Le Sang des 7 Rois – Livre trois – Régis Goddyn

Le sang des 7 rois, livre 3 - Régis GoddynTitre: Le Sang des 7 Rois, livre trois
Auteur: Régis Goddyn
Éditeur:
LAtalante
Collection:
La dentelle du cygne
Nombre de pages:
404
Quatrième de couverture:
Monte dans la vallée, celle que tu verras à ta droite en arrivant dans le septième royaume. Tu te trouveras dans un cul-de-sac. On peut escalader la falaise, elle ne mesure pas même trois cents pieds. Il y a des prises, mais en montant sur la gauche, après les grandes chutes d’eau. Puis, une fois dans la vallée suspendue, marche environs deux semaines en collant la montagne sur le flanc nord. Tu trouveras un passage. Il sera probablement bouché par les arbres et les ronces, ça dépend des moments, mais je sais qu’Odalrik se débrouillera pour te faire venir à lui… Si ce vieux chameau est bien luné.

 Si vous me suivez, sur le blog, Facebook ou Twitter, vous avez dû voir que ce livre est resté un très long moment dans mes lectures en cours. Il est bon de préciser que ni le livre, ni l’auteur ne sont en cause.

Ayant lu le livre deux en septembre 2013, soit presque un an avant, j’ai eu un peu de mal à me replonger dedans : les personnages sont vraiment nombreux et même si l’index des noms a bien aidé à me repérer, il n’y avait malheureusement pas assez de détails pour faire travailler ma mémoire.
La première moitié du livre est vraiment très dense, pratiquement chaque chapitre traite d’un personnage différent, c’est aussi perturbant que frustrant parce qu’on aimerait en savoir plus immédiatement, mais on est mis en attente.
Dès la seconde partie, on retrouve les personnages principaux et c’est juste du bonheur. Je ne savais même plus où donner de la tête, j’avais envie d’avancer dans l’histoire de tous et je suis passée de perdue à passionnée.

J’ai adoré retrouver Orville et son journal (même s’il y a eu moins d’écrit du genre que dans le premier, il y en a quand même et ça donne toujours une touche plus personnelle au roman) ; Rosa, Fernest, Ferrand et Maja évolue enfin, grâce à eux, on en apprend bien plus sur les Sang Bleu notamment mais également sur l’univers de cette saga.
D’ailleurs, il est bon de préciser que ce volume répond à pas mal de questions qu’on se pose sur les résurgents, les mages, le sang bleu et le sang rouge, etc… Un volume très intéressant qui est parfaitement dans la continuité de cette saga.

Bref, j’ai beaucoup aimé, j’aurai préféré réussir à lire ce troisième volume d’une seule traite : mettre la lecture en stand by m’a un peu gâché le plaisir. Je lirai le prochain avant la fin d’année, ainsi l’histoire restera fraîche. Si vous avez aimé les précédents, vous ne pourrez aimé que celui-ci.

Et voici en fin de livre le détail qui m’a beaucoup touchée et que Régis Goddyn m’a montré lors des Imaginales (oui, j’en ai été toute retournée) :Remerciement Le Sang des  Rois 3

Le navire aux esclaves – Les aventuriers de la mer 2 – Robin Hobb

Les Aventuriers de la Mer, tome 2 Le Navire aux esclaves - Robin HobbTitre: Le navire aux esclaves
Saga: Les aventuriers de la mer 2
Auteur: Robin Hobb
Éditeur: J’ai Lu
Nombre de pages: 380
Quatrième de couverture: Kyle, désormais aux commandes de la Vivacia, la vivenef récemment éveillée de la famille Vestrit, a décidé de l’utiliser pour transporter des esclaves. Et son impérieuse volonté ne saurait souffrir la moindre opposition. Son épouse Keffria en vient même à douter de son mari quand il veut débaucher leur fille Malta, et obliger leur fils Hiemain À travailler à bord de l’embarcation et à abandonner l’apprentissage qui le destinait à la carrière de prêtre de Sa. Sa belle-sœur Althéa, elle, se fait de son côté passer pour un jeune homme et se démène sur le Moissonneur, un navire abattoir, Elle doit prouver à Kyle qu’elle est un véritable marin pour récupérer Vivacia…

Bon ben comme le premier tome de cette saga, j’ai adoré… Je pense que c’est un second coup de cœur. Habituellement, il est rare que j’aime tout autant une suite, pourtant, c’est le cas.

