendre le 4.

J’ai moins aimé ce troisième tome. J’ignore pourquoi, mais cette fois, la mayonnaise n’a pas pris… peut-être parce que ça traîne à nouveau. J’ai eu la sensation qu’ils perdent leur temps dans cette cité.
Je ne sais pas trop quoi ajouter d’autre, ma chronique risque donc d’être courte. Théo et Mia sont tout aussi sympathiques que dans les précédents mais je suis incapable de déterminer ce que j’éprouve pour Nora.
J’ai nettement moins aimé les dessins. Je les ai trouvés moins beaux, moins travaillés, davantage brouillon. La mangaka annonce dès l’introduction que ce troisième tome a été difficile à « écrire » et ça se ressent que ce soit pour le scénario ou les illustrations.

Le deux était tellement bien et annonçait une histoire intéressante, que je suis un peu déçue par ce manga. J’espère que ça ne fera pas comme beaucoup de sagas : un numéro sympa et le suivant faiblard… je verrai bien la suite – si j’ai le courage de me lancer dedans quand il sortira.

Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel, tome 2 – Nicke

Titre : Beyond the clouds : La fillette tombée du ciel, tome 2
Auteur : Nicke
Éditeur : Ki-oon
Nombre de pages : 190
Quatrième de couverture : Théo a décidé d’aider Mia à voler de nouveau, mais sa cachette est découverte par trois sinistres individus qui cherchent à s’emparer de la petite fille ailée! Alors que tout semble perdu, leur cible fait apparaître un gigantesque félin qui met les assaillants en fuite, puis s’effondre, épuisée.
Si la blessure du jeune inventeur est sans gravité, la fièvre de Mia va en empirant… Son unique espoir serait le remède du sage de la forêt : malheureusement, le vieil acariâtre n’a pas l’intention de céder son médicament au premier venu. Et ce n’est pas le seul problème de Théo… car le voilà tout à coup attaqué par une araignée monstrueuse !

Quand j’ai voulu commencer ce second tome, je me suis rapidement rendu compte que je ne me souvenais plus du tout du premier. À partir de là, deux choix s’offraient à moi : relire le précédent ou relire ma chronique. J’ai opté pour la deuxième option et c’était suffisant pour me rafraîchir la mémoire.

Théo s’est rendu dans la forêt afin de trouver un remède qui ferait baisser la fièvre de Mia. Il rencontre un vieux (je ne sais plus si c’était lui qu’il cherchait, mais je pense puisqu’il avait un livre qui appartenait au disciple de l’ermite) qui non seulement lui fournit le médicament nécessaire, mais lui donne des explications sur ce qu’est Mia, ainsi que des conseils pour la préserver d’un nouveau malaise susceptible de lui être fatal. Ils partent donc en quête d’un mage.

Il semblerait que j’avais bien aimé le premier tome, par contre, j’ai adoré le second.
Le style de dessins est toujours aussi étrange, la perspective n’est pas le fort du mangaka, ce n’est ni choquant ni dérangeant, mais les traits des murs tracés à main levée qui ne sont pas droits m’ont fait sourire. Parfois, cela paraît brouillon, les passages avec les combats ne sont pas toujours très clairs.
Pourtant, je trouve que toutes ces petites imperfections rendent les illustrations belles et j’adore m’attarder sur chaque planche. Ça amplifie cet effet onirique que le scénario suscite.

J’apprécie les personnages. Théo et Mia sont attachants, autant que l’est la famille de cœur du jeune garçon. Je suis d’ailleurs triste qu’ils soient tous les quatre restés dans la ville jaune, ils vont me manquer.
Le scénario évolue et on voit enfin où l’auteure veut nous emmener. Ça peut encore prendre une tournure inattendue, mais pour l’instant, j’aime le voyage entrepris avec nos héros.
Dans le tome précédent, j’avais repéré quelques petites incohérences. J’ai été soulagée de découvrir que tout était cohérent jusqu’au dernier quart… Pour entrer à Karatope, les personnages ont besoin de laisser-passer. Ils réussissent à s’en procurer un et entrent à deux dans la cité. Ils auraient très bien pu passer les portes sans problème rien qu’en accompagnant Dug… Ce n’est qu’un détail, mais moi qui ai le souci du détail, de telles incohérences me font toujours grincer des dents.

