Kushiel, tome 1 : La Marque – Jacqueline Carey

Kushiel 1: La Marque - Jacqueline CareyTitre: Kushiel, tome 1 : La Marque
Auteure: Jacqueline Carey
Éditeur: Bragelonne
Nombre de pages:
782
Quatrième de couverture:
Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu’elle n’était qu’une enfant.
Habitant désormais la demeure d’un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l’histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout… les arts du plaisir.
Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d’elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu’elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d’Ange, elle n’a d’autre choix que de passer à l’action.
Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d’embûches, qu’il lui faudra mener jusqu’au bout pour sauver son peuple.

Cela faisait longtemps que je voulais lire cette trilogie, j’ai profité du fait que Bouchon des bois du blog Les Lectures de Bouch’ le lise pour en faire autant, elle a eu la gentillesse de me proposer une Lecture Commune que j’ai mené tant bien que mal (vous trouverez d’ailleurs son avis en fin de chronique). Comme à peu près tout le mois de février, j’ai eu beaucoup de mal à trouver le temps pour avancer comme je l’aurais souhaité: il m’a quand fallu 11 petits jours, pas trop long quand même vu le nombre de pages, si ?

Dès les premières pages, on entre dans un univers complexe mêlant religion, histoire, politique, etc… C’est peut-être également une des raisons qui ont fait que j’ai pris du temps pour le lire: je retenais au maximum les nombreux noms, lieux et relations qui correspondaient les uns aux autres et parsemaient les pages de ce livre. Et elles sont foultitudes !

Malgré sa complexité, l’histoire est aussi géniale que complète. Passionnante, c’est le mot que je cherche.
Kushiel - La marque   de PhèdreSur les 96 chapitres, seuls 2 moments m’ont bloqué: les premiers pas de Phèdre au service de Naamah que j’ai trouvé trop plat par rapport au début, on aurait dû être aussi malmené psychologiquement parlant que lors de son apprentissage mais non; et la seconde partie était vers la fin, après le départ des héros de chez le Vieux Frère jusqu’à l’entrée en jeu de Ghislain de Somerville – ce n’est pas que ce n’était pas intéressant, c’est juste que j’ai été incapable de me concentrer sur ce passage, peut-être était-ce trop pragmatique et pas suffisamment narré par rapport au reste du récit.

J’ai beaucoup aimé le style de l’auteure: il est fluide, le vocabulaire est parfois simple, d’autres fois soutenus mais ce n’est nullement choquant ni dérangeant.
Le fait que la narration soit faite par l’héroïne, Phèdre, donne plus d’authenticité au récit. Certes, grâce à cela, on s’identifie plus facilement à la jeune fille mais cela permet également et surtout d’expliquer les sentiments complexes et contradictoires qui la tiraillent.

J’ai bien apprécié les personnages principaux -non, c’est pas vrai, en fait, je les ai adoré ! 😀 – ils sont très alambiqués sans que ce soit pour autant exagéré.
Phèdre est attachante, torturée, tenaillée entre son rôle d’anguissette (qui ressent la jouissance notamment dans la douleur) et d’espion que Delaunay lui a assigné. Je l’ai trouvé par moment excessivement perspicace mais d’autres fois atrocement lente d’esprit. Marquée par le Signe de Kushiel, elle accepte ce qu’elle est, pourtant, à l’inverse, elle se méprise terriblement.
Kushiel 1 - phèdreJoscelin, n’en parlons pas, il est sûrement le personnage que je préfère. Il est Cassilin, raide comme la justice, empêtré dans son ordre et ses obligations, et pourtant tellement humain, prit entre deux feux: ses sentiments et sa raison.
Mélisande, je l’ai détesté dès le début et ce, tout au long du roman. Je ne comprends pas la fascination qu’elle exerce sur Phèdre, c’est la seule faiblesse de l’héroïne que je n’accepte pas.
Pour les autres, je n’en dirai rien pour la simple raison qu’il y en a beaucoup trop, la preuve en vrac: Delaunay, Alcuin, Hyacinthe, Thelesis de Mornay, Cécilie Laveau-Perrin, Quintilius Rousse, Ysandre de la Courcel et Ganelon, Selig Waldemar, Gunter d’Arnlaugson, Hewig, la famille Trevalion, d’Aiglemort, Morbhan, Drustan, Grainne, Eammon, les Somerville, Childric d’Esoms, etc…
Et ce ne sont que ceux qui me viennent immédiatement, il y en a encore une multitude…

Bref, j’ai adoré. Si je n’avais pas eu mes 2 passages difficiles, ça aurait été un coup de cœur. J’ai particulièrement apprécié le fait que l’histoire commencée au début du roman se termine. Il y a bien entendu un second volume sur lequel on nous lance dans les dernières pages, mais ce n’est pas une nécessité absolue. Je pourrai donc mettre de la distance entre les deux tomes.

