Au lit, chevalier ! – Owen Davey

Titre: Au lit, chevalier !
Auteur: Owen Davey
Éditeur: Éditions de la balle
Nombre de pages: 24
Quatrième de couverture: Avec un peu d’imagination, le coucher peut se transformer en une grande aventure. On peut traverser les couloirs à dos de destrier, plonger sous les mers en prenant le bain, affronter de terribles créatures dans la chambre à coucher, escalader un donjon pour monter dans son lit. Bref, le quotidien de tout chevalier qui se respecte.

Le héros, appelons-le chevalier, est fatigué et veut aller au lit. Or, il ne s’imagine pas son périple à travers sa maison comme tout enfant de son âge. Il se prend pour un chevalier. Il nous raconte son aventure, la manière dont il traverse le couloir sur son fidèle destrier, ou dont il… Non, je vais m’arrêter là, il serait dommage de vous spoiler l’album.
L’histoire est sympa, les textes sont courts.

Pour moi, le gros point fort de ce livre, ce sont les illustrations. Je les trouve magnifiques. Les couleurs sont sobres. Le character design des personnages est étrange, mais s’allie merveilleusement bien aux décors.
Les petits à qui je l’ai lu ont eu du mal à accrocher parce que les planches sont chargées donc ils ne savent pas où donner de la tête. Pour qu’ils prennent autant de plaisir que moi à cette lecture, j’ai rajouté des « bruitages » (cataclop quand il est sur son cheval, tap tap tap quand il monte les escaliers, glou glou…). Dommage que les planches manquent un peu d’onomatopées, les plus petits aiment tellement ça. Il aurait été parfait autrement.

J’ai adoré cette lecture, j’aime surtout chercher tous les détails insolites : comment les objets de la vie courante sont utilisés pour représenter le décor de son aventure comme les portes-manteaux qui deviennent des troncs d’arbres, etc.
Le lire et le relire fut un vrai plaisir.

Flying witch, tome 3 – Chihiro Ishizuka

Titre: Flying witch, tome 3
Auteur: Chihiro Ishizuka
Éditeur: Nobi nobi !
Nombre de pages: 160
Quatrième de couverture: Sur les conseils d’Akane, Makoto et ses cousins décident de se rendre à un café tenu par des sorcières. Mais lorsqu’ils arrivent à l’adresse indiquée, le bâtiment semble à l’abandon… L’établissement est en réalité tenu par une femme aussi mystérieuse que timide. Entre deux visites d’Inukai et de Nao, Makoto fait également la connaissance d’Anzu, une jeune consœur avec laquelle elle part à la rencontre d’un légendaire animal volant. Entre la magie, le jardinage et la cuisine, nos amis n’ont pas le temps de s’ennuyer !

Le mois dernier, je n’ai pas pu emprunter à la médiathèque le troisième volume de cette série parce qu’il était déjà pris. Donc quand je l’ai vu en début de mois, je n’ai pas hésité à le prendre. Non pas que je sois fan du manga, mais je suis toujours aussi curieuse de découvrir où les prochains tomes vont nous mener.
Dans ce troisième tome, l’auteur nous plonge un peu plus loin dans le monde de la magie, mais toujours en douceur. Je ne sais pas si je trouve cela apaisant ou prodigieusement exaspérant que cela se fasse si lentement.

Ainsi, on apprend l’existence d’un salon de thé tenu par une sorcière, donc un lieu caché au su et au vu des non-initiés dans le quartier où vivent Kei et Chinatsu. Bien entendu, nos héros s’y rendent, procèdent aux rites nécessaires pour le faire apparaître et c’est l’occasion pour le lecteur de rencontrer de nouveaux personnages : la serveuse puis la patronne ainsi que sa fille.
On enchaîne les tranches de vie un peu plus orienté vers le monde de la magie : le retour d’Inukai, le livreur de journaux et le fameux animal fantastique. Ce dernier point est le gros point fort de ce tome, un passage un peu trop rapide, mais tellement plaisant.

Les personnages sont dans leur lignée habituelle : gentils, calmes et reposants, même Chinatsu, qui normalement est un peu plus dynamique, est à la limite du serein ; c’en est presque étrange.
Pour le personnage d’Akane, qui est de nouveau présente, je suis assez partagée… Elle ajoute de la vie à l’histoire, mais en même temps, chaque fois qu’elle apparaît, je ne peux m’empêcher de penser à Urd dans Ah ! My goddess, que ce soit dans son apparence (peau mate, cheveux blancs, courtement vêtue) ou dans ses manières. Cette ressemblance excessive me gène un peu.

C’était plaisant à lire, sans plus. La fin rehausse le niveau mais pas assez à mon goût, malheureusement. Bien évidemment, je lirai la suite, mais je ne suis pas particulièrement impatiente de l’avoir.