Je suis ravie de ne pas être restée sur l’impression mitigée du premier parce que j’ai adoré ce second tome et j’ai hâte de lire le troisième (qui est dans ma PàL).

Radiant, tome 01 – Tony Valente


Titre : Radiant, tome 01
Saga : Radiant
Auteur : Tony Valente
Éditeur : Ankama
Nombre de pages : 172
Quatrième de couverture : Seth est un aspirant sorcier de la région des Pompo Hills.
Comme tous les sorciers, c’est un « infecté » : un des rares êtres vivants ayant survécu au contact des Némésis, ces créatures tombées du ciel qui contaminent et déciment tous ceux qu’ils touchent. Son apparente immunité lui a fait choisir une voie qui lui semblait toute désignée : devenir Chasseur et combattre les Némésis. Mais plus que ça, Seth souhaite s’engager dans une quête qui dépasse la simple chasse aux monstres… Il veut trouver le Radiant, leur berceau présumé.
Entouré d’une faction de sorciers, il parcourt le monde à la recherche du Radiant, sous l’œil terrible de l’Inquisition…

Ça fait déjà un moment qu’on m’a conseillé de lire le manga Radiant, à une époque où les seuls mangas que je lisais étaient ceux qu’on m’offrait, mais je n’avais pas envie plus que cela de m’y essayer.
Il y a plusieurs raisons : déjà, on ne me l’a pas pitché donc le « oui, tu devrais le lire, c’est trop bien » c’est le genre d’arguments qui ne me convainc pas.
Ensuite, le second argument qu’on m’a avancé est : « et puis l’auteur est français« , pour un manga, c’est le genre de détails qui me ferait fuir, « oui, mais il a été exporté au Japon et fait un carton« … mouais, enfin One Piece aussi fait un carton pourtant c’est très moyen… et comme personne ne m’a proposé de me le prêter, j’ai rangé le nom de cette saga dans un coin de ma tête dans la bibliothèque « possiblement bien«  puis j’ai attendu d’avoir une occasion pour le découvrir et ce sont les 48hBD qui m’ont offert cette possibilité. Pour 2€, je me suis dit que je ne risquais rien à tenter l’aventure.
Et quelle aventure !

Seth, un petit gars avec des cornes (un peu comme les Oni ou comme Lamu), est le disciple de la sorcière Alma et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est grave. Il rêve d’affronter un Némésis, de redoutables monstres, sans pour autant connaître leur apparence… donc il tape sur tout ce qui lui semble un peu menaçant comme les vachidermes (oui, vous avez bien lu, ce n’est pas une erreur de frappe. Y a plein de jeux de mots comme ça).
Bien sûr, à chaque arrêt dans un village, il fout le bronx et Alma est obligée de le corriger. Jusqu’au jour où il se retrouve face à un véritable Némésis.

Le héros est un crétin fini, mais il est drôle ! J’ai beaucoup ri, ça faisait longtemps qu’un manga ne m’avait pas autant fait rire. Maintenant, à savoir si ça va continuer ou si les bourdes et pitreries de Seth vont finir par me lasser, me saouler voire pire : m’énerver.
J’ai aussi adoré Alma. Elle est trop forte, avec un charisme de fou – les regards blasés et vénères qu’elle lui lance ! Elle est terrifiante… et pleine de bon sens dans les propos qu’elle tient à son disciple.
J’attends de voir ce que donnera le personnage de Mélie, je n’en connais pas assez sur elle pour pouvoir me faire une idée. Pour l’instant, je suis perplexe.

J’adore les dessins. Le character design est chouette, j’aime beaucoup celui de Seth. Et le mangaka parvient à rendre le visage des personnages particulièrement expressifs. C’est un des gros points forts.
Pour le scénario, ça ne casse pas trois pattes à un canard : une quête initiatique où un héros un peu naze mais avec du potentiel part à la chasse aux Némésis.
En l’occurrence, ça n’a que peu d’importance. L’univers créé semble vaste, les décors sont magnifiques (j’ai été impressionnée par le « vaisseau » d’Alma ou les paysages de l’Artemis, la cité des sorciers). J’ai aimé le peu qu’on a vu, un bon premier tome introductif.

J’ai hâte de découvrir les prochains, en espérant qu’ils soient aussi chouettes.
C’est un coup de cœur pour ce premier tome. Je regrette presque de ne pas l’avoir lu plus tôt.