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Le secret de l’épouvanteur – Joseph Delanay
Titre: Le secret de l’Epouvanteur
Saga: L’épouvanteur, tome 3
Auteur: Joseph Delaney
Éditeur: Bayard Jeunesse
Nombre de pages: 372
Résumé: « L’hiver va être long et rude, mon fils. Tous les signes l’annoncent. Les hirondelles se sont envolées vers le sud presque un mois plus tôt qu’à l’accoutumée, et les premières gelées sont survenues alors que mes rosiers étaient encore en fleur Je n’avais jamais vu ça. Ça sera une période éprouvante : aucun de nous n’en sortira indemne. Aussi, ne quitte jamais ton maître. Il est ton seul véritable ami. Vous devrez vous soutenir l’un l’autre » Alors que le froid se fait plus vif, l’Epouvanteur reçoit un message qui semble grandement le perturber. Il décide aussitôt de quitter Chipenden pour se rendre dans sa maison d’hiver, à Anglezarke. La vieille demeure est lugubre : dans les profondeurs obscures de ses caves sont enfermées des sorcières et des gobelins. Quant au mystérieux auteur de la lettre, qui rôde dans les parages, il se révèle être l’ennemi juré de John Gregory. Au cours de longs mois d’hiver, Tom découvre peu à peu le passé caché de son maître. L’Epouvanteur doit-il payer le prix de ses erreurs de jeunesse ? Lorsque certains secrets qu’il a toujours dissimulés, seront finalement dévoilés, Tom va se trouver en grand danger…
Je crois que je suis une fan inconditionnelle de cette série !!! Il ne m’a fallu que deux jours pour le terminer mais quels jours !!! Trop courts, malheureusement ! Je l’ai trouvé encore mieux que le 2 et c’est peu dire.
Étrangement, je l’ai trouvé assez différent des deux précédents : alors d’accord, on a toujours la présence des gobelins et des sorcières mais les premiers sont bien moins présents, les secondes d’une manière différente peut-être parce que ce sont des Lamias. On remarque également une « pause » dans l’enseignement que M. Gregory dispense à Tom : il travaille son latin mais on en apprend moins sur la façon de chasser les créatures du Comté, on a davantage l’impression que ce volume assoit les bases apprises par l’apprenti, il utilise ingénieusement le sel et la limaille de fer notamment face à Bessie.
Le méchant principal, on le sait dès le début, est un homme, septième fils d’un septième fils, ancien élève de l’épouvanteur qui a malheureusement échoué et s’est tourné vers l’obscur et surtout la nécromancie. C’est un de ces enfoirés !
Le gros de l’histoire tourne donc autour du passé de maître Gregory ; comme annoncé à la fin du second tome, on rencontre Meg. Je reste partagée quant à son sort, elle a beau être une sorcière lamia, elle est domestiquée et à aucun moment on a l’impression qu’elle mérite le sort qui est le sien… que ce soit la tisane ou la fosse, les deux sont des extrémités plus que discutables dans son cas.
Ce volume est également l’occasion de rendre le personnage de l’épouvanteur plus humain : il apprend à Tom à ne pas se laisser guider par ses sentiments alors que lui l’a fait à deux reprises – alors de ce que l’on en sait – et il en subit les conséquences même si de nombreuses années ont passé, ça aurait pu ou dû plutôt très mal finir.
Le personnage de Tom est égal à lui-même : entouré de secret, il en fait de même et suit l’exemple de son maître ainsi que de sa mère ce qui lui cause bon nombre de soucis dans ce volume – un peu comme dans les deux précédents, en fait -, même s’il a en partie l’excuse de vouloir préserver M. Gregory et que je l’ai bien compris, parfois, j’avais envie de le secouer : « Nooonnn! Ne fais pas çaaaa! Atteeennddsss!!!! » – d’ailleurs, une ou deux fois, j’ai dû me laisser aller à lui crier ces mots. De plus, il ne fait pas attention aux détails importants comme la signature de Morgan – la première fois, il aurait pu interroger son maître sur cette bizarrerie – ou il ne tilte pas lorsque Meg l’appelle Tom alors qu’habituellement, c’est Billy, j’ai tout de suite tiqué, même si on peut le comprendre, il était bouleversé par les événements de la semaine et du soir-même mais bon sang, ce sont des éléments importants qui auraient pu lui éviter bien des dangers.