Le début a été un peu difficile parce que j’ai mis bien trop de distance entre les deux volumes -pratiquement 12 mois-, du coup, je n’étais plus trop dedans et j’avais oublié certains détails, puisque, entre temps, j’ai lu pas mal de livres, notamment de fantasy ayant un rapport avec la mer, entre autre. Mais la force de l’auteur est qu’elle arrive au fur et à mesure à nous rappeler ce qu’il s’est passé dans le tome précédent sans que ce ne soit lourd, c’est plutôt subtile et très agréable.

les aventuriers de la mer 2 - le navire aux esclaves - Robin HobbOn en découvre davantage sur les personnages. On voit un peu moins Parangon -j’ai adoré cette vivenef- mais on devrait rapidement le retrouver dans les prochains, j’ai hâte. J’ai toujours autant aimé Althéa et Brashen. J’ai commencé à m’attacher à Hiémain et à apprécier sa relation avec Vivacia. Ronica reste égale à elle-même, cependant ses rapports tendus avec Keffria évoluent vers la fin, et je crois que je commence à apprécier l’aînée des Vestrit. Et j’ai détesté Kyle Havre… Quant à sa fille, Malta je n’en dis rien mais n’en pense pas moins. Pour Kennit, je ne suis pas sûre de l’apprécier, à voir par la suite.
Dans ce volume, on évolue dans la famille Vestrit sur terre comme en mer : on en apprend plus sur leurs relations familiales mais aussi commerciales.

Le style de l’auteur est toujours aussi fluide et agréable. J’ai savouré chaque mot, chaque phrase, chaque moment passé avec les héros, j’ai vibré avec eux, me suis énervée, ai angoissé. Bref, tout ce que j’aime dans une lecture. Par contre, cet excès d’émotion a freiné mon avancée, j’ai mis plus de temps que prévu pour le finir parce que je me suis délectée de chaque page.

Bref, j’ai vraiment adoré et cette fois, je n’attendrais pas un an avant de lire la suite 🙂

Je passe à 7/26
challenge-bannièreABC2014-complet

Les Monarchies Divines, tome 1 : Le voyage d’Hawkwood – Paul Kearney

Les Monarchies divines 1 - Paul KearneyTitre: Le voyage d’Hawkwood
Saga: Les Monarchies Divines
Auteur: Paul Kearney
Éditeur: Le livre de poche
Nombre de pages: 622
Quatrième de couverture:
Les différents royaumes qui gouvernent le monde sont entrés en guerre. Aekir, la grande cité ramusienne, vient de tomber sous le joug de l’armée du sultan Aurungzeb. La ville est en flammes, des milliers d’habitants fuient la guerre et s’exilent aux quatre coins des Cinq Monarchies. À Hebrion, le roi Abeleyn IV est de plus en plus inquiet de la place prise par les Inceptines, ordre religieux fanatique, qui veulent éliminer toute trace de magie sur le monde. Le mage Bardolin va prendre sous son aile une jeune lycanthrope et tenter de survivre à la folie de l’Église. Enfin, revenant à Abrusio à bord de sa caravelle, le noble Hawkwood va voir toute une partie de son équipage arrêtée. Sa seule chance de survie est d’accepter le marché que lui propose un cousin du roi : aller à la recherche du continent légendaire qui se trouverait de l’autre côté des mers. Son équipage : les magiciens et les sorciers devenus indésirables dans la cité. Le seul problème est que personne n’est jamais revenu vivant de ce périple impossible.

