Comment les hommes ont retrouvé le feu

Comment les hommes ont retrouvés le feuTitre: Comment les hommes ont retrouvé le feu
Texte: Albéna Ivanovitch-Lair & Annie Caldirac
Illustrations:
Mélisande Luthringer
Éditeur:
Tourbillon
Collection:
TAM-TAM du monde
Nombre de pages:
24
Quatrième de couverture:
D’après une légende des Indiens d’Amérique du Sud.
Au temps où les animaux et les hommes parlaient ensemble, Joäo et Liana, un couple de perroquets, vivaient près d’un village.
Un matin, un terrible désastre frappa les humains. Le feu avait disparu !
L’obscurité enveloppa la forêt, les femmes ne pouvaient plus cuisiner, les enfants pleuraient et les fauves approchaient. « Je vous rapporterai le feu ! », annonça l’oiseau.

J’ai été surprise en ouvrant les premières pages de constater qu’il y avait énormément de texte. Alors d’accord, c’est écrit gros, mais sous le coup, ça surprend. Du coup, j’ai trouvé l’histoire drôlement complète et j’en ai apprécié chaque phrase.
J’ai eu un peu de mal à me faire au style de dessin, ça me fait un peu penser à certains dessin-animés pour enfants américains comme la famille Delajungle ou les Razmokets et j’ai beaucoup de mal à en apprécier les illustrations. Par contre, ça a bien fait rire les petits. Les couleurs sont parfois sobres, parfois vives, et le contraste est assez bizarre…
J’ai beaucoup aimé l’histoire. Elle est très sympathique. étant plus ou moins longue, on a le temps de faire le tour des faits et des différents protagonistes, passant du camp des humains à celui des animaux et notamment des vilains caïmans. Le récit n’est pas super moralisateur et permet aux petits de faire des liens logiques: s’il n’y a plus de feu, on ne peut plus rester autour du foyer le soir, les animaux dangereux peuvent approcher, etc…
Un récit complet qui apprend aux enfants que la ruse et le courage valent autant si ce n’est plus que la force.
Bref, j’ai vraiment bien aimé, les enfants également, je les ai senti vibrer au fur et à mesure de la lecture avec leur Oh ! Ah ! offusqués, paniqués ou satisfaits !

Comment le chien devint l’ami de l’homme – Robert Giraud & Nicolas Debon

Comment le chien devint l'ami de l'homme
Titre:
Comment le chien devint l’ami de l’homme
Texte: Robert Giraud
Illustrations:
Nicolas Debon
Éditeur:
Flammarion
Collection:
Les Classiques du Père castor
Nombre de pages: 24
Quatrième de couverture:
Un conte russe raconté par Robert Giraud. Illustré par Nicolas Debon.

Ce livre fait partie du panier Des pourquoi et des comment emprunté à la médiathèque.
C’est l’histoire d’un chien sauvage qui recherche un ami, se disant qu’à deux, ce serait plus facile de se défendre. Il passe alors d’acolytes en acolytes jusqu’à tomber sur l’homme qui finalement est le compagnon qui lui convient le mieux.
J’ai eu un peu de mal avec l’histoire. Toutes ses tentatives d’amitié se soldent forcément par un échec parce que ces amis ont peur d’autres animaux plus forts. J’ai trouvé que leur terreur est justifiée et je n’ai pas réussi à les trouver ni lâches ni même antipathiques; alors que le chien est pathétique à chercher absolument quelqu’un de fort qui pourrait le protéger. Prend ta vie en main ! Protège les plus faibles ! Ben non…
Par contre la fin et la raison pour laquelle finalement il choisit de rester avec l’homme est bien plus intéressante – je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoil. L’accent aurait dû être mis sur les reproches que les autres lui faisaient, non sur le fait qu’ils n’étaient pas assez fort…
Pour les dessins, c’est très classique. J’ai bien rigolé sur les petits détails qu’on ne s’attend pas à découvrir: le lapin qui tient un violon et un archer, l’ours et son bonnet tricoté, etc…
Une lecture que les enfants ont bien aimé, s’attachant aux détails amusants. Personnellement, elle m’a laissé assez indifférente.

comment le chien devint l'ami de l'homme - illustration 001

La mare au diable – George Sand

La mare au diable - George SandTitre: La mare au diable
Auteur: George Sand
Éditeur: Classiques Larousse
Année d’édition: 1934
Nombre de pages: 98
Résumé: La Mare au Diable est un lieu maudit où souffle l’angoisse. Près d’elle se déroule toute l’histoire. Un paysan, veuf avec ses enfants, cherche femme. Qui épousera-t-il? celle qu’on lui a promise, ou une pauvre paysanne, harcelée par son patron? Cette petite Marie est l’âme d’un paysage de rêve, et l’emblème de l’enfance éternelle.
Un roman d’amour, mais traversé par le cri des chiens fous, la nuée sanglotante des oiseaux, le fossoyeur épileptique. La voix de la terre s’y accorde avec celle de l’Âme enfantine: George Sand y parle avec force du sol natal et des premiers souvenirs.

