Ce qui nous lie – Samantha Bailly

Ce qui nous lie - Samantha BaillyTitre: Ce qui nous lie
Auteur: Samantha Bailly
Éditeur: Milady
Nombre de pages: 282
Résumé:
Alice a un don. Les liens entre les individus lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Un phénomène inexplicable qu’elle a appris à dissimuler… et à utiliser pour démasquer les hommes infidèles et venger les femmes trompées. Mais au fond, Alice aspire à retrouver une vie «normale», celle du bureau, des collègues et des relations simples. Son nouveau job dans un cabinet de recrutement semble lui offrir tout cela, et plus encore.
Parmi les personnalités variées qui cohabitent dans l’open space, elle rencontre Raphaël, chasseur de têtes et de cœurs, un homme inaccessible qui ne la laisse pas indifférente. Le seul dont Alice n’arrive pas à percevoir les liens.

Ça fait un bon moment que je le voyais tourner dans les avis lecture. J’avais bien envie de m’y essayer mais en même temps je redoutais d’être déçue. Là, j’avais vraiment besoin d’une lecture fluide et rapide, je me suis donc dit que c’était le moment de tenter le coup et j’ai bien fait.

J’ai beaucoup aimé le style de l’auteure, il est plutôt imagé et j’ai trouvé ça très beau. Ça s’est lu vite et j’ai eu beaucoup de mal à arrêter ma lecture quand il le fallait.
Au tout début, j’ai eu quelques difficultés à entrer dans l’histoire. Ça ne m’a pas paru très clair, je n’étais pas totalement sûre que la narratrice soit l’héroïne principale, Alice, mais finalement, si.
Chaque chapitre se décompose en deux parties: un bout nous conte l’histoire au présent, l’autre au passé pour la première moitié du livre et au futur pour la seconde moitié du bouquin. Dans les premières pages, j’ai trouvé ça trop abrupte, puis au fil de ma lecture, je m’y suis habituée puis par la suite, j’attendais même avec impatience de voir ce que cette coupure nous réservait.

Par contre, il y a quand même deux moments qui m’ont un peu dérangée, je les ai trouvé assez maladroit que ce soit par leur approche ou leur déroulement :
-le premier se passe lors du Nouvel An, je n’en révélerai pas plus sur cette scène pour ne pas spoiler mais j’ai trouvé qu’elle sonnait faux et pour une fille aussi méfiante qu’Alice entrer dans ce jeu de plein pied, j’ai trouvé ça abusé.
-le second c’est la scène avec l’ostéopathe. Je suis d’accord sur le principe : pour soigner son mal, il faut en comprendre et trouver l’origine. Or, d’expérience, ce n’est pas le genre d’introspection que tu fais sur la table de massage, généralement, tu fais le point avec le kiné avant de façon à ce qu’il puisse se concentrer sur les points à appuyer, sur les chakras à ouvrir, etc… Sans compter que j’ai trouvé l’analyse très superficielle, beaucoup trop par rapport au reste des raisonnements de l’héroïne.

Je n’ai pas trop aimé Alice, je trouve qu’elle se contredit constamment. Elle entre dans l’entreprise Linker, décide de ne pas se lier d’amitié avec ses collègues et il ne lui faut pas plus de quelques jours pour aller déjeuner avec eux, ou même fêter Nouvel An. Et tes bonnes résolutions ?
Pourtant, j’ai quand même adoré ce livre principalement grâce à ce personnage principal qui est très complet ; elle va au bout de ses réflexions, elle s’auto-analyse, etc… J’aime beaucoup cela.
Je suis ravie d’avoir découvert cette auteure autant que cette histoire.

Blood Song, tome 1 : La voix du sang – Anthony Ryan

La voix du sang - Blood Song 1 - Anthony RyanTitre: La voix du sang
Saga: Blood Song, tome 1
Auteur: Anthony Ryan
Éditeur: Bragelonne
Nombre de pages: 665
Résumé:
Vaelin n’a que dix ans quand son père, le Seigneur de Guerre du roi, l’abandonne au pied de la grille d’entrée du Sixième Ordre. Cette commanderie éduque les frères qui sont de toutes les batailles. Vaelin y découvrira la vie austère, solitaire et dangereuse d’un combattant de la Foi, qui n’a désormais plus d’autre famille que l’Ordre. S’il voue une haine farouche à son père, cet homme qui l’a dépossédé de son droit de naissance, et chérit le souvenir de sa mère, Vaelin apprendra au gré de son noviciat que les apparences peuvent s’avérer trompeuses. De révélations en révélations, une seule vérité se fait jour : Vaelin Al Sorna est promis à un grand destin. Un destin qui risque fort de bouleverser le Royaume et, par-delà, le monde.

 Je tenais tout d’abord à remercier le site Babelio et leur Opération Masse Critique ainsi que les éditions Bragelonne pour m’avoir permis de découvrir en avant-première cette passionnante épopée. En effet, il ne doit sortir que le 18 juin.

Commençons par le commencement : lorsque j’ai reçu ce partenariat, j’ai un peu été déçue par la couverture. Je pensais recevoir la couverture initiale (cf ci-dessous) que je trouve quand même jolie même si en la voyant, je ne peux m’empêcher de penser à Assassin’s Creed, or j’ai reçu celle ci-dessus des épreuves non corrigées qui, admettons-le, n’est quand même pas terrible, j’aurai apprécié une réminiscence de la couverture originale, même si, ça a eu des bons côtés : pour le coup, j’ai pu imaginer le personnage principal sans interférences.

Le livre se compose en 5 parties:
– les deux premières où l’on retrouve Vaelin, dès son arrivée au Sixième Ordre jusqu’à la fin de son apprentissage. J’ai eu un gros coup de cœur pour ces parties-là. On découvre progressivement l’univers que l’auteur