Tout d’abord, je tiens à remercier l’équipe de Babelio ainsi que les éditions Le Livre de Poche pour la confiance qu’ils ont placée en moi en acceptant ce partenariat.

Cette lecture a été une terrible déception. Je m’attendais à une découverte, à un voyage à travers un univers nouveau et intéressant, ça n’a malheureusement pas été concluant en ce qui me concerne. J’ai été propulsée dans un monde dont j’ignorais tout mais au lieu d’y pénétrer en douceur et progressivement, on m’a jetée en eau profonde et je me suis débattue tant bien que mal, noyée devrais-je même dire, entre personnages multiples (Corfe, Bardolin, Griella, Hawkwood, Abeleyn, Jemilla, Murad, etc…), histoire politique et manœuvres gouvernementales diverses.
J’ai eu la désagréable sensation d’être une boule de flipper, catapultée d’un personnage à un autre. sans en voir le lien. J’ai réussi vaguement vers la page 150 à comprendre que la prise d’Aekir par les Medruks a permis aux Inceptines d’étendre leur pouvoir et surtout de massacrer les Dweomers qui pratiquent la magie et sont donc considérés comme hérétiques. Le roi, afin de contrer les religieux fanatiques décident alors d’organiser un voyage qui permettra aux Dweomers de créer leur colonie dans un monde inconnu.
Donc tout est finalement lié, sauf que pour le comprendre, il faut subir 150 pages. Puis, lorsque j’ai enfin trouvé le fil conducteur, j’ai pu prendre plaisir à entrer dans l’histoire… pendant environ 100 pages avant d’être balancée chez les Inceptines, au milieu d’étrangers… Ça a fini par me gaver.

Le dernier détail qui a fait que le courant n’est pas passé: le vocabulaire employé. L’auteur s’y connait très bien en navigation, ça se sent… Je trouve que quelque part, ça a du mérite… quand on écrit pour un public spécifique. J’ai appris assez jeune que lorsqu’on conte une histoire, la règle d’or est de se faire comprendre de tous ; pour se faire, il y a deux solutions, soit l’auteur emploie un vocabulaire complexe et parvient à les rendre compréhensible au lecteur par le récit et le contexte, soit il ne l’utilise qu’occasionnellement, et principalement dans les dialogues de ses personnages. Mais Kearney n’a fait aucun de ces choix, il a utilisé outrancièrement un vocabulaire nautique, la moitié des actions des marins, on ne les comprend pas et ça use à la longue. Je suppose que c’était par un soucis d’authenticité, mais il aurait dû s’en tenir à son utilisation lors des dialogues de ses personnages… ou alors écrire un traité de navigation mais pas de la fantasy.

Alors, rassurez-vous, vers la fin, il y a un mieux… malheureusement, pour moi, c’était trop tard… mon enthousiasme s’en est trouvé sévèrement émoussé.
Bref, je n’ai pas été emballée du tout par ce livre, j’y ai même été à reculons ; j’ai été déçue, j’irai même jusqu’à dire que j’ai détesté… Pourtant, il parait que la suite est géniale… Je ne le saurai jamais, tant pis, je passe mon tour sur ce coup-là.

Blood Song, tome 1 : La voix du sang – Anthony Ryan

La voix du sang - Blood Song 1 - Anthony RyanTitre: La voix du sang
Saga: Blood Song, tome 1
Auteur: Anthony Ryan
Éditeur: Bragelonne
Nombre de pages: 665
Résumé:
Vaelin n’a que dix ans quand son père, le Seigneur de Guerre du roi, l’abandonne au pied de la grille d’entrée du Sixième Ordre. Cette commanderie éduque les frères qui sont de toutes les batailles. Vaelin y découvrira la vie austère, solitaire et dangereuse d’un combattant de la Foi, qui n’a désormais plus d’autre famille que l’Ordre. S’il voue une haine farouche à son père, cet homme qui l’a dépossédé de son droit de naissance, et chérit le souvenir de sa mère, Vaelin apprendra au gré de son noviciat que les apparences peuvent s’avérer trompeuses. De révélations en révélations, une seule vérité se fait jour : Vaelin Al Sorna est promis à un grand destin. Un destin qui risque fort de bouleverser le Royaume et, par-delà, le monde.