C’est une très vieille édition que j’ai hérité de ma môman, c’est dire si elle est ancienne, et il n’y a pas de quatrième de couverture, c’est la raison pour laquelle j’ai mis un résumé. J’avais déjà essayé de le lire à deux reprises mais je n’ai jamais réussi à dépasser les deux premiers chapitres. J’avoue que cette fois encore, j’ai failli ne pas les passer. On n’entre dans l’histoire qu’au troisième chapitre. Avant cela, on a principalement droit aux idées de George Sand sur la nature, une philosophie que je trouvais déjà ennuyeuse à souhait avec J.J. Rousseau. Mais pour le coup, j’ai persisté et par la suite, ça a été un peu plus aisé comme lecture.

Autant j’avais adoré la Petite Fadette lorsque j’étais jeune, autant j’ai nettement moins aimé La Mare au diable. Je m’attendais à ce que l’histoire tourne davantage autour de cette mare et de la malédiction qui l’entoure comme le sous-entends le titre… Finalement, on y fait vaguement allusion parmi les derniers chapitres pour expliquer la raison pour laquelle Germain, Marie et Pierre se sont perdus dans les bois.
La mare au diable - Maurice SandIl y a quand même des points positifs, et plus nombreux que les points négatifs: heureusement, ça se lit vite et bien et il y a peu de pages; les personnages sont sympathiques et attachants même si le style d’écriture et les différentes phrases emphatiques sont redondantes et ennuyeuses. Le récit est assez lent sur plus de la moitié de l’œuvre mais ça s’accélère un peu plus à la fin et si le livre avait duré sur ce rythme un peu plus longtemps, j’aurai sûrement aimé.
Malheureusement, ce n’est pas le cas et ça m’a laissé relativement indifférente. Dommage !

Je l’ai lu dans le cadre du baby challenge classique Livraddict.
Je passe à 11/20.
LA classique badge

 

Les Contes Macabres – Edgar Allan Poe

Les contes macabres -Edgar Allan Poe - Benjamin LacombeTitre: Les Contes Macabres
Auteur: Edgar Allan Poe
Illustrations: Benjamin Lacombe
Éditeur: Éditions France Loisirs
Collection: Métamorphose
Année d’édition: 2011
Nombre de pages: 220
Quatrième de couverture: « Quelque chose de profond et de miroitant comme le rêve, de mystérieux et de parfait comme le cristal !
Un vaste génie, profond comme le ciel et l’enfer ! »
Charles Baudelaire à propos de l’œuvre de Poe

Ce livre contient 8 nouvelles écrites par Edgar Allan Poe:
-Bérénice
-Le Chat noir
-L’Île de la fée
-Le Cœur révélateur
-La Chute de la maison Usher
-Le Portrait ovale
-Morella
-Ligeia
Le tout est magnifiquement illustré par Benjamin Lacombe.

Les contes macabres - Morella

Je n’avais lu qu’une seule nouvelle de Poe, et c’était le Corbeau que j’avais bien apprécié d’après mes souvenirs -finalement, AnGee m’a précisé que c’était un poème, donc ce n’est pas cette histoire que j’ai lu de l’auteur… si je me souviens du titre de la nouvelle en question dans la soirée, je corrigerai, sinon, tant pis, ça remonte à trop loin! ^_^. J’ai donc pu découvrir un peu plus son œuvre.

Je suis assez partagée:
d’un côté, j’ai beaucoup aimé, c’était sombre et glauque;
mais d’un autre côté, l’auteur se sert énormément, beaucoup trop, des même stratagèmes pour tisser ses histoires – une femme malade voire mourante, un protagoniste obsédé par un ou plusieurs détails, dément, meurtrier, etc…
De toutes les nouvelles, ma préférée a été Le Chat noir. C’est probablement la seule qui sortait de l’ordinaire et apportait une majorité des réponses que j’ai pu me poser tout au long du récit.
Celle que j’ai le moins aimé: L’Île des fées. Peut-être parce que je ne l’ai pas trouvé suffisamment macabre.

