« Sur des aventures que je n’ai pas eues » – Lucien

Sur des aventures que je n'ai pas eues - LucienTitre: « Sur des aventures que je n’ai pas eues »
Auteur: Lucien
Éditeur: Folio
Nombre de pages: 84
Quatrième de couverture:

Lucien, mû par le «désir de choses nouvelles», se lance dans une surprenante épopée aux confins du monde connu. Il rencontrera des femmes-vignes aussi enivrantes que des sirènes et de redoutables Cavaliers-Vautours. Avant d’être avalé par une baleine géante abritant des terres cultivées et d’étranges habitants, il participera à une guerre absurde entre habitants du Soleil et de la Lune, où s’affrontent Salades ailées, Lances Puces et Bombardiers-d’ail… Lucien, en précurseur de Rabelais, Cyrano de Bergerac et Voltaire, se moque avec truculence des travers des hommes : un grand éclat de rire!

Je voulais remercier les éditions Folio et la team Livraddict pour ce partenariat; ça a été une sympathique découverte.
Lorsque j’ai lu le résumé de ce livre, j’ai tout de suite su que je tenais à le lire. Il me semblait un peu fou et dépaysant et c’est ce que je cherchais dans cette œuvre, quelque chose de frais pour un été qui s’annonçait caniculaire.

Je n’ai été qu’à moitié déçue: le petit grain de folie est loin d’être aussi poussé que ce que j’espérais, mais il tient ses promesses quant à un dépaysement total. J’ai beaucoup aimé voyager avec le narrateur et son équipage sur leur navire flottant puis volant.
Il n’y avait que peu de descriptions, au vue du nombre de pages rien d’étonnant, pourtant, l’essentiel est dit: on peut ainsi se faire une idée suffisamment juste des peuples qu’on a pu rencontrer sans s’appesantir sur des détails qui aurait pu alourdir la lecture de ce voyage.

Je déplore quand même quelques points :
– on n’a pas le temps de s’attacher aux personnages quel qu’ils soient étant donné que le récit file à toute allure;
– par moment, j’ai eu l’impression assez forte que c’était un peu trop inspiré de l’Odyssée d’Homère -et ce n’est pas seulement dû aux nombreuses références à cet auteur qui m’ont donné cette impression; je pense que c’est voulu, mais du coup, je trouve que ça manquait parfois d’authenticité;
– et je n’ai pas aimé l’arrêt au pays des héros, ça m’a un peu ennuyé.

Par contre, j’ai beaucoup aimé les explications en fin de livres qui nous éclairent sur les références citées tout au long du récit: on trouve pas mal d’allusions à d’obscures légendes grecques ou des détails qu’on n’a pas forcément retenu de certains mythes connus. Le style de l’auteur est fluide et agréable, j’ai d’ailleurs été surprise de découvrir qu’il avait vécu en 120 après J.-C., j’aurai davantage dit qu’il était contemporain.
Le récit est frais, rapide et j’ai vécu un agréable voyage.

En gros, j’ai bien aimé « Sur des aventures que je n’ai pas eues » et si vous voulez vous changer les idées ou une lecture pas prise de tête, c’est le livre idéal pour cela.

Notre-Dame de Paris – Victor Hugo

Notre-Dame de Paris - Victor HugoTitre: Notre-Dame de Paris
Auteur: Victor Hugo
Éditeur: Maxi-Poche
Nombre de pages: 507
Quatrième de couverture:

Notre-Dame de Paris, symbole du romantisme, publié en 1831, est un chef-d’œuvre du roman historique. Victor Hugo (1802-1885), poète à l’imagination puissante, y réinvente le Moyen-Âge et fait, d’une basilique gothique, une héroïne grandiose, servant de cadre à l’une des plus émouvantes histoires d’amour jamais écrites: celle du bossu Quasimodo, sonneur des cloches de Notre-Dame, pris de passion pour Esmeralda, la danseuse gitane dont la beauté excite la convoitise d’un beau capitaine et d’un archidiacre…
Depuis la parution du roman, en 1831, le succès de Notre-Dame de Paris ne s’est jamais démenti. Les envoûtantes descriptions hugoliennes, de la Cour des Miracles à l’incendie des tours de Notre-Dame, continuent à fasciner un vaste public, emporté par le souffle créateur de l’un des plus grands écrivains de tous les temps.

Il m’a fallut environ 15 jours pour terminer ce livre. J’ai pas mal souffert au début: pratiquement 12 jours pour atteindre la page 210; non seulement, le temps m’a grandement manqué -étant constamment en vadrouille dû aux vacances-, mais j’ai détesté cette première moitié du livre. J’avais déjà lu des textes de cet auteur au collège et au lycée auxquels je n’avais pas accroché, ainsi que le livre les Contemplations que j’avais détesté.
Je redoutais donc un peu la lecture de cette œuvre avec raison: la partie qui m’a bloqué est une très longue introduction où les personnages sont grandement décrits physiquement mais très succinctement psychologiquement, où les lieux et surtout la ville de Paris est ennuyeusement détaillée, sans compter le nombre de digressions hors-contextes étant bien trop nombreuses à mon goût. Il aurait juste fallu les éparpiller dans toute l’œuvre pour que ce début soit moins lourd, ce n’était pas les occasions qui manquaient.

Par contre, une fois cette introduction dépassée, ça a juste été absolument génial! Les personnages sont sublimement dépeints, jusque dans les tréfonds de leur âme. Les descriptions sont alors délicieuses, les actions passionnantes, l’histoire captivante. Si au début, je trépignais et allais à reculons, trouvant toutes les excuses possibles pour ne pas me plonger dans ce livre, une fois passé ces 210 pages, j’ai eu du mal à interrompre ma lecture et devoir le faire était frustrant. De plus, je connaissais l’histoire de Notre-Dame de Paris de quelques assertions en cours, via le film des années de 1956 -je ne parlerai pas du Disney qui pour moi est une hérésie!- où par la comédie musicale; là, ça a été un plaisir de découvrir l’histoire réelle de ces personnages fascinants, les personnages secondaires finalement très importants qui ne sont pas apparus dans les versions cinématographiques alors qu’ils ont quand même une importance que j’estime capitale, la fatueuse prestation de Phoebus de Châteaupers qui est bien pire que tout ce que j’en connaissais. Cette lecture a fini par être, à mon grand étonnement, un régal !

Donc si ce n’est ce début pour le moins difficile et pour le coup décevant -j’avais quand même décidé d’arrêter ma lecture à la page 300 s’il n’y avait pas d’amélioration-, j’ai juste adoré le reste et je suis ravie d’avoir découvert ce livre et redécouvert Victor Hugo en tant que conteur, un rôle que je lui préfère à celui de journaliste.

Je passe à 08/20.
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Vinland Saga 1 – Makoto Yukimura

Vinland Saga 1Titre: Vinland Saga 1
Auteur: Makoto Yukimura
Éditeur: Kurokawa
Nombre de pages: 218
Quatrième de couverture:

Depuis qu’Askeladd, un chef de guerre fourbe et sans honneur, a tué son père lorsqu’il était enfant, Thorfinn le suit partout dans le but de se venger. Mais bien qu’il soit devenu un guerrier redoutable, il ne parvient toujours pas à vaincre son ennemi. Au fil des ans, enchaînant missions périlleuses et combats afin d’obtenir des duels contre l’homme qu’il hait plus que tout, le gentil Thorfinn est devenu froid et solitaire, prisonnier de son passé et incapable d’aller de l’avant. Jusqu’à ce que la vie le force à regarder le monde différemment…

Ce manga m’a laissé relativement froide. Je n’ai pas réussi à le lire d’une traite. Il m’a fallut m’y reprendre à 3 fois pour le terminer. Ce n’est pas qu’il n’est pas bien, mais c’est un seinen basique basé sur les vikings et leur univers. J’espérais voyager au pays de ces guerriers nordiques malheureusement, j’ai gardé les pieds dans notre monde. On sent que quelques recherches ont été faites sur l’histoire et le mode de fonctionnement de cette communauté, mais ça reste très superficiel: un peu de vocabulaire par-ci, par-là. Sans compter que je les trouve un peu trop civilisés à mon goût, pas suffisamment barbares ni même guerriers sans peur qui ne vivent que pour le combat et préfèrent mourir l’arme à la main.

Vinland Saga p44

Pour les dessins, je suis également partagée: par moment, ils sont beaux et parfois, ils le sont nettement moins, comme si les traits des personnages avaient été dessinés à la va-vite.
Par contre, j’aime relativement bien les traits des mouvements, ils sont bien rendus sans que les corps en pâtissent trop.

Ça n’a pas été la surprise escomptée, une lecture sans grand intérêt pour moi, l’auteur n’a pas réussi à susciter mon envie de lire la suite. Dommage…

Je passe à 10/20.
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Challenge Livra’deux pour Pal’addict *6* [Août/Sep/Oct]

LDPA

Ce challenge est proposé par le site Livraddict et se fait en binôme.
Le principe: chacun choisit dans la PAL (Pile à Lire) de l’autre 3 livres:
1- qu’il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire2- dont il aimerait avoir l’avis d’un ami
3- des titres qui vous interpellent pour leur résumé…
Parmi les 3 proposés, on en choisi un et dans le délai imparti de 3 mois, on doit le lire, en l’occurrence, pour cette session, les mois concernés sont Août, Septembre et Octobre.
Vous trouverez toutes les explications ici!

J’avais opté pour le tirage au sort, n’ayant pas de binôme jusqu’à ce que Nymou du blog Rossignol Livresque me propose qu’on le fasse ensemble; j’ai accepté avec plaisir, d’autant que je suis son blog depuis quelques mois.

Dans ma PAL, elle m’a choisi:

Rebecca - Daphné Du Maurier Le nom de la rose - Umberto Eco

Druide Oliver Peru

Le choix fut vraiment difficile. J’étais partagée entre des livres qui font parti d’autres challenges et un livre que j’ai envie de lire depuis très longtemps pour la simple et bonne raison que je suis une grande fan du livre. Mon hésitation a été réelle mais pourtant pas si longue que cela. Je lirai donc Le nom de la Rose d’Umberto Eco, ça me donne l’occasion rêvée de découvrir cette œuvre culte.

Le nom de la rose - Umberto Eco

Dans la PAL de Nymou, j’ai choisi:

Ravage - Barjavel 1Q84 Haruki Murakami

Mille femmes blanches - Jil Fergus

 Son choix:

Ravage - Barjavel

Nos chroniques:
Psylook: Le Nom de la Rose – Umberto Eco
Nymou: Ravage – Barjavel

Ulysse 31

Ulysse 31 6

Nous avons terminé semaine dernière la totalité de cette série. J’adorais lorsque j’étais enfant, et là, j’ai beaucoup aimé. D’autant plus que maintenant, je connais et j’ai lu l’Odyssée d’Homère, je suis donc plus à même de comprendre et surtout de comparer avec l’œuvre originale. J’ai trouvé que c’était une série qui reste sympathique même à notre époque: l’animation a un peu perdu, mais pas énormément, ça reste fluide et les enfants ont bien apprécié; les dessins sont parois raté, mais la plupart du temps, ce sont des moments dans l’action, donc pas le temps de s’appesantir sur les détails. Ils ont beaucoup ri aux pitreries de Nono et ont été fascinés par certains des personnages mythologiques, nous demandant parfois des détails sur les mythes.

Ulysse 31 12La série est courte, j’avoue que mon esprit a extrapolé certains détails: je pensais qu’on voyait nettement plus Nana, or, elle n’apparait que dans un seul épisode. Je me souvenais également d’une véritable fin avec des retrouvailles sur Terre avec Pénélope et avec les enfants qui ont grandi… Ben non. Il y a une réelle fin, mais on a l’impression qu’elle a été coupé au meilleur moment, c’est dommage.

Mais à part ça, j’ai bien aimé, les enfants également. Ça change des dessin-animés actuels et ça peut être une bonne introduction à la mythologie grecque, il faudrait maintenant que je fasse lire des livres sur le sujet à mon grand histoire de voir ça a eu un réel impact ou non.

Vous trouverez la page correspondant au dessin animé ici:
Ulysse 31