Sous l’œil du Dragon – Alexia Sabatier et Xavier Besse

sous-loeil-du-dragonTitre: Sous l’œil du Dragon
Texte: Alexia Sabatier
Illustrations: Xavier Besse
Éditeur:
Réunion des Musées Nationaux
Nombre de pages: 44
Quatrième de couverture: Corps de serpent, griffes de faucon,
c’est le dragon qui orne le cerf-volant de Xiao Li.
Dragon de pacotille ou animal magique ?
Le vent seul connaît la réponse…

En empruntant cet album, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je voulais un conte aux accents asiatiques, on peut dire que c’est le cas : les héros sont chinois, et l’histoire porte sur les cerfs-volants ainsi que sur la légende du dragon.
On suit Xiao Li qui perd son cerf-volant en forme de dragon. Dépité, il va s’en plaindre à son grand-père et ce dernier lui raconte une légende ayant trait à cette créature fabuleuse, porteur de tant de symboles (fertilité, éternité, sagesse, etc.) On y retrouve donc toute une philosophie qui résume bien ce qu’il représente.

J’ai beaucoup aimé les dessins, les décors autant que les personnages sont inspirés d’estampes. J’ai trouvé les couleurs relativement sobres et harmonieuses.
sous-loeil-du-dragon-dragon-de-lempereur-sans-oeilDans certaines planches, sont incrustées des photos d’œuvres conservées au musée des arts asiatiques Guimet à Paris. De prime abord, ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, mais arrivé à la fin, tout s’éclaire puisque chaque artefact a une explication en rapport avec la page où elle apparait. C’est un peu dommage qu’il n’y ait pas une note au début, on ne découvre cela qu’à la fin. Du coup, j’ai relu les passages où ils apparaissaient, histoire de les mettre en corrélation avec leur description.

C’était une lecture intéressante, ça s’est laissé lire.

Le loup tombé du livre – Thierry Robberecht & Grégoire Mabire

le-loup-tombe-du-livreTitre:  Le loup tombé du livre
Auteur: Thierry Robberecht
Illustrateur: Grégoire Mabire
Éditeur: Mijade
Nombre de pages: 24
Quatrième de couverture: Dans une bibliothèque en désordre, il arrive qu’un livre chute…
C’est ainsi qu’un loup, tombé de son livre, se retrouve perdu au milieu de la chambre de Zoé.
Vite, il se faufile dans un livre au hasard pour échapper au vilain chat !
Mais quelle histoire !

J’ai emprunté cet album à la bibliothèque parce que la couverture me plaisait beaucoup. Je trouvais très drôle le contraste entre le petit loup et le chat perché sur l’étagère. Et puis les couleurs me plaisaient bien.

Niveau dessin, l’intérieur est tout aussi sympathique : si le character design du loup est plutôt basique et assez semblable à ce que j’ai pu voir depuis quelques temps dans pas mal d’albums jeunesse, celui du chat est beaucoup plus chouette, tout en rondeur et son pelage jaune tigré me plaît énormément.
De plus, j’ai trouvé les nuances utilisées chaleureuses, sans compter que les bibliothèques de la jeune Zoé sont immenses, y a des livres partout !
Bref, c’était un vrai plaisir de parcourir les planches de cet album.

le-loup-tombe-du-livre-p13Quant à l’histoire, elle n’est pas en reste !
Le loup, ce terrible prédateur, est éjecté de son livre pour se retrouver face au gigantesque chat, gardien qui a élu domicile dans la chambre. Il a peur et tente de retourner dans son livre, encore faut-il qu’il trouve la bonne page… et comme ce n’est pas le cas, il cherche un refuge ailleurs.
C’est plutôt simple comme concept mais j’ai de suite accroché, le gros point fort est le chemin qu’il parcourt et les rencontres qu’il fait jusqu’à la dernière.
On retrouve un certain nombre de références attachées au mythe du loup et c’est agréable.

Inutile que je m’étende pendant des heures sur le sujet : j’ai adoré cet album au point de l’avoir lu deux fois en une semaine.
Il m’a mis de bonne humeur et la puce à qui je l’ai lu a semblé aimer.

L’appel des étoiles – Ken Follett

lappel-des-etoilesTitre: L’appel des étoiles
Auteur: Ken Follett
Éditeur: Robert Laffont
Collection: R Jeunesse
Nombre de pages: 120
Quatrième de couverture: Les jumeaux Price en ont assez de devoir s’occuper de leur petit cousin enquiquinant. L’été promet d’être long. Mais un oncle sorti de nulle part leur propose bientôt des vacances inoubliables à l’autre bout de la galaxie…

J’ai découvert ce roman jeunesse grâce à Masse Critique Babelio que je remercie grandement, ainsi que les éditions Robert Laffont pour la confiance qu’ils ont placée en moi.
Je ne savais pas trop si je pouvais le lire avec ma fille jusqu’à ce que je lise le petit mot de Ken Follett en première page qui invite le lecteur à partager cette histoire avec ses enfants. On s’est donc lancée et ça a été une bonne chose parce que la puce a adoré, pourtant, il n’y a pas des masses d’action dans l’histoire.