Bonne nuit mon tout petit – Soon-Hee Jeong

Titre: Bonne nuit mon tout petit
Auteur: Soon-Hee Jeong
Éditeur: Didier Jeunesse
Nombre de pages: 40
Quatrième de couverture: Pour bercer son petit, une maman évoque avec douceur les animaux qui l’entourent : La vache ne fait plus de bruit. Dans l’étable s’est endormie. Les grenouilles ne font plus de bruit, dans l’herbe se sont endormies… Un livre tendre d’après une berceuse populaire coréenne, porté par des illustrations oniriques d’une grande beauté !

J’ai emprunté cet album à la bibliothèque pour le thème de janvier sur la nuit. C’est la première raison, la seconde est que je trouvais les dessins aussi beaux que doux.
Une maman souhaite une bonne nuit à son bébé et emmène l’enfant comme le lecteur autour de la maison où les animaux habituellement bruyants le jour ne font plus de bruit et se sont endormis…
Ça m’a permis de faire le tour non seulement de quelques animaux trouvables dans les jardins, mais également de leur abri.

J’ai aimé les illustrations mais surtout les nuances de couleurs que l’auteur a utilisées pour les vêtements des personnages.
Le seul soucis vient des décors : les contours sont dans le même bleu que le fond coloré. Du coup, on ne voit pas grand chose à moins d’avoir le nez collé dessus (ou pas loin) et même les teintes choisies pour les animaux tirent vers une nuance céruléenne et on a du mal à accrocher le regard dessus. C’est ce qui se passe pour les enfants à qui je l’ai lu, ils regardent les planches, mais y a rien qui se passe dans leur regard. Ça les laisse totalement froids.
Je comprends la démarche de l’auteur, on distingue difficilement les décors parce qu’il fait nuit, mais ça pèche, principalement parce qu’il n’y a pas de nuances de bleu sur les objets des plans arrières, genre ceux du fond ont un bleu plus foncé, ceux de devant plus clair, mais ce n’est malheureusement pas le cas… On a juste l’impression d’avoir un brouillard azuré qui gène la vue. Ce n’est pas particulièrement agréable.
Ça s’est laissé lire, sans plus.

The dungeon of black company, tome 1 – Youhei Yasumura

Titre: The dungeon of black company, tome 1
Auteur: Youhei Yasumura
Éditeur: Komikku
Nombre de pages: 176
Quatrième de couvertureKinji est un NEET, soit un individu qui vit en dehors du système. Poussé par l’ambition de ne plus travailler et grâce à de gros efforts fournis dans le passé, il vit désormais de ses rentes et se délecte de voir les autres se tuer à la tâche. Mais un jour, pour une raison inconnue, il est soudainement transporté dans un autre monde peuplé de créatures humanoïdes. Il tombe entre les mains d’une entreprise traitant ses salariés comme des esclaves et les faisant travailler dans un labyrinthe magique comme mineurs. Des salaires misérables, des horaires de travail interminables et des conditions de vie ignobles… Remonté contre ces méthodes d’un autre âge, Kinji prépare la révolte ! “Si tu veux survivre, travaille à en crever ! ”

Merci à la masse critique Babelio et aux éditions Komikku pour ce partenariat.
Quand j’ai lu le résumé lors de la masse critique Babelio, il  m’a beaucoup plu. Je redoutais un peu le côté fantasy, mais la curiosité et surtout l’envie de découvrir cette saga l’ont emporté sur mes craintes.

Le héros, Kinji Ninomiya, est un NEET (Not in Éducation, Employment ou Training). Il s’est débrouillé pour gagner de l’argent très jeune grâce à du swing trading et maintenant, il vit sur ses rentes jusqu’au jour où il est téléporté dans un autre monde. Dans cet univers, il est démuni. Il essaie d’arnaquer le système en vain et ne réussit qu’à s’endetter. Pour s’en sortir il n’a d’autre choix que de travailler, mais il finit forcément en bas de l’échelle sociale. Il bosse dans les mines en tant que travailleur-esclave pour une entreprise dont la politique est de se tuer à la tâche pour la prospérité de la boîte en respectant les quotas imposés.

J’avoue que raconté ainsi, ça ne donne pas envie, mais c’est peut-être dû au fait qu’à la suite de cette lecture, je me sens désabusée. La magie n’a pas opéré pour ce premier tome, non pas en raison de l’univers qui n’était pas déplaisant au final, mais à cause de Ninomiya, antihéros par excellence.
Je l’ai détesté. Il a un égo surdimensionné, une arrogance extrême ce qui ne m’aurait pas dérangé s’il avait l’intelligence qui allait avec son complexe de supériorité. Il n’est pas bête, mais il est loin d’être brillant. De plus, il est exécrable, profiteur, méprisant (des termes comme prolo m’ont juste donné envie de le taper), lâche et j’en passe.
Si les personnages secondaires avaient été plus intéressants, ça aurait pu passer, mais là encore, on en est loin. Wanibé a le charisme d’une moule avariée, quant à Rim, à part dévorer comme un ogre dilapidant ainsi le peu d’argent que se fait le héros, elle n’apporte rien au récit.

