Alice au royaume de Trèfle, tome 1 – Quinrose & Mamenosuke Fujimaru

Alice au royaume de trèfle tome 1Titre: Alice au royaume de Trèfle, tome 1
Auteur: Quinrose & Mamenosuke Fujimaru
Dessinateur: Mamenosuke Fujimaru
Éditeur: Ki-oon
Nombre de pages: 163
Quatrième de couverture:
Alice a un nouveau prétendant – cette fois, il est rose et couvert de fourrure, et ce n’est autre que Boris, le chat du Cheshire. Transportée dans le mystérieux royaume de Trèfle, la jeune fille est soulagée de s’apercevoir que la plupart des habitants de Wonderland l’y ont suivie.
Lapin blanc, chapelier toqué et lièvre de mars la poursuivent toujours de leurs assiduités, poussant Alice à se débattre dans un jeu de dupes dont le gagnant est toujours… l’amour! Un jeu plein de dangers, où se laisser aller à ses sentiments peut aussi vous coûter la tête!
Après Alice au royaume de Cœur, retrouvez de l’autre côté du miroir l’héroïne de Lewis Carroll, entourée d’une cour de soupirants aux intentions plus qu’énigmatiques.

J’ai découvert ce manga grâce à sa couverture. J’en suis tombée littéralement amoureuse : elle est certes un peu flashy mais je la trouve juste sublime. Je pourrai passer des heures à la regarder.
J’avais vaguement lu le résumé, genre le premier paragraphe, je n’ai donc pas tilté sur le fait que cette saga suivait la série Alice au royaume de cœur.
J’avoue que lorsque j’ai commencé ce manga, je ne me suis rendue compte que c’était une suite qu’une fois les 10 premières pages passées, en somme, lorsque je suis arrivée à la page nommée Story qui reprend le résumé.
De là, oups ! Que fais-je? Est-ce que je continue ma lecture ou est-ce que j’arrête ?
Je me suis décidée à poursuivre et je crois que j’ai bien fait.

Alice-au-royaume-de-Trèfle groupeJe trouve que ce premier tome est bien fait : il peut se lire indépendamment des précédents. Alors d’accord, les personnages se connaissent d’avant, mais on ne ressent pas le manque de ne pas avoir lu les volumes précédents et c’est bien agréable.
Les rapports entre les personnages sont tellement basiques que finalement, on se passe très bien d’un historique ! Mais, la simplicité des protagonistes est un leurre. Je me suis rendue compte, vers la fin du moins, que lors de scénettes isolées, certains cachaient par leur jovialité excessive bien plus de profondeur qu’il ne semblait.

Le début est un peu lent mais c’est le temps que l’histoire se mette en place. Au fur et à mesure de notre lecture, on revient sur certains souvenirs d’Alice qui expliquent quelques unes de ses réactions et sentiments mais nous permettent également de faire le lien entre le monde d’Alice, le Royaume de Cœur et celui de Trèfle 🙂
Je ne suis pas sûre d’apprécier l’héroïne, quelque chose en elle me saoule. Je préfère nettement Boris (non, mais quel prénom, ça casse tout ! -_-) alias le chat de Cheshire, je me suis même souvent demandée si le héros de l’histoire, ce n’était pas plutôt lui…
Ça reste un prologue sympathique avec des personnages un peu stéréotypés, légèrement abusés mais drôles ^_^

Alice au royaume de coeurJ’ai passé un bon moment, je me suis bien amusée avec ce premier tome. Moi qui habituellement déteste arriver au milieu d’une saga, là, je n’ai pas eu cette sensation de frustration que je peux ressentir en arrivant au sein d’une histoire, ce qui pour moi, est un point très positif.
Bref, j’ai vraiment bien aimé ; il faudra que je me procure la suite pour voir comment les choses vont tourner pour tout ce petit monde de Wonderland.