Les contes macabres - Le portrait ovaleLes illustrations sont vraiment très belles. Je trouve les personnages et leur design angoissants et par moment effrayants, impression accentuée par leurs yeux exorbitants, leur visage rond et leur front haut. Mais malgré cette sensation d’étrangeté, les dessins de ce recueil sont remarquablement envoûtants et se marient parfaitement au style sombre d’écriture d’Edgar Allan Poe.

A la fin de ce recueil, on retrouve également un hommage de Charles Baudelaire à l’auteur des nouvelles: Edgar Poe, sa vie, ses œuvres. Bien plus complète que la biographie de l’auteur en fin de livre, cet éloge m’en a bien plus appris sur la vie de Poe, et m’a permis de mettre au clair pas mal de questions soulevées tout au long de cette lecture.

L’auteur:
Habituellement, je ne détaille pas la vie de l’auteur, mais là, lorsque j’ai lu ses nouvelles, je n’ai pu m’empêcher de me poser des questions sur lui:
était-il fou comme Maupassant à la fin de sa vie ?
Était-ce un psychopathe en devenir ?
Avait-il tout simplement une vie équilibrée et une imagination sombre et débordante ?
Finalement, j’ai eu toutes les réponses à mes questions. Poe était un alcoolique, souvent en prise avec des crises de délirium tremens. N’importe qui ayant connu des alcooliques sevrés trop rapidement en connait les conséquences et la folie que cela provoque. Il m’a fallut cette simple raison pour comprendre la maladie dont il souffrait et d’où pouvait lui venir ses récits fous.
Quant à son « obsession » des femmes mourantes, je me l’explique par son expérience personnelle -entre le décès de sa mère adoptive qu’il a très mal vécu et le décès de sa femme, il a eu de quoi méditer.

Les contes macabres - Bérénice

En conclusion, j’ai beaucoup aimé cette lecture. C’était idéal pour clôturer les vacances de la Toussaint et entamer un long et sombre mois d’octobre.

Sacrées Sorcières – Roald Dahl

Sacrées Sorcières - Roald DahlTitre: Sacrées Sorcières
Auteur: Roald Dahl
Illustrations: Quentin Blake
Éditeur: Folio Junior
Nombre de pages: 225
Quatrième de couverture: Ce livre n’est pas un conte de fées, mais une histoire de vraies sorcières. Vous n’y trouverez ni stupides chapeaux noirs, ni manches à balai : la vérité est beaucoup plus épouvantable.
Les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire, vivent dans des maisons ordinaires. En fait, elles ressemblent à n’importe qui. Si on ajoute à cela qu’une sorcière passe son temps à dresser les plans les plus démoniaques pour attirer les enfants dans ses filets, il y a de quoi se méfier !
Un livre indispensable pour apprendre à se défendre
contre les sorcières, une histoire grinçante qui vous fera frissonner tout en vous faisant mourir de rire !
A partir de 10 ans.

J’ai lu ce livre pour plusieurs raisons. La principale est que j’ai trouvé que ça pouvait être une bonne lecture pour les vacances de Toussaint et surtout d’Halloween, la seconde est pour inciter mon fils à reprendre la lecture de livres et pas que de bandes-dessinées et la dernière, parce que ce dernier m’a demandé de le lire avant lui pour qu’on puisse en parler une fois qu’il l’aurait terminé.

Ça a été une super lecture, ça s’est lu excessivement vite et j’ai passé un excellent moment. L’histoire est super sympa, amusante, un peu sombre par moment: grinçante à souhait !
Le personnage principal a beau être un enfant, je n’ai eu aucun mal à m’identifier à lui. Je l’ai trouvé touchant sans pour autant tomber dans le pathos. Sa grand-mère est très drôle, maternelle, attachante. Les sorcières ont un côté ridicule avec leur tête chauve qui les gratte, leurs pieds carrés sans orteils, leurs gants portés continuellement en public, etc…, mais d’un autre côté, elles sont sournoises et méchantes ce qui les rend effrayantes.

sacrees_sorcieres
Habituellement, je ne suis pas une grande fan des romans de Roald Dahl, je les apprécie, mais sans plus. Pour celui-ci, j’ai vraiment adoré. Peut-être parce que la fin est très cohérente avec le reste du récit et qu’il ne se termine pas forcément bien.
Bref, j’ai vraiment passé un très bon moment et si parfois, ça m’a attristée ou angoissée, la plupart du temps, ça m’a mis la pêche parce que malgré tous les malheurs qui arrivent au narrateur, il a quand même une sacrée détermination et ne se laisse pas abattre.
En conclusion, une très bonne lecture pour petits comme pour grands.