 Je tenais tout d’abord à remercier le site Babelio et leur Opération Masse Critique ainsi que les éditions Bragelonne pour m’avoir permis de découvrir en avant-première cette passionnante épopée. En effet, il ne doit sortir que le 18 juin.

Commençons par le commencement : lorsque j’ai reçu ce partenariat, j’ai un peu été déçue par la couverture. Je pensais recevoir la couverture initiale (cf ci-dessous) que je trouve quand même jolie même si en la voyant, je ne peux m’empêcher de penser à Assassin’s Creed, or j’ai reçu celle ci-dessus des épreuves non corrigées qui, admettons-le, n’est quand même pas terrible, j’aurai apprécié une réminiscence de la couverture originale, même si, ça a eu des bons côtés : pour le coup, j’ai pu imaginer le personnage principal sans interférences.

Le livre se compose en 5 parties:
– les deux premières où l’on retrouve Vaelin, dès son arrivée au Sixième Ordre jusqu’à la fin de son apprentissage. J’ai eu un gros coup de cœur pour ces parties-là. On découvre progressivement l’univers que l’auteur a créé, la plongée se fait tout en douceur et je me suis laissée volontiers guider.
La voix du sang, tome 1 - Anthony Ryan– la troisième : le héros et ses compagnons d’arme sont devenus à part entière frères de l’Ordre, reçoivent leur première mission avec le revers de la médaille que cela comporte. J’ai un peu moins aimé cette partie-là, surtout les premiers chapitres, en fait: on les rejoint après une ellipse de 6 mois, j’ai trouvé la coupure trop abrupte mais la fin que j’ai adoré rattrape largement.
– la quatrième est sûrement la plus épique, la guerre étant lancée ; dès le début, on est plongé dans des affrontements guerriers mais étrangement, ça m’a ennuyée principalement parce qu’on suit sans suivre Vaelin et ses frères, j’ai trouvé cela bien trop impersonnel. C’est certes pas très long, l’équivalent de 2-3 chapitres, mais c’était suffisant pour que j’ai, par la suite, du mal à me replonger dans l’histoire ; du coup, même si le reste de cette partie était sympa finalement, ça m’a un peu gâché le plaisir.
– la cinquième est un épilogue : le dernier Témoignage de Verniers est la suite directe du prologue et son premier et ultime chapitre clôt la majorité des questions qu’on pouvait se poser. Du coup, j’ai terminé le livre sereinement et j’ai adoré cela.

Ce qui m’a le plus déplu, c’est sûrement les Témoignages de Verniers. Ils servent d’introduction à chaque partie et content des événements qui sont sensés être sus de tous, or, le lecteur ne les connait pas. Du coup, je pense que l’auteur m’a perdu dans ces moments-là : si le premier m’a vaguement donné l’envie d’en savoir plus, tous m’ont laissé un arrière goût de frustration assez désagréable.
Le nom des personnages m’a posé problème. Ils sont assez nombreux surtout au début et on a droit une ou deux fois à leur nom et prénom puis pendant des pages, on ne retrouve que leur prénom jusqu’au moment ou seuls les noms sont prononcés… Euh… ok, mais c’est lequel, ça ? Finalement, il n’y a que le héros dont on retrouve régulièrement la totalité du nom: Vaelin Al Sorna, alors que lui, c’est bon, on maîtrise.

Cette lecture fait partie de ce que j’appelle les lecture-marathon : en très peu de pages (665, c’est pas énorme quand même), il se passe énormément de choses ; à chaque chapitre terminé, je me suis sentie aussi malmenée qu’essoufflée ; j’y retrouve bon nombre de scènes entêtantes auxquelles je pense rien qu’à l’évocation de ce tome. Un peu comme après mes lectures de Kushiel ou Le Trône de Fer.

J’ai adoré cette lecture. Malgré quelques erreurs de frappe et la petite longueur de la quatrième partie, je garde un excellent souvenir d’un certain nombre de scènes. Je suis contente de l’avoir terminé – ça me permet de souffler – mais en même temps, c’est frustrant que ce soit déjà fini, j’aurai bien lu quelques centaines de pages de plus. Lorsque le 2 sortira, il faudra absolument que je me le procure.

L’apprenti Epouvanteur – Joseph Delaney

l'apprenti épouvanteur - Joseph DelaneyTitre: L’apprenti Epouvanteur
Saga: L’épouvanteur, tome 1
Auteur: Joseph Delaney
Éditeur: Bayard Jeunesse
Nombre de pages: 275
Résumé:
Septième fils d’un septième fils, Tom perçoit les ombres de ceux qui ont peuplé la terre et ressent la présence des êtres maléfiques. A treize ans, il doit quitter la ferme pour devenir l’apprenti de l’épouvanteur, chasseur de démons et sorcières. Commence alors pour lui une nouvelle vie, difficile. N’écoutant que son bon coeur, il va permettre la libération d’une sorcière particulièrement cruelle que son maître a enfermée dans un puits. Il aura alors à l’affronter à plusieurs reprises avant de la voir disparaître à tout jamais.

J’ai terminé ce roman ce matin. Depuis, je cherche désespérément ce que je pourrai vous dire sur ce premier tome. Comment vous parler de ce livre absolument génial sans rien vous dévoiler, ou sans trop en dire… Mission impossible !

J’ai adoré et c’est faible. Ça se lit super bien, ça se lit super vite et on est très rapidement pris dans l’histoire. J’ai lu certains passages la nuit et je n’étais pas particulièrement rassurée – la première nuit de Tom dans la maison hanté m’a mise dans tous mes états. Je suis très étonnée qu’il ait été placé en catégorie jeunesse : d’accord, le héros est jeune, 13 ans mais c’est quand même super glauque. On est confronté à des sorcières qui sont loin d’être très morales -se nourrissant du sang de nourrissons, d’innocents, etc… Certaines scènes sont plus que moins effrayantes ; je n’ai pas peur du noir habituellement, mais là, je ne me suis pas sentie en sécurité, j’étais oppressée et j’ai adoré ça.

Les personnages sont vraiment sympathiques. Tous ont leur part de mystère, mais ça ne les rend que plus intéressant.
J’apprécie grandement l’épouvanteur, il a une morale plus ou moins discutable, il est secret, expérimenté et compétent dans son domaine sans forcément être omniscient, il le sait et l’avoue.
Tom est jeune, il fait beaucoup d’erreur – et comme il ne fait pas les choses à moitié, elles sont graves – mais ça n’a rien d’étonnant étant donné qu’il débute dans le métier d’épouvanteur. Et ses pires fautes viennent du fait qu’il n’écoute pas ses intuitions.
Alice est probablement la plus humaine: elle a peur et se laisse guider par elle, elle est intelligente et a quelque chose de dangereux.
La mère de Tom : qu’est-elle ? Je ne saurai le dire avec certitude même si des hypothèses sont déjà émises.

Pour ce premier tome, c’est un gros coup de cœur. Je ne m’attendais absolument pas à cela. Je n’ai qu’une envie : lire et découvrir la suite. S’il y a bien une lecture à côté de laquelle il ne faut pas passer, c’est bien celle-là.

Je passe à 5/26
challenge-bannièreABC2014-complet