Bilan lecture du mois de février 2014

Bilan de lecture

Ce mois-ci a de nouveau été petit au niveau lecture, j’ai terminé mon projet personnel puis le temps m’a manqué pour une question de travail 🙂
J’ai lu 7 livres (4 livres pour enfants, ça fait donc 3 livres).
Arrivée au 28 février, j’ai terminé mes lectures (c’est pas vrai, j’ai entamé La Curée de Zola mais je ne rajouterai pas les pages cette fois 🙂 ).
Commençons sans plus tarder:

Coup de coeur
Coup de Cœur
:

Image du Blog good-winry-18.centerblog.net
J’ai adoré
:
la voleuse de livres -Markus Zusak Ondine la chose perdue - couverture Kushiel 1: La Marque - Jacqueline Carey

Gif heureux
J’ai aimé
:
Un avion sans elle - Michel Bussi Monsieur Vite, cachez-vous !

Bonne lecture sans plus
Une bonne lecture, sans plus:

 

Image du Blog mangapournous.centerblog.net
Ça m’a laissé indifférente
:

Image du Blog mangapournous.centerblog.net
Je n’ai pas aimé
:

Image du Blog mangapournous.centerblog.net
Ça m’a trop déçu
:

Image du Blog mangapournous.centerblog.net
J’ai détesté
:

On arrive donc à un total de 1755 pages (118 en albums enfants et donc 1637 pages en livre).
Finalement, c’est un peu mieux que le mois dernier. ^_^
Aucun coup de cœur, dommage. Peut-être ferai-je mieux le mois prochain :p

Kushiel, tome 1 : La Marque – Jacqueline Carey

Kushiel 1: La Marque - Jacqueline CareyTitre: Kushiel, tome 1 : La Marque
Auteure: Jacqueline Carey
Éditeur: Bragelonne
Nombre de pages:
782
Quatrième de couverture:
Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant.
Habitant désormais la demeure d’un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout… les arts du plaisir.
Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d’elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu’elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d’Ange, elle n’a d’autre choix que de passer à l’action.
Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d’embûches, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout pour sauver son peuple.

Cela faisait longtemps que je voulais lire cette trilogie, j’ai profité du fait que Bouchon des bois du blog Les Lectures de Bouch’ le lise pour en faire autant, elle a eu la gentillesse de me proposer une Lecture Commune que j’ai mené tant bien que mal (vous trouverez d’ailleurs son avis en fin de chronique). Comme à peu près tout le mois de février, j’ai eu beaucoup de mal à trouver le temps pour avancer comme je l’aurais souhaité: il m’a quand fallu 11 petits jours, pas trop long quand même vu le nombre de pages, si ?

Dès les premières pages, on entre dans un univers complexe mêlant religion, histoire, politique, etc… C’est peut-être également une des raisons qui ont fait que j’ai pris du temps pour le lire: je retenais au maximum les nombreux noms, lieux et relations qui correspondaient les uns aux autres et parsemaient les pages de ce livre. Et elles sont foultitudes !

Malgré sa complexité, l’histoire est aussi géniale que complète. Passionnante, c’est le mot que je cherche.
Kushiel - La marque   de PhèdreSur les 96 chapitres, seuls 2 moments m’ont bloqué: les premiers pas de Phèdre au service de Naamah que j’ai trouvé trop plat par rapport au début, on aurait dû être aussi malmené psychologiquement parlant que lors de son apprentissage mais non; et la seconde partie était vers la fin, après le départ des héros de chez le Vieux Frère jusqu’à l’entrée en jeu de Ghislain de Somerville – ce n’est pas que ce n’était pas intéressant, c’est juste que j’ai été incapable de me concentrer sur ce passage, peut-être était-ce trop pragmatique et pas suffisamment narré par rapport au reste du récit.

J’ai beaucoup aimé le style de l’auteure: il est fluide, le vocabulaire est parfois simple, d’autres fois soutenus mais ce n’est nullement choquant ni dérangeant.
Le fait que la narration soit faite par l’héroïne, Phèdre, donne plus d’authenticité au récit. Certes, grâce à cela, on s’identifie plus facilement à la jeune fille mais cela permet également et surtout d’expliquer les sentiments complexes et contradictoires qui la tiraillent.

