Cela fait quelques jours que je n’ai pas pu faire d’article. Je n’ai malheureusement pas beaucoup de temps en ce moment.
Je compte bien me rattraper en cette fin de semaine. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, je pars pour deux jours pour un week-end entre filles… (je ne ferai pas de commentaires sur ce que ça m’inspire, j’attendrai mon retour pour cela 🙂
Bref, je vous souhaite un bon milieu de semaine férié et vous dit à vendredi; pas demain, demain, je serai beaucoup trop fatiguée pour écrire ^^
Le Sang des 7 Rois – Livre Premier- Régis Goddyn
Titre: Le Sang des 7 Rois
Auteur: Régis Goddyn
Éditeur: L‘Atalante
Collection: La dentelle du cygne
Nombre de pages: 400
Quatrième de couverture: 25 juillet 806
Deuxième jour de traque. Depuis le départ du château, la pluie n’a pas cessé de tomber. Je profite d’une roche en surplomb pour abriter le journal et écrire ce premier compte-rendu. Arrivés sur les alpages, nous avons suivi la crête pour trouver des indices. Rien ne nous avait préparés à ce que nous avons trouvé là. Un autre campement avait été édifié à cinquante pas à vol d’oiseau du premier et tout indique qu’alors que nous pensions notre retard considérable,ses occupants s’en étaient allés quelques heures auparavant.
Entrez dans l’univers des 7 royaumes où sévit l’inquisition, et découvrez le secret de l’origine du sang bleu. Un événement en fantasy française. Un premier roman, un coup de maître.
J’ai pu découvrir ce roman grâce à un concours gagné, je remercie donc ActuSF ainsi que les éditions L’Atalante pour cette chance, parce que c’est une énorme chance d’avoir pu lire ce livre.
La quatrième de couverture m’a bien plu, j’avais bien envie de vérifier par moi-même en quoi c’était un coup de maître et je suis plus que contente de pouvoir dire que pour un premier roman, un prologue surtout, je le trouve vraiment excellent. De plus, la couverture claque: elle attire beaucoup le regard et ce, malgré sa simplicité. On pourrait se dire que l’inconvénient est qu’au vue de sa couleur très claire, elle doit être salissante, et bien non, pas du tout: même après l’avoir trimballé un peu partout, elle est aussi belle et neuve qu’au premier jour.
En ce qui concerne l’histoire, j’ai énormément aimé. On sent que l’auteur maitrise parfaitement son sujet. Tout au long de l’histoire, on devine sans problème que les hommes au sang bleu cachent quelque chose et plus on avance, plus on en découvre sur eux: arrivé à la moitié du roman, on sait ce qu’on pense être l’essentiel. Je reste persuadée que j’apprendrai encore bien des choses sur les descendants des 7 rois, mais j’avoue que ça m’est un peu égal, j’ai trouvé que le contexte était intéressant, les intrigues politiques bien menées, les événements ni prévisibles ni particulièrement imprévisibles mais ce n’est pas ce qui m’a tellement plu dans ce livre.
Le style de l’auteur est facile à lire sans pour autant être trop simple… Le gros point positif: j’ai beaucoup apprécié l’alternance entre récit et lettre/ journal intime, même si l’écriture de ces supports ne différaient pas suffisamment pour qu’on différencie vraiment les « auteurs », mais ne chipotons pas: pour moi, ça ne m’a pas perturbé plus que ça et ce changement a clairement participé à l’accroche.
J’ai adoré le personnage principal, et ça, c’est rare: il est loin d’être « politiquement correct » mais il reste loyal neutre à ses convictions et à sa ligne de conduite. Pendant longtemps, je ne savais pas trop quoi penser de lui, il ne me dérangeait pas particulièrement, mais je ne m’y suis pas attachée plus que ça. Pourtant, c’était frustrant d’être interrompu dans son histoire; et ça n’a pas loupé, finalement, je l’adore !
J’ai également bien apprécié les personnages secondaires, même si malheureusement Rosa arrivent un peu tard et qu’on n’a pas le temps d’entretenir le même rapport qu’avec Orville. Du coup, ça manque. Quant aux autres protagonistes, de ce que j’en ai lu, je les aime bien, mais à voir qui restera et qui disparaitra.
Bien sûr, ce n’est qu’un premier tome. J’avoue que c’est un peu énervant de ne pas avoir la suite. Mais ce qui est vraiment très agréable et très appréciable, c’est que la fin n’est pas frustrante. Alors oui, je meurs d’envie de lire la suite malgré tout, mais je ne me sens ni flouée ni oppressée par un sentiment étouffant comme la frustration; du coup, j’ai fini la lecture sur un temps apaisé, sur une sensation positive et l’attente n’en est que plus facile.
Bref, je le conseille fortement, pour moi, c’est une bonne surprise et un coup de cœur.