L’avis des copinautes:Les lectures de Bouch'Les Lectures de Bouch’: La marque, Jacqueline Carey (Kushiel #1)

La Passe-Miroir, Livre 1: Les fiancés de l’hiver – Christelle Dabos

La Passe-Miroir 1 - Les fiancés de l'hiverTitre: Les fiancés de l’hiver
Saga: La Passe-Miroir, Livre 1
Auteur: Christelle Dabos
Éditeur: Gallimard Jeunesse
Nombre de pages: 519
Quatrième de couverture:
Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.
Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant.
Lauréat du concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama.

Il ne m’a pas fallu longtemps pour terminer ce livre: je l’ai dévoré en seulement trois petits jours.
Mon chéri me l’avait offert en août 2013 pour mon anniversaire mais j’en avais entendu tellement de bien que finalement, ça m’a pris plusieurs mois avant de me décider à l’ouvrir de peur d’être déçue. Je vous rassure, il n’en a rien été, bien au contraire.

Je ne m’attendais pas du tout à une telle l’histoire ni même à l’univers décrit. J’ai été très surprise: la première partie est très fraîche quant à la seconde, elle est plutôt sombre; la plongée dans le monde du Pôle se fait progressivement, des questions se posent au fur et à mesure de la lecture auxquelles on répond en majorité avant la fin du roman, même si on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la véracité de ces réponses. Pour une lecture jeunesse, je le trouve quand même par moment assez dur, les intrigues de cour par exemple, mais ça ne le rend que plus intéressant.
J’ai apprécié tous les personnages, principalement parce qu’ils sont loin d’être manichéens. C’est un peu déroutant parce que, hormis l’héroïne Ophélie et sa tante Roseline, on ne sait pas sur quel pied danser avec les autres personnages: aucun n’est ce qu’il semble être réellement, ils sont manipulateurs, retors, hypocrites, comploteurs, etc… Et par moment, ils sont tout autant touchants qu’attachants.
Habituellement, je n’apprécie que moyennement les héros, mais là, j’ai beaucoup aimé Ophélie: elle est tellement bien dépeinte, tellement humaine dans sa façon d’être, dans le développement de ses pensées, dans ses maladresses, même si par moment, ça parait trop (finalement quand on en connait la raison, ça passe mieux).

Pour moi, le plus gros point fort reste l’atmosphère, j’avais la sensation d’être dans un Ghibli. Je n’ai pu m’empêcher tout au long de la seconde partie de ce roman de penser au « Voyage de Chihiro » et quand on sait comme j’ai aimé cet animé, ça en dit long sur ce que j’ai ressenti.
Je pourrais sans problème en parler encore et encore mais je n’en ferai rien de peur de spoiler l’histoire, ce qui serait dommage; surtout que là, j’estime en avoir déjà dit pas mal… et j’espère pas trop.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré, c’est un gros coup de cœur pour moi et j’attends avec beaucoup d’impatience de pouvoir lire le Livre 2 mais il va malheureusement encore falloir attendre. Déprime! :S

Les Nains: Manuel de Campagne – Den Patrick

Les nains- manuel de campagneTitre: Les Nains: Manuel de Campagne
Auteur: Den Patrick
Éditeur: Le Livre de Poche
Nombre de pages: 185
Quatrième de couverture:
« Ténacité, ténacité, TÉNACITÉ ! »
« Nous sommes les nains. Seuls notre force, notre loyauté et notre sens du devoir nous permettent de survivre dans ce monde hostile. Seules la méfiance, la suspicion et la vigilance peuvent nous protéger pour les années à venir ».
Ce manuel illustré, fruit de la sagesse des nains, pose les bases de leur stratégie militaire. Dans une langue claire et concise, il dévoile les tactiques, l’équipement et les armes utilisés pour vaincre l’ennemi.
Un ouvrage indispensable pour chaque nain dans chaque citadelle. Lisez-le attentivement, et que vos barbes poussent longues et drues !
« Si nous autres humains voulons résister et survivre aux ores et aux spectres de l’Ombre, nous ne pourrons le faire qu’avec l’appui des autres races, et même si vous ne le feu ; jamais admettre à un nain, ils ont besoin de nous autant que nous avons besoin d’eux
Sebastian Venghaus
Anthropologue royal, Hoïm ».