J’ai bien apprécié les personnages principaux -non, c’est pas vrai, en fait, je les ai adoré ! 😀 – ils sont très alambiqués sans que ce soit pour autant exagéré.
Phèdre est attachante, torturée, tenaillée entre son rôle d’anguissette (qui ressent la jouissance notamment dans la douleur) et d’espion que Delaunay lui a assigné. Je l’ai trouvé par moment excessivement perspicace mais d’autres fois atrocement lente d’esprit. Marquée par le Signe de Kushiel, elle accepte ce qu’elle est, pourtant, à l’inverse, elle se méprise terriblement.
Kushiel 1 - phèdreJoscelin, n’en parlons pas, il est sûrement le personnage que je préfère. Il est Cassilin, raide comme la justice, empêtré dans son ordre et ses obligations, et pourtant tellement humain, prit entre deux feux: ses sentiments et sa raison.
Mélisande, je l’ai détesté dès le début et ce, tout au long du roman. Je ne comprends pas la fascination qu’elle exerce sur Phèdre, c’est la seule faiblesse de l’héroïne que je n’accepte pas.
Pour les autres, je n’en dirai rien pour la simple raison qu’il y en a beaucoup trop, la preuve en vrac: Delaunay, Alcuin, Hyacinthe, Thelesis de Mornay, Cécilie Laveau-Perrin, Quintilius Rousse, Ysandre de la Courcel et Ganelon, Selig Waldemar, Gunter d’Arnlaugson, Hewig, la famille Trevalion, d’Aiglemort, Morbhan, Drustan, Grainne, Eammon, les Somerville, Childric d’Esoms, etc…
Et ce ne sont que ceux qui me viennent immédiatement, il y en a encore une multitude…

Bref, j’ai adoré. Si je n’avais pas eu mes 2 passages difficiles, ça aurait été un coup de cœur. J’ai particulièrement apprécié le fait que l’histoire commencée au début du roman se termine. Il y a bien entendu un second volume sur lequel on nous lance dans les dernières pages, mais ce n’est pas une nécessité absolue. Je pourrai donc mettre de la distance entre les deux tomes.

L’avis des copinautes:Les lectures de Bouch'Les Lectures de Bouch’: La marque, Jacqueline Carey (Kushiel #1)

Vite, cachez-vous ! – Frank Asch & Devin Asch

Vite, cachez-vous !Titre: Vite, cachez-vous !
Auteur: Frank Asch
Illustrateur: Devin Asch
Éditeur: Albin Michel Jeunesse
Nombre de pages:
32
Quatrième de couverture:
Éléonore Merlot, jeune et charmante chatte, abrite sous son toit une famille de souris avec laquelle elle entretient d’excellentes relations.
Mais cette amitié, contraire à la loi féline, éveille les soupçons d’une vieille voisine.
La police vient enquêter au domicile de Mme Merlot et ne tarde pas à relever certains indices trahissant la présence de ses pensionnaires.
Heureusement, Éléonore a l’esprit vif et beaucoup d’aplomb et ne manque ni de sang-froid, ni de repartie !

Je n’étais pas très sûre d’apprécier cet album. Je n’avais aucun à-priori sur l’histoire, mais les dessins me dérangeaient: je ne les trouvais pas laids, juste étranges allant jusqu’à me donner une sensation de malaise.

Vite cahez vous p08Finalement, au fil des pages, j’ai appris à apprécier le style de l’illustrateur : les couleurs choisies sont très pâles voire parfois grises mais par moment, la teinte plus vive d’un détail attire le regard contrastant fortement avec la pâleur des nuances. J’ai fini rapidement par oublier la dissonance entre les personnages félins, leur posture et leurs habits et je les ai même tellement apprécié qu’à la fin de chaque page lue, je m’arrêtais pour les détailler.
Sans compter que les enfants s’amusaient à chercher les souris cachées un peu partout dans les coins après qu’elles se soient tapies dans des endroits plus ou moins discrets.