On suit trois enfants, les jumeaux Ricky et Helen ainsi que leur plus jeune cousin Bouly. Ils rencontrent leur oncle Grégorien qu’ils ne connaissent pas encore et vont passer quelques jours dans sa ferme, histoire de libérer leur chambre – je vais éviter de tout vous raconter, j’en dévoile suffisamment ainsi. Il s’avère que ce fameux parent les mène dans une autre galaxie afin qu’ils les aident à régler un conflit. Bon, j’ai trouvé que ce détail était plutôt abracadabrant, difficile de croire que des enfants aient été choisis pour ce rôle, ils sont jeunes et loin d’être suffisamment mûrs, et ce, même si Grégorien bidouille un truc qui les change irrémédiablement.
Finalement, ça fonctionne bien. Et le récit est si bien construit que c’est cohérent malgré toutes les appréhensions que la situation soulevait. J’avoue que je me suis presque sentie conne face à Ricky, je n’ai pas compris ce qui se passait jusqu’à ce qu’il révèle le fin mot de l’histoire et pourtant, je me suis triturée les méninges, mais rien… D’ailleurs, il est le véritable héros de l’histoire, les autres font un peu potiches à côté, surtout Bouly qui ne sert pas à grand chose ni avant ni après leur arrivée sur Palassan.

Ma puce a adoré et elle était dégoûtée quand on devait arrêter la lecture sous prétexte de l’heure tardive.
En ce qui me concerne, j’ai bien aimé, ça avait de légers accents de Doctor Who en bien plus gentillet, bien sûr – c’est surtout la conclusion qui m’y a fait penser.

Contes des Royaumes, tome 1 : Poison – Sarah Pinborough

poison-sarah-pinboroughTitre: Poison
Saga: Contes des Royaumes, tome 1
Auteur: Sarah Pinborough
Éditeur: Milady
Nombre de pages: 222
Format: Ebook
Quatrième de couverture: Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux et tout en séduction.
Rappelez-vous l’innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour sincère…
… et à présent ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu’elle n’a jamais été révélée …

Ça fait un moment que je souhaitais le lire, je me suis enfin lancée.
Le début allait dans la continuité du mois de novembre puisqu’on commence avec le monstre qu’est la méchante reine.
On la suit pendant un bon moment et j’en ai été agréablement surprise surtout dans les premiers chapitres, principalement parce qu’on ne la découvre pas mauvaise, dans un premier temps ; elle a déjà commencé à basculer vers le côté obscur, mais pas totalement : elle a encore des scrupules, toutefois, les événements – et notamment un personnage issu d’un autre conte – ne l’aident pas à rester dans le droit de chemin ni à obtenir sa rédemption.
A un moment donné, elle devient inévitablement la méchante reine, seulement, ça vient d’un coup, sans vraie raison contrairement aux bouleversements précédents qui sont parfaitement dépeints à travers ses sentiments ; j’ai trouvé qu’il manquait cet instant crucial où elle touche le fond. C’est dommage.

poison-sarah-pinborough-chapitre-9Je n’ai pas accroché avec le personnage de Blanche-Neige : autant je n’aime pas la jeune fille douce et innocente qu’on retrouve dans le conte de Disney, autant je n’apprécie pas davantage la princesse délurée qu’elle est dans Poison. Même combat en ce qui concerne le prince. Les nains m’ont laissée indifférente. Par contre, j’ai adoré le chasseur.
Il faut également préciser qu’à la fin de chaque chapitre, on retrouve de sympathiques illustrations qui annoncent un peu la couleur du prochain, ce qui ajoute du cachet au roman.

Arrivée aux trois quart de ma lecture, je n’étais pas certaine de l’aimer, ça se laissait lire et c’était rapide. Mais je dois bien admettre que la fin m’a laissée coite : je ne m’y attendais pas du tout, c’est rare qu’une conclusion me surprenne, et rien que pour ça, j’en garderai un bon souvenir.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
Points Bonus, la chasse aux Horcruxes : Médaillon de Serpentard – un livre où le nom/prénom de l’auteur (ou d’un des auteurs) commence par un S – 20 points

Le Bonhomme de Pain d’épice – Jim Aylesworth & Barbara McClintock

le-bonhomme-de-pain-depiceTitre: Le Bonhomme de Pain d’épice
Auteur: Jim Aylesworth
Illustratrice: Barbara McClintock
Éditeur: Éditions Circonflexe
Nombre de pages: 32
Quatrième de couverture: « Courez, courez, courez,
Aussi vite que vous le pourrez,
Jamais vous ne me rattraperez !
Je suis le Bonhomme de pain épice !
J’ai échappé au bon vieux !
J’ai échappé à la bonne vieille !
J’ai échappé au boucher et à son grand couteau !
J’ai échappé à la vache noir et blanc !
J’ai échappé à la vieille truie pleine de boue !
Je vous échapperai aussi !
Foi de Bonhomme de pain d’épice ! »

le-bonhomme-de-pain-depice-et-le-boucherC’est une histoire que j’avais entendue au collège mais je ne m’en suis souvenue qu’en la (re)lisant cet après-midi, le principe est un peu le même qu’avec l’album Roule Galette : une pâtisserie, en l’occurrence le bonhomme de pain d’épice, échappe à ses créateurs qui veulent la dévorer au goûter. Mais le Gingerbread Man ne l’entend pas de la même oreille, il les nargue avant de fuir.
En chemin, il croise d’autres créatures qu’il brave de la même manière avec son couplet énervant – celui de la quatrième de couverture. Et ce, jusqu’à sa rencontre finale…
Bref, l’histoire n’a rien d’originale, pourtant, on le lit et relit toujours avec beaucoup de plaisir.

Les dessins sont plutôt traditionnels et assez réalistes dans le genre ; ça passe bien mais ce n’est pas non plus exceptionnel.
Deux gros points forts pourtant : d’un, ce sont les détails qui peuplent chaque illustration, et de deux, c’est le character design du bonhomme, que je trouve super sympa – il est à la fois plat et tout en rondeur, mais aussi plus coloré que les autres.

le-bonhomme-de-pain-depice-narquoisJ’ai aimé cette lecture, ou plutôt cette relecture, j’ai passé un bon moment – et puis, aujourd’hui étant St Nicolas, c’est le conte idéal.