Telle que tu es !, tome 1 – Kaname Hirama

telle-que-tu-es-tome-1Titre: Telle que tu es !, tome 1
Auteur: Kaname Hirama
Éditeur: Kana
Nombre de pages: 186
Quatrième de couverture: La vie de la lycéenne aux formes généreuses, Tsumugi Motohashi, change radicalement !
Un élève de seconde, Yukiya Tagami, surnommé le « gâchis de beau gosse » lui fait une déclaration d’amour !
Il s’avère que ce garçon ne peut aimer que les filles rondes… C’est un fan de rondes !

Ce manga n’a rien à voir avec le thème du mois de décembre (les contes) mais comme on me l’a prêté et que je tenais à le rendre dimanche prochain, il fallait bien que je me lance dans la lecture.

Allons-y d’entrée de jeu : je n’ai pas aimé.
La raison en est simple, je déteste le personnage masculin de Tagami et c’est dommage parce que j’adore Tsumugi. Je la trouve particulièrement lumineuse, certes elle est complexée par son corps – mais honnêtement qui ne l’est pas ? – elle a un sourire super doux même si c’est gâché par les reflets gras à la Astroboy -_-
telle-que-tu-es-tome-1-chapitre-2Donc Tagami m’énerve prodigieusement, ses réactions sont abusées et il est saoulant : ces « malaxe, malaxe, malaxe » m’ont gavée, ses réflexions à la con sur le fait qu’il est fan d’elle parce qu’elle est ronde m’ont fait grincer les dents – elle est peut-être autre chose que ronde, hein ! – et le pire de mon point de vue, c’est son « je t’ai trop nourrie »… d’accord, ça me donnait grandement l’impression qu’il parlait de son chien et pas de sa petite copine… Quand au fait qu’il soit entreprenant, laisse-moi rire, pas un seul baiser, mais alors, on peut la « malaxer » comme une boule anti-stress…
Je n’aime pas du tout la relation qu’ils ont, je trouve celle que Tsugumi entretient avec Mami, sa meilleure amie, est beaucoup plus saine et plus sympathique.

Inutile de dire que je ne lirai pas la suite.

Légendes et sortilèges – Doris Facciolo

legendes-et-sortilegesTitre: Légendes et sortilèges
Auteure: Doris Facciolo
Éditeur: Editions Elenya
Nombre de pages: 149
Quatrième de couverture: Toi qui liras ces pages, prends conscience du pouvoir que tu tiens dans tes mains.
Ce recueil est un grimoire. La magie qui le parcourt ressuscite les légendes enfouies au plus profond des mémoires. Trouble les règles de l’éternel combat du Bien contre le Mal. Donne naissance à des êtres qui n’existent pas encore.
Toi qui liras ces pages, prends conscience du pouvoir que tu tiens dans tes mains.
C’est le Temps que tu t’apprêtes à libérer.

C’est un recueil de nouvelles qui se divise en sept histoires. Elles se passent pour beaucoup dans la région de Haccourt en Belgique – en tout cas, c’est un nom qui revient souvent et, comme spécifié en postface, certaines s’inspirent de légendes du pays.
De plus, cela se passe à différentes époques : on alterne sur quatre récits entre passé et présent, les deux qui suivent se passent dans le futur avant de repartir, à nouveau, vers des temps plus anciens. C’est dépaysant à souhait.
En commençant cette lecture, je m’attendais à retrouver des histoires de sorcières et je n’ai pas été déçue.

On commence avec Bad Trip. Le titre en dit long sur les circonstances qui amènent le personnage principal à entraîner ses camarades dans les anciens souterrains de la ville… J’ai particulièrement apprécié la découverte de la crypte et des sous-sols obscurs qui abritent des dangers insoupçonnés, mais autant vous laisser découvrir ce que c’est exactement.
Le Chien Noir nous entraîne dans un monde médiéval où superstition est omniprésente. Qui ne connaît pas la légende du Chien Noir, de son maître et de la fascination surnaturelle qu’ils suscitent chez une jeune fille telle que Julienne ?
Thérapie nous renvoie à notre époque et l’on suit un psy obsédé par ses séances avec Anaïs, une jeune fille d’une vingtaine d’année qui a un don certain pour le dessin, des esquisses très spéciales qui signeront la perte du héros.
Le Roi Maudit nous plonge à nouveau dans un univers moyenâgeux fait de guerre et de manigances en tout genre. Lorsque l’Église met son grain de sel dans les croyances populaires et lance des chasses aux sorciers soutenues par le souverain, cela peut se retourner contre ce dernier.
L’albinos nous envoie dans le futur et sur la planète Mars habitée par l’homme et séparée en deux colonies, l’une approvisionnée, l’autre pas. L’albinos est un criminel que ses pairs ont livré aux autorités. On suit le prêtre Evans qui est chargé de l’exorciser.
Des fourmis dans les doigts est en quelque sorte une suite de la nouvelle précédente, quelques années plus tard après que la conclusion du récit antérieur nous ait laissés sur notre faim. Je ne peux malheureusement pas en parler sans spoiler, donc il vous faudra le lire si vous voulez en savoir plus.
Et pour clore ce recueil, on découvre la famille Bruyère dans Remède de grand-mère : le fils aîné s’attire les ennuis comme un aimant ; lorsque sa chute le met dans un état grave, les soupçons se portent sur la nouvelle voisine.

La version que j’ai eu avait un problème d’impression, il manquait six pages ce qui était plutôt frustrant. J’ai contacté Elenya Editions, en envoyant les photos des feuillets blancs ; ils ont été super et m’ont renvoyé un nouvel exemplaire et je les en remercie grandement. Grâce à cela, j’ai pu découvrir les parties manquantes et un sentiment de plénitude m’a parcourue.

C’est un coup de cœur pour ce recueil, j’ai adoré ces nouvelles, elles sont super intéressantes et complètes. J’espérais des récits captivants et emprunts de magie, ça a été le cas et bien au-delà de mes espérances.

Roule petit chaperon rouge ! – Anne-Laure Witschger

roule-petit-chaperon-rougeTitre: Roule petit chaperon rouge !
Auteur: Anne-Laure Witschger
Éditeur: Éditions Frimousse
Nombre de pages: 14
Quatrième de couverture: Le petit chaperon rouge nous apprend les formes en échappant au méchant loup.

C’est un petit livre plutôt sympathique qui commence dès la seconde de couverture c’est-à-dire la page accolée à la couverture. Les feuillets en sont cartonnés ce qui permet aux plus petits de tourner les pages sans risquer de les abîmer – par contre, le bristol utilisé n’est pas complètement rigide.

L’histoire est plutôt bien résumé plus haut : le loup pourchasse le petit chaperon rouge qui parvient toujours à lui échapper, en s’enfermant dans sa maison, en lui tendant différents pièges, etc.
J’avoue que je n’ai pas trouvé le personnage éponyme très sympathique, déjà sa tête fait un peu peur et puis le pauvre loup s’en prend tellement dans la tête que j’ai même fini par le plaindre – c’est un comble !
Et puis, il faut dire que le character design du loup est bien plus sympathique que celui de l’encapuchonné écarlate.

roule-petit-chaperon-rouge-p2Ce qu’il y a de chouette avec cet album est qu’on peut y découvrir différentes formes – on les dessinait du doigt avec la petiote – mais également les couleurs puisque chaque forme est associée à une teinte : la maison du chaperon rouge est un carré vert, l’un des pièges qu’il tend est constitué de deux triangles rouges, etc.

C’était une lecture agréable, peu de dialogues donc rapide et idéal avant une petite sieste, demandant suffisamment d’attention pour fatiguer un peu plus les bouts d’chou.

Errances d’un esprit malfaisant (Confessions d’un tueur en série) – Frédéric Rochigneux

errances-dun-esprit-malfaisantTitre: Errances d’un esprit malfaisant (Confessions d’un tueur en série)
Auteur: Frédéric Rochigneux
Éditeur: IS Edition
Nombre de pages: 179
Quatrième de couverture: « Hugo. Trente ans. Célibataire. Professeur de mathématiques. » Voilà une présentation officielle de ma vie. Certes succincte, claire et honnête, mais… incomplète. Un résumé en une ligne de mon existence aurait mérité une petite description supplémentaire : « Hugo. Trente ans. Célibataire. Professeur de mathématiques. Tueur. » Comme vous pouvez le constater, je ne suis effectivement pas un homme comme les autres. Je me diffère par ma grande passion : le meurtre. Pour moi, tuer n’est pas forcément un besoin ou une drogue dure, mais plutôt un plaisir passionnel que j’exécute froidement. À part moi-même, je n’apprécie personne, que ce soit au sein de ma famille, de mes élèves, de mes collègues de travail ou enfin de mes partenaires sexuels, hommes ou femmes, que je méprise et aime maltraiter. Un soir, j’ai décidé de m’installer devant mon ordinateur pour me raconter. Sous mes doigts d’assassin, je vais porter un regard cru, cynique et sans concession sur la société dans laquelle j’évolue, tout en complétant mon récit par les crimes abominables que j’ai commis et le plus appréciés. Que vous soyez choqués ou pas une chose est sûre, vous allez adorer détester mes ignobles confessions…

J’avais gagné ce livre lors d’un vendredi lecture il y a sacrément longtemps, plus de deux ans, je dirais. Le résumé m’avait donné envie de le lire mais comme à chaque fois, je reportais. Je me suis enfin lancée dans cette lecture que je ne regrette pas du tout.

Comme le titre l’indique, il s’agit d’Errance et si l’on ajoute le sous-titre de Confessions, on peut s’attendre à des réflexions et des pensées d’un tueur en série sur de nombreux de sujets ; je n’ai pas été déçu, c’est bien de cela qu’il s’agit. L’auteur à travers différents thèmes nous emporte dans son monde : ce n’est pas une description des actes ignobles qui occupent ses loisirs – c’est ainsi qu’il qualifie les assassinats -, pourtant, chaque pensée qu’il développe est illustrée par des expériences personnelles que ce soit son enfance et son premier meurtre, son travail, ses psychanalyses, etc. Ça ajoute énormément de crédit au récit.
Il n’y a que deux chapitres qui m’ont déplu au point où j’ai même trouvé qu’ils n’avaient rien à faire dans ce livre : un sur la politique et l’autre sur la télévision – le rapport entre ces propos et le narrateur n’ont pas de vraies raisons d’être, le lien entre les deux était un peu bancal.

J’ai adoré cette lecture. Le personnage de Hugo est dérangeant – pas étonnant vu ses activités – mais il est cohérent avec celui de tueur en série ; sans pour autant être stéréotypé ce qui est d’autant plus appréciable.
Je termine le mois de novembre en beauté avec ce roman.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
2ème année : Grimoire poussiéreux
– un livre qui prend la poussière dans ta pile à lire depuis au moins 1 an – 10 points

X-Men, intégrale, tome 01 : 1975-1976 – Chris Claremont, Len Wein, Dave Cockrum & Bill Mantlo

x-men-integrale-tome-1-1975-1976Titre: X-Men, intégrale, tome 01 : 1975-1976
Auteurs: Chris Claremont, Len Wein, Dave Cockrum & Bill Mantlo
Illustrations: Dave Cockrum
Éditeur:
Panini Comics
Nombre de pages: 198
Quatrième de couverture: Cet ouvrage réunit toute la production parue aux États-Unis parue en 1975-1976 et consacrée aux X-Men, à savoir les épisodes 94 à 102 de la série Uncanny X-Men, ainsi que le premier GiantSize X-Men. C’est l’occasion pour Wolverine et Cyclope d’accueillir de nouveaux coéquipiers dans des aventures immortalisées par Chris Claremont et Dave Cockrum.

Ça fait longtemps que je désirais relire les sagas X-Men, mais je redoutais que cela n’ait pas bien vieilli et en effet, mes craintes étaient fondées.
Cela se ressent beaucoup de par les dessins qui font très années 70 ; pour la colorisation, ça va bien mieux, peut-être est-ce dû au papier glacé ou à une remasterisation de la série : les coloris sont unis, plus rien à voir avec les comics Semic qui étaient en pointillé – d’ailleurs quand on est habitué aux premières versions, c’est très étrange.

x-men-101Au niveau des scénarios, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Si j’ai aimé le premier volet lorsque Xavier va chercher les nouveaux X-Men, chacun dans son pays avec les affres qui les caractérisent, c’est un peu moins le cas pour la suite.
Certains numéros manquent carrément de fil conducteur, très peu de cartouche (le narrateur étant quasiment inexistant), à se demander comment j’ai pu tant aimer ces super-héros – maintenant au moins, je comprends mieux pourquoi les BD que je dessinais étaient si décousues.
Heureusement, ça ne dure pas et ça s’améliore nettement au fil des pages, j’ai même fini par y retrouver du plaisir surtout lors du dernier épisode contre Black Tom Cassidy et Le Fléau. Je ne suis pas fan des parties qui se situent dans l’espace, précisons que je n’accrochais déjà pas à l’époque (sauf pour les Broods, mais c’est une autre histoire).
Sans compter que le grand événement que bon nombre d’addicts ont adoré, à savoir la transformation de Jean Grey en Phénix, me saoule profondément, sûrement parce que ça a fait tout un patacaisse et puis je n’aime pas le personnage de cette X-Woman. J’ai une nette préférence pour Ororo dans les premiers numéros.

Un avis plutôt mitigé, même si ça m’améliore vers la fin au point de me donner malgré tout envie de lire la suite.