Je tenais d’abord et en priorité à remercier l’équipe Babelio ainsi que la maison d’édition Le Livre de Poche pour la confiance qu’ils m’ont accordée et la chance qui m’a été offerte de pouvoir découvrir ce livre qui me donnait grandement envie.

J’ai trouvé la couverture magnifique. Le titre m’a grandement interpellé, il fait très jeu de rôle. Le résumé était prometteur. Les pages sont relativement épaisses et la typographie grande, ça se lit donc vite et bien.
Avant de commencer ma lecture, je m’étais préparée à deux extrêmes avec ce livre:
-soit très sérieux avec un historique, une plongée dans le monde des nains pour finir sur un manuel de tactique et de guerre purement nain.
-soit complètement déjanté à la Naheulbeuk.
Pour le coup, ça a plutôt été un mixte entre les deux. Pas assez sérieux pour être pris au sérieux, pas assez déjanté pour être vraiment fun. Le texte principal est rigoureux et réfléchi tandis que les annotations du « traducteur » humain sont cinglantes et drôles.
J’ai eu l’impression de lire un supplément de jeu de rôle sur une race précise, les nains en l’occurrence, en un peu moins poussé. Ce n’est pas particulièrement déplaisant, mais c’est loin d’être passionnant et il manque un livre de règle pour fédérer l’univers.

Dès le début du manuel, on a droit à énormément de noms typiquement nains et inconnus qui, heureusement, sont très vite expliqués dans la suite du texte. Tout au long du livre, on les retrouve et par moment, j’avoue m’y être un peu perdue. Heureusement, dans les dernières pages, on trouve un lexique qui explique les termes récurrents les plus importants.
Le livre est divisé en plusieurs chapitres qui décrit les armes, les armures les équipements, les grandes formations tactiques de guerre, etc… Ça aurait dû être suffisamment complet, mais pour moi, j’estime qu’il manquait de profondes racines auxquelles s’ancrer: l’historique, la culture et la façon de vivre étaient un peu trop succinctement traités à mon goût.

Bref, c’était une lecture plaisante mais malheureusement sans plus.

Tara Duncan 1: Les Sortceliers – Sophie Andouin-Mamikonian

Tara Duncan 1 - Les SortceliersTitre: Tara Duncan 1:
Les Sortceliers

Auteur:
Sophie Andouin-Mamikonian
Éditeur: POCKET Jeunesse
Nombre de pages: 560
Quatrième de couverture:
La mère de Tara Duncan a été enlevée ! Tara et Manitou, son grand-père transformé en labrador, partent sur Autremonde affronter dragons, Vampyrs et Sangraves. Mais bientôt le trop puissant pouvoir de Tara fait des envieux, et elle devient la cible de complots dont seul son sens de l’humour et son courage pourront la sauver. Elle devra parvenir à sauver sa mère, découvrir qui veut l’assassiner et pourquoi.
Humour, suspense et magie pour le premier tome des aventures d’une sortcelière pas comme les autres.

J’ai mis presque deux semaines pour le terminer. J’ai eu beaucoup de difficultés à avancer parce que je m’y suis ennuyée. Pourtant je n’aurai pas dû: il se passe énormément de choses dans ce livre, on n’a que peu de répit et on n’a pas le temps de souffler.

Le monde dans lequel on nous plonge est intéressant: les liens entre sortceliers et familiers, les différentes portes-passages, les paysages changeant des chambres, etc…
Les formules magiques sont recherchées et amusantes, c’est sûrement ce que j’ai préféré dans ce roman.

Malheureusement, c’est tout ce que j’ai aimé.
La majorité du récit m’a plutôt laissé indifférente. Je n’ai pas accroché à l’histoire parce que je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, à aucun des personnages, et pourtant, il y en a mais je crois qu’ils sont traités trop superficiellement pour moi.
Lors de cette lecture, je n’ai pas été emportée par le panel de sentiments qu’un récit si riche en événement aurait dû provoquer en moi  et les rares fois où je me suis sentie vibrer, ça n’a duré qu’un instant et cela s’arrêtait bien trop brusquement. Je l’ai trouvé émotionnellement plat ce qui contraste beaucoup trop à mon goût avec les multiples événements qui transportent les protagonistes de ce premier tome.

Ce livre m’a laissé indifférente, pourtant, je n’ai pas pu arrêter ou mettre en pause  cette lecture. Il a fallut que j’arrive au bout pour pouvoir être tranquille et entamer un autre ouvrage. Pourtant, je ne me sens pas soulagée de l’avoir terminé. Je ressens juste un grand vide comme si je n’avais rien lu depuis des jours…

Je passe à 06/20.
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Le Sang des 7 Rois – Livre deuxième – Régis Goddyn

Le sang des 7 rois 2Titre: Le Sang des 7 Rois, livre deuxième
Auteur: Régis Goddyn
Éditeur:
LAtalante
Collection:
La dentelle du cygne
Nombre de pages:
400
Quatrième de couverture:
– Tu n’es pas une fille Rosa, tu es un miracle. Fernest se pencha et cueillit une petite fleur qu’il lui glissa dans les cheveux.
– Pourquoi m’aimes-tu?
– Je t’aime… parce que tu en as besoin.
– Ce n’est pas une raison.
– Alors je t’aime parce que j’en ai besoin.
Rosa essaya de voir les voyageurs en contrebas. Ils étaient trop loin, et dissimulés par le relief. Elle ferma les yeux et sentit leur présence, leurs émotions, leurs douleurs et leurs peines. Elle s’écarta pour regarder Fernest, puis elle détourna le regard comme pour se mesurer au glacier, colossal nuage pétrifié sur le flanc de la crête. Elle resta ainsi longuement avant de reprendre la parole.
– On ne m’a jamais aimée, Fernest.

J’attendais avec beaucoup d’impatience ce deuxième livre de Le Sang des 7 Rois et j’ai enfin trouvé du temps pour le lire !
Le premier avait été un coup de cœur. Pour celui-ci, j’ai énormément aimé, mais un peu moins quand même.

Pour moi, ce tome est un volume de transition parce que si la toile de fond s’est davantage dessinée, je trouve que ce n’est pas vraiment le cas des personnages qu’on a pu suivre dans le tome précédent; on chemine avec Rosa un bout de chemin, mais finalement, on l’abandonne dans la même situation qu’au départ, on n’a aucune idée de ce qui va se passer de son côté, son seul but pour le moment étant de survivre, on reste dans le flou total sur ce qui l’attend, elle mais aussi ses compagnons. Pour Orville, il y a une avancée bien plus grande dans son évolution sans être pour autant énorme: il passe à la fin du volume précédent à maître de son destin, prenant judicieusement ses propres décisions, à fugitif dans ce second tome bringuebalant au fil des événements jusqu’à ce qu’il arrive à la Cité-Vieille, tout au long de ce volume, il découvre progressivement ses pouvoirs mais aussi une toute petite parcelle du monde…
De plus, même si les deux protagonistes conservent une place prépondérante dans ce tome, on découvre toute une flopée d’autres personnages dont on ne situe que difficilement l’importance: prochainement principaux, secondaires, tierces, etc…
J’ai eu la sensation que ça partait dans tous les sens sans pour autant être brouillon, on sent que toutes les révélations sont soigneusement choisies et dévoilées au fur et à mesure pour avancer ni trop vite ni trop lentement dans l’histoire ce qui est plus qu’appréciable.
Le gros point positif est que, du coup, on découvre davantage les tenants, les aboutissants et les implications des différents groupuscules s’opposant ou s’associant les uns aux autres.
Ça ne répond pas à toutes les questions qu’on pourrait se poser, mais il y a de quoi satisfaire une partie de notre curiosité. Il reste encore bon nombre d’interrogations en suspens sans compter les points soulevés dans ce volume et qu’on doit tôt ou tard découvrir.

La lecture était très fluide, j’aime toujours autant le style de l’auteur et ça a été un réel plaisir de le retrouver. Je déplore seulement un détail et c’est le seul point noir pour moi: dans le premier, j’avais adoré le principe de passer du récit au journal d’Orville. Dans ce second volume, il y a peu d’écrits retranscrits, la première moitié du livre ne s’y prêtant que peu, c’est normal; cependant, j’avais espéré revenir à ce principe vers la fin mais j’ai été un peu déçue: il y a bien eu une ou deux amorces, mais sans plus, j’espère vraiment que ça reviendra dans la suite.
Comme je l’ai dit au début, j’ai beaucoup aimé – il s’en est fallut de peu d’être un coup de cœur, dommage !- et j’ai vraiment hâte de pouvoir lire et voir ce que nous réserve le troisième tome…