C’est la raison pour laquelle j’ai mis trois jours à terminer ce manga. Il ne me passionnait pas, mais j’espérais quand même que les épreuves traversées transformeraient un peu Ninomiya, mais non. La situation empire sur la fin, ça devient du grand n’importe quoi et ça conforte le héros à maintenir sa ligne de conduite : égoïsme et cupidité.
Rien à redire sur les dessins, ils sont jolis – j’ai surtout accroché au character design de Rim, même si, la plupart du temps, elle est trop dévêtue à mon goût -, mais les illustrations ne font pas tout et  n’ont pas sauvé ce premier tome d’un avis négatif.
Je n’ai malheureusement pas aimé cette lecture.

La danse hésitante des flocons de neige – Sarah Morgan

Titre: La danse hésitante des flocons de neige
Saga: Les frères O’Neil, tome 1
Auteur:  Sarah Morgan
Éditeur: Harlequin
Format: E-Book
Nombre de pages: 473
Quatrième de couvertureNoël. Kayla Green redoute cette date et, comme chaque année, elle prévoit de s’enfermer dans son bureau de Manhattan avec une surdose de travail. Mais un gros budget de relations publiques l’envoie en fait dans le Vermont : celui de Snow Crystal, apporté par Jackson O’Neil, qui dirige un groupe de stations de sports d’hiver de luxe. Pour Kayla, ce petit miracle de Noël ne va pas sans inconvénients : primo, la neige, le ski, les snow-boots, tituber sur la glace en talons hauts…, ce n’est vraiment pas son idéal ; secundo, Jackson O’Neil a une famille, une de ces familles aussi unies que les mailles d’un tricot bien serré qui rappellent douloureusement à Kayla qu’elle a toujours dû se débrouiller seule. Mais il y a pire encore pour elle que Noël, la famille et autres calamités : c’est Jackson. Jackson, qui a tous les atouts en main pour faire fondre le cœur de glace qu’elle s’est si difficilement façonné…

Je savais que c’était une romance donc je savais à quoi m’attendre. Je l’ai lu principalement pour le challenge Cold Winter Challenge. Et puis, comme j’adore les films de Noël, j’avais envie de lire une romance de Noël, sait-on jamais que cela me plaise… Bon ben sans grosse surprise, ce n’est pas passé.

Une histoire d’amour classique :
Jackson est jeune, beau (des yeux superbement bleus, j’ai pas passé tout le bouquin à penser au docteur Avery de Grey’s Anatomy, du tout -_-) et a réussi sa vie. Il essaie de sortir des ennuis financiers l’affaire familiale et engage Kayla, grande, blonde et sexy malgré son balai dans le cul.
Pour se faire une idée des lieux et mener à bien sa campagne de marketing, elle va passer une semaine à Snow Crystal, l’occasion pour elle qui déteste la période de Noël de fuir les fêtes mais c’est sans compter la famille de Jackson qui adore cette époque de l’année.
J’ai trouvé l’héroïne stupide sur ce coup-là. Elle se dit qu’en allant s’isoler une semaine dans un bungalow du Vermont, elle va éviter les décorations de Noël et tout ce qui tourne autour… Du moment où son employeur a brossé le tableau de l’entreprise familiale, c’était couru qu’elle n’échapperait pas à l’atmosphère festive.

Et si c’était le seul évènement prévisible, ça irait… Mais non et je ne parle pas que de la fin. On a aussi droit à bon nombre de scènes clichées.
Il n’y a qu’une chose que j’ai aimée, c’est l’ambiance générale du roman quand les héros sont seuls, c’était apaisant.
Alors pourquoi l’avoir terminé ?
Pour deux raisons :
le prétexte qui amène Kayla à Snow Crystal c’est-à-dire de convaincre les membres de la famille et surtout le grincheux et désagréable grand-père Walter du bien fondé de cette campagne de marketing. Je n’ai pas été déçue par la première rencontre, ça annonçait un vieux bonhomme coriace… malheureusement, ça n’a pas duré. À peine la première confrontation privée (qui a quand même tardé dans le roman) et il rend les armes… C’était décevant.
– la seconde raison est que quand le passage qui m’intéressait vraiment est passé, je n’était plus très loin de la fin et ça me permettait de valider mon challenge.

Il n’y a pas que l’histoire qui m’a laissée indifférente, les personnages principaux également. Malgré les casseroles qu’ils se traînent, je les ai trouvés fades. J’ai préféré les personnages secondaires, comme Elise…
Bref, je n’ai pas aimé ce roman et je ne pense pas lire les prochains.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Mandragore (Botanique – 3ème année) – Un livre dont on vous a rabattu les oreilles – 30 points

Cold Winter Challenge :
La magie de Noël
– Bonus : 3 points (Couverture de Noël, Romance de Noël, Couper des réseaux sociaux toute une soirée)