On retrouve le personnage d’Alice qui prend quand même bien plus d’importance – yes ! yes ! – et on sent bien qu’elle en prendra encore par la suite.
A la fin de ce tome – j’ai toujours envie d’écrire Tom pour rigoler un peu -, on perd un personnage important que j’aime beaucoup, ça m’a un peu toute chamboulée et rendue tristounette. Je n’en dis pas plus, même si ce n’est pas une surprise , c’était annoncé dans le second volume, c’est quand même dommage.
Un gros coup de cœur pour cette lecture qui m’a tenue en haleine du début à la fin.
Il était une fois 2 – La Belle et la Bête – Eloisa James
Titre: La Belle et la Bête
Saga: Il était une fois 2
Auteur: Eloisa James
Éditeur: E-Book
Nombre de pages: 372
Quatrième de couverture: À cause d’une malencontreuse méprise, la ravissante Linnet Thrynne est déshonorée. Sa tante trouve alors une solution : Linnet épousera Piers Yelverton, futur duc dont personne ne veut. Et pour cause : victime d’un accident qui l’a laissé boiteux et impuissant, il terrorise son entourage de ses fureurs dévastatrices. Puisqu’il n’a aucun espoir d’engendrer un héritier, il acceptera de donner son nom à une femme qui, pense-t-il, porte la vie.
Ce sera l’union de la Belle et de la Bête.
Sauf que Linnet est aussi pure que la blanche colombe et que son irascible fiancé est loin d’être un monstre…
Lorsque j’ai commencé cette lecture, je ne m’attendais pas à grand chose, une romance un peu dans le même genre que le premier, j’espérais quand même qu’il soit un peu mieux, après tout, ce n’était pas trop demandé : le conte de la Belle et la Bête, même revisité, étant mon préféré.
Avant de passer à mon avis plus détaillé, commençons par la couverture : je la trouve très jolie, elle est la raison principale qui m’a poussée à commencé cette saga.
Même si je ne suis pas fan des romances, j’ai passé un bon moment. Dès les premiers chapitres, on découvre la famille de Linnet, son père qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable – un homme plutôt changeant et inintéressant à se plaindre constamment que sa femme le trompait mais à côté de cela à ne rien faire… J’ai été assez contente de ne pas le retrouver par la suite. On découvre également sa tante un peu excentrique, Zénobia ; pour le coup, c’est dommage qu’on ne l’ai pas eu tout du long, elle aurait rendu le reste de l’histoire plus drôle.
J’ai beaucoup aimé la relation entre la belle Linnet et l’irascible Piers : ils est aussi insupportable que despote, elle refuse de se laisser tyranniser. Le seul bémol est qu’elle se met en place très rapidement, dès la première rencontre. Lui tiens énormément du Dr House, c’est ce que je me suis dit avant même son apparition, lorsque Sébastien donne son cours et l’auteure l’a confirmé dans ses notes de fin de volume. Quant à Linnet, elle a tout de la Cuddy à lui tenir tête sans pour autant être sa patronne.
La fin était prévisible, alors je ne parle pas de celle où ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, je parle de l’épidémie et de ce qui s’ensuit – alors ce n’est pas un vrai spoiler, hein, ça plane sur le château dès l’arrivée du Duc et de Linnet : les ailes sont séparées en 2, les malades contagieux et les autres…
Malgré cela, j’ai passé un bon moment, une lecture agréable sans plus.
Harry Potter et la chambre des secrets – J.K. Rowling
Titre: Harry Potter et la chambre des secrets
Saga: Harry Potter, tome 2
Auteur: J.K. Rowling
Éditeur: Folio Junior
Nombre de pages: 360
Quatrième de couverture: Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s’abat sur les élèves, cette deuxième année à l’école des sorciers ne s’annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ? Un livre magique pour sorciers confirmés.
De toute la saga des Harry Potter, c’est probablement celui que j’aime le moins. J’ai trouvé qu’on en apprenait moins que dans les autres : le premier est une découverte du monde des sorciers donc forcément, on ne ressent pas le besoin d’en savoir plus sur les personnages principaux.
Dans ce second volume, on nous dévoile certains détails, sur Hagrid notamment et la raison de son renvoi de l’école de Poudlard ce qui répond quand même aux questions qu’on pouvait ce poser dans le tome précédent et dans celui-ci sur son interdiction d’utiliser sa baguette magique, un peu également sur le passé de Voldemort mais ça reste très succinct. Même le séjour d’Harry au Terrier est traité rapidement, trop sommairement à côté des prochains volumes.
Ça se lit toujours aussi bien, en 3 journées, même chargées, c’était terminé.
On y retrouve les personnages habituels : le trio Harry Potter, Ron et Hermione, toujours aussi peu respectueux des règles -j’avoue que je reste perplexe quant au fait que leur désobéissance est constamment récompensée, et ce, malgré la chance qui les poursuit et leurs victoires face à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, ça les incite juste àà prendre de plus en plus de risques.
Heureusement que sur ce volume il y a le professeur Gilderoy Lockhart, il est totalement nul mais qu’est-ce que j’ai pu rigoler que ce soit lors de ses arrogants commentaires sur son passif et ses talents, ou lors de ses contacts avec les autres enseignants qui sont exaspérés par sa présence ou le battent à plate couture lors du club de duel.
D’ailleurs en parlant des autres professeurs, j’ai trouvé dommage qu’on les voit également moins ; on côtoie un peu plus Dumbledore, ce n’est pas mon préféré mais je le trouve par moment sage, son discours final sur ce qui fait la différence entre Harry et Voldemort m’a beaucoup touché.
Quant à Dobby, s’il y a bien un personnage à qui a le don de m’énerver, c’est lui. L’expression « l’enfer est pavé de bonnes intentions » lui va comme un gant, sauf que, comme souvent dans ces cas-là, ce n’est pas lui qui en fait les frais.
Un deuxième tome sympathique même s’il est moins bien que les autres. J’ai surtout hâte de commencer le prochain, c’est mon préféré 🙂
Le clan de l’Ours des Cavernes – Jean M. Auel
Titre: Le clan de l’Ours des Cavernes
Saga: Les enfants de la terre, tome 1
Auteur: Jean M. Auel
Éditeur: E-Book
Nombre de pages: 544
Quatrième de couverture: Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s’achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l’homme s’est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu’il est aujourd’hui. Il connaît l’outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s’abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d’harmonie.
En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d’un lion pour se réfugier auprès d’un clan étranger. On l’adopte. Très vite, les gestes et les paroles d’Ayla suscitent l’étonnement et l’inquiétude.
Ça fait un moment qu’une bonne amie me l’avait conseillé, je me suis enfin décidée à le lire et quelle lecture ! Bon sang, j’en suis encore toute retournée !
J’ai eu beaucoup de mal à lâcher mon livre pour vaquer à mes obligations tellement j’ai été prise dans le récit. J’ai malgré tout mis du temps à le lire principalement parce que c’est un roman très dense et qu’ayant adoré dès le début, j’ai pris le temps d’en savourer chaque ligne.
Enfin, dense est peut-être un peu péjoratif, je devrais plutôt dire qu’il est très riche : est développé aussi bien la vie clanique que la vie spirituelle totémique intrinsèquement liées l’une à l’autre avec toutes les traditions qui régissaient le Peuple du Clan comme se fait appeler cette race d’homme : si on sait immédiatement qu’Ayla fait partie des homo sapiens sapiens, on ignore davantage celle du Clan. A la description, j’aurai dit que c’était des homo erectus (jambes arquées, pas très grands, front bombé, sourcils proéminents, yeux rentrés, etc…) mais le fait qu’ils co-existent avec les sapiens me laissait perplexe. D’après quelques recherches faites, il était davantage fait référence aux hommes de Néandertal ce qui me semblerait plus logique mais en même temps, comparé à Ayla, ils sont plutôt petits : à quelque chose comme 12 ans, elle est aussi grande que les hommes, si ce n’est plus… Je sais qu’il y a une différence de taille entre les deux « espèces » mais pas aussi importante…. Enfin,bref, ce n’est pas le sujet.
Certains pourraient trouver ce livre un peu long, il y a en effet un certain nombre de descriptions surtout au niveau des rites mog-ur ou des préparations des potions des guérisseuses mais j’ai trouvé ça tellement intéressant et dépaysant que j’en aurai redemandé parfois. Ça se lit très très bien.
Au cours du récit, on a droit à plusieurs visions : déjà, je ne m’attendais pas à découvrir un peuple aussi réfléchis et ordonné -quand on s’imagine les hommes des cavernes, on les voit plutôt brutaux, répondant davantage à l’instinct qu’à une quelconque réflexion. Mais finalement non, et c’est une agréable surprise.
On a majoritairement la vision de l’héroïne Ayla, enfant des Autres, adoptée par le Clan de Brun, une façon de pensée qui est plus réfléchie, moins instinctive que celle de son clan notamment du fait qu’elle ne peut se référer à une mémoire ancestrale qu’elle n’a pas contrairement à son entourage, une attitude différente des femmes qu’elle côtoie, une soumission qu’elle a du mal à subir et la supériorité des hommes à laquelle sa nature profonde se heurte, souvent, une incompréhension d’un côté comme de l’autre. Un personnage que j’ai adoré, qui m’a touchée, avec qui j’ai souffert, avec qui j’ai beaucoup ri aussi (notamment lorsqu’elle pleure parce qu’elle a déçu Creb et redoute qu’il ne l’aime plus alors que sa famille d’adoption ne comprend pas ses larmes et pense qu’elle a une maladie des yeux pour ne citer que ce moment, mais il y en a quelques autres…)
On a la vision d’Iza (quelques autres femmes également mais principalement elle) qui s’interroge sur sa fille adoptive, ses origines, sa place dans la tribu, ses réactions, qui l’initie aux secrets des femmes et des guérisseuses, une plongée en douceur dans le monde des esprits. C’est un personnage calme et posé que j’ai bien apprécié parce qu’elle permettait de désamorcer la tension ressentie à la lecture de certains passages, même si elle venait après, elle avait un côté rationalisant.
Creb alias Mog-ur, grand sorcier. Avec lui, l’immersion dans le monde des esprits est bien plus profonde sans être violente pour autant ; tout comme le personnage a deux totems, il a deux rôles, celui de « shaman » mais aussi celui qui accueille dans son foyer sa sœur enceinte dont le compagnon est mort et qui éduque l’étrangère laide qu’est Ayla qui contrairement à ses compagnons ne le craint pas, ose regarder sa difformité et l’aime très vite. Pendant tout le roman, il prend son rôle de mog-ur très au sérieux et trouve bon nombre de réponses mais on ne peut s’empêcher de se demander si l’affection qu’il éprouve pour la fillette des Autres ne lui voile pas la face… Et on a la réponse dans les derniers chapitres, ce qui est appréciable.
Brun, chef sage et réfléchi du clan. Au début, je n’étais pas sûre de l’aimer, on le sentait hésitant, pas certain de ses décisions. Et puis finalement, on le découvre, il se bat comme il peut entre les esprits, les événements qui perturbent le clan, les réactions des uns et des autres… C’est très dur, il est soumis à une lourde discipline, on suit son évolution et surtout il apprend à se montrer juste.
Broud, le fils de la compagne de Brun et son successeur. Lui, on l’aurait aimé comme son père, malheureusement, il en est très loin et il s’en éloigne à chaque page un peu plus : personnage détestable égoïste, égocentrique, arrogant, on sait très vite qu’il fera la perte du clan…
C’est un gros coup de cœur pour cette lecture qui se termine trop tôt à mon goût. Du coup, je redoute un peu de lire la suite, peur que ce soit moins bien -rappelons qu’il y a 6 volumes.
Je suis encore à fond dans l’histoire, j’ai du mal à me sortir de ce monde de caverne et quand j’y pense, j’ai un sourire de satisfaction.