Sherlock Holmes – Animé
Et voilà une nouvelle série que nous avons terminé de regarder avec les enfants. Et un dessin-animé culte de plus à rajouter à leur culture télévisuelle… Bon, d’accord, je ne suis pas objective lorsqu’il s’agit de cette série: c’est Miyazaki qui l’a en partie réalisé et j’adore ses œuvres. Contrairement à d’anciens dessin-animé des années 80 qui ont très mal vieilli, celui-là n’a pas pris une ride que ce soit le character design des personnages ou l’animation. C’est juste une bouffée d’air frais. C’est le seul dessin-animé que je regardais jusqu’au bout avant d’entamer les tâches de débarrassage de table.
Je redoutais de revoir cette série et finalement, j’en suis ravie. C’est agréable, frais. J’ai eu par moment l’impression de ma retrouver dans Porco Rosso ou dans Kiki la petite Sorcière, l’ambiance était tout ce que j’aime avec ce petit côté très vert, cette passion palpable pour l’aéronavale, etc…
Il n’y a qu’une seule chose d’embêtant, c’est que la série s’arrête sur un épisode lambda; aucune fin ce qui nous laisse sur notre faim 🙁
J’ai vraiment aimé et comme chaque série terminée, il fallait bien que j’en créé une page, et bien, la voici:
Les Croods
Résumé: Lorsque la caverne où ils vivent depuis toujours est détruite et leur univers familier réduit en miettes, les Croods se retrouvent obligés d’entreprendre leur premier grand voyage en famille. Entre conflits générationnels et bouleversements sismiques, ils vont découvrir un nouveau monde fascinant, rempli de créatures fantastiques, et un futur au-delà de tout ce qu’ils avaient imaginé.
Les Croods prennent rapidement conscience que s’ils n’évoluent pas… ils appartiendront à l’Histoire.
Je cherche mes mots pour vous parler de ce film et je ne les trouve pas. Pourtant, ça devrait être facile puisque j’ai énormément aimé, mais non.
Alors je vais commencer par du basique: les dessins et l’animation. Pour ce second point, rien à redire, c’est vraiment super bien réalisé, les mouvements des personnages sont fluides, les cheveux le sont presque trop, genre limite plus voile que cheveux finalement. J’ai eu d’abord beaucoup de mal à me faire au design des personnages, il est vrai que leur stature est à mille lieues de celle des héros de dessin-animés.

Lors des premières scènes, hormis cette adaptation au style de dessin un peu ardue, j’ai également eu pas mal de difficulté avec leur humour pour le moins basique, leur chasse qui tourne au n’importe quoi ce qu’on retrouve de plus en plus dans les films pour enfants.
J’ai bien cru que ce serait un film d’animation comme tant d’autres, loin d’être original à force d’en sortir un peu trop, reprenant les trucs et astuces qui fonctionnent avec les gosses. Bref, j’étais loin d’être convaincue, mais je me suis trompée et j’en suis bien contente. Du moment où la famille Croods rencontre le gringalet Guy, ça devient plus subtile, juste tordant. A un moment, je riais tellement que j’en avais les larmes aux yeux. Habituellement, bon nombre de film me font sourire mais rarement à ce point.
Je pense aussi que si le début ne m’a que peu convaincu, les décors y sont probablement pour beaucoup. Les Croods vivants dans un monde de caverne, forcément, tout est très sobre, jusqu’au chat-hibou qui les pourchasse et les rares fois où ils sortent de leur canyon, le contraste est beaucoup trop fort et ça choque vachement comme lors de leur chasse à l’œuf: oiseau bleu, espèce de lézard de plein de couleurs différentes et ça ne colle pas du tout avec le paysage plus tristounet dans lequel ils évoluent. Alors que du moment où leur caverne est détruite, ils doivent avancer et explorent des terres inconnues; là encore, les couleurs sont très vives, mais comme TOUT est très coloré, ça ne choque pas du tout, même si ça pique les yeux quand même!
Pour les personnages, ils passent à peu près tous. L’héroïne me gonfle un peu, mais c’est dû au manque d’originalité de son caractère: « je suis malheureuse, je veux vivre autre chose, plus c’est nouveau et dangereux, plus je me jette dans la gueule du loup, etc… », c’est du vu,revu et corrigé. Mais j’ai quand même bien aimé la vision la façon dont ça ressort: les scènes un peu mélancoliques où elle tend la main vers le ciel pour caresser une dernière fois la lumière et la chaleur du soleil avant de s’enfoncer dans l’obscurité de la caverne. Ne parlons pas du père, je crois que c’est sûrement lui qui m’a fait le plus rire. J’avoue que ses histoires du soir valent le détour: il choisit systématiquement une situation interdire (la nouveauté, ne jamais ne pas avoir peur, etc…), et PAF, ça finit systématiquement mal. Et mon préféré reste probablement le petit animal de compagnie de Guy, l’espèce de Paresseux du nom de Brassé; chaque fois qu’il tendait les bras au ciel en tentant de « chanter » sa musique de film à suspens, j’étais morte de rire. C’est complétement nul, mais drôle surtout parce que ça fait totalement décalé dans l’histoire et que personne ne comprend rien.