Quant à l’histoire, je l’ai trouvé un peu longue étant donné qu’il ne se passe pas grand chose mais au moins, voyons les choses du bon côté, elle est relativement complète ; à la fin, j’ai même ressenti la plénitude que donne une œuvre achevée. L’atmosphère paisible et à la fois un peu angoissante m’était sympathique: le décor comme la façon d’être d’Éléonore donnait l’impression d’être dans les années 40 et l’apparition de la police qui ressemble pas mal à la Gestapo renforce cette impression.

Vite cachez vous page de gardePour conclure, j’ai bien aimé. Les enfants également même s’ils n’ont pas forcément eu les mêmes impressions que moi. Tout est dit.

La chose perdue – Shaun Tan

la chose perdue - couvertureTitre: La chose perdue
Auteur: Shaun Tan
Éditeur: Gallimard Jeunesse
Nombre de pages:
32
Quatrième de couverture:
Salut Pete !
Comment se passe ton été ?
Moi, ça va, je fais plein de trucs… J’ai fini par faire réparer la tuyauterie chez moi, classé (encore !) ma collection de capsules et battu (encore !) Maxime aux échecs !… Ah, et puis, il y a cette Chose Perdue.
Rappelle-moi de t’en parler un de ces quatre.
Bonne chance pour tes exams d’algèbre linéaire appliquée !
A bientôt, Shaun

Encore un livre emprunté à la bibliothèque. Lorsque les enfants me l’ont ramené pour savoir s’ils pouvaient l’emprunter, je n’ai même pas regardé à l’intérieur pour savoir si on aurait le temps de le lire: la couverture soignée graphiquement parlant m’a tellement plu que je n’ai pas hésité une seule seconde. Et j’ai vraiment bien fait !

La chose perdue sur le sableJe le trouve absolument magnifique ! J’avoue que le style de dessin est assez bizarre, les personnages ont des têtes étranges, tout en longueur avec un front allongé à l’extrême à la Marge Simpson. Les couleurs sont un peu grises, sombres et passées mais pourtant tellement chaleureuses. On y trouve beaucoup de détails en tout genre: des panneaux éparpillés, cachés dans ces illustrations, contenant différents mots ou messages ?
Ce qui m’a pris le plus de temps: décortiquer les contours des planches. On y découvre un nombre affolant de détails différents et étranges: parfois géométriques, d’autres fois articles ou annonces de journaux, calculs, schémas d’appareils en tout genre, etc…
Un travail soigné qui donne du cachet aux illustrations.

L’histoire est très belle, un peu surprenante, un peu autre, mais très jolie. Elle a un côté poétique que j’ai apprécié.
Le héros Shaun trouve une chose perdue qui ressemble à une théière. A l’intérieur, vit une créature dont on ne voit que les tentacules. Ne pouvant la garder chez lui, ils se voient obligé tous deux de commencer une courte errance à travers la ville. Bon, je ne vous en dirai pas plus, je risquerai de vous spoiler toute l’histoire mais j’ai beaucoup aimé.

La chose perdue - métro

Petit bonus: avec cet album, on a droit à un DVD. Nous en avons profité pour le regarder immédiatement.
Waouh! Ce livre est déjà très beau, ce court étrange primé aux Oscars l’est tout autant. Je l’ai trouvé magnifique et je ne suis pas la seule: les enfants ont été captivés, ils avaient des étoiles plein les yeux, les expressions d’étonnement et de ravissement fusaient ; ils ont adoré voir l’histoire qu’ont avait lu auparavant prendre vie sur l’écran de télévision.
Petit bémol: le DVD est en anglais, sous-titré français. Personnellement, je trouve que l’album est déjà cher (22,50 €) et le fait qu’on n’ait pas la possibilité de le voir en doublé français ne joue pas en sa faveur. C’est vraiment dommage ! Alors vous me direz qu’il est conseillé pour les enfants de plus de 10 ans, n’empêche que ce n’est écrit nulle part sur l’album (ou du moins pas lisiblement !)

La chose perdue - DVD - à table !

J’ai adoré cette lecture et les enfants également.