L’avis des enfants est un peu comme le mien, sauf qu’eux ont aimé dès le début et se sont bien amusés de leurs idioties et de leur façon de chasser un peu particulière.
En tout cas, j’ai passé un excellent moment. J’aimerai vraiment bien le revoir. Vivement qu’il sorte en DVD! :p
Jane Eyre – Charlotte Brontë
Titre: Jane Eyre
Auteur: Charlotte Brontë
Éditeur: Le Livre de Poche
Nombre de pages: 540
Quatrième de couverture: Le vent dans les landes désolées a creusé l’âme des sœurs Brontë. Seules, elles se sont inventé une compagnie, célibataires, elles ont rêvé l’amour. Publié en même temps que le livre de sa soeur Emily, Les Hauts de Hurle-vent, le roman de Charlotte connut d’emblée un immense succès.
Une jeune gouvernante aime le père de ses élèves et est aimée de lui. Mais elle résiste à cet amour, découvrant avec horreur l’existence de la première femme de Rochester, pauvre folle enfermée par son mari. L’histoire, qui trouve son origine dans la jeunesse tourmentée de son auteur, fait se succéder coups de théâtre et de passion, fuite éperdue dans les landes et sens du devoir jusqu’à l’héroïsme.
Jane Eyre est l’un des plus beaux romans d’amour anglais du XIXème siècle. Tout y est romantique et tout y est vrai. Jane Eyre, c’était Charlotte Brontë elle-même.
Bon, quand je lis ce résumé, je me demande si la personne qui l’a fait a réellement lu l’histoire. D’abord, il n’y avait pas DES élèves, mais UNE élève. Ensuite, il est sympathique, mais il révèle un peu toute l’intrigue, du coup, l’histoire a un peu moins d’intérêt.
Mais, là, vous me direz, je chipote. Il est vrai!
Pour moi, de lire ce résumé à part me hérisser les poils, ça ne change finalement pas grand chose: l’histoire, je la connaissais du début à la fin parce que c’était ma 3ème relecture du livre. Je l’ai fait parce que je tenais absolument à en écrire un article. J’avais adoré ma première lecture à l’âge de 15 ans, grandement aimé à l’âge de 25 ans et maintenant, pas loin d’une di…kof, kof, kof…aine d’années plus tard, j’ai nettement moins aimé.
Pourquoi ce si gros changement de point de vue? Je pense que c’est parce que je ne me reconnais plus en Jane Eyre. Comme elle, j’avais l’intransigeance qu’une éducation trop sévère avait forgé. Ceci mêlé à l’inexpérience de la jeunesse qui la conforte dans des certitudes un peu trop fermées, ça fait un mélange détonnant. J’étais un peu comme ça. Mais maintenant, je trouve qu’il est déplorable de voir que peu importe les tristes événements qui accablent l’héroïne, elle ne change pas et reste engoncée dans ses certitudes, ne se détournant pas de ses vertus hautement religieuses que je qualifierais avec l’expérience d’hypocrites. Bref, c’est loin d’être un personnage très sympathique mais j’apprécie pourtant le fait qu’elle ne porte pas de jugement sur les actes des autres et qu’elle essaie de comprendre le pourquoi du comment tout en en étant incapable.
Je crois que je déplore surtout le fait qu’autant elle se défend et tient tête à Mr Rochester, autant, elle se laisse manœuvrer face à St John et à sa volonté pastorale de fer. Et ça m’a prodigieusement énervée. Autant que les nombreuses références bibliques et les tout aussi nombreuses et non moins ennuyeuses leçons de morale qui prennent appui dans la religion.
J’ai mis pas mal de temps à le lire (une dizaine de jours, ce qui est long quand même, même en comptant que je n’ai pas pu lire plus de 20 pages un fameux week-end très chargé), peut-être était-ce dû au fait que je connaissais l’histoire, aucune surprise, pas davantage l’envie d’avancer, de découvrir une suite et une fin connue.
Je me suis aussi rapidement rendue compte que les parties que j’avais adorée, je m’en souvenais parfaitement et encore maintenant, je les ai vraiment beaucoup apprécié. Mais les parties dont je ne me souvenais pas, je ne les ai pas aimé. Comme quoi, la mémoire est sélective.
Lecture du mois d’avril avec Le Cercle de Critiques Littéraire des Lecteurs Économes, voici d’autres avis qui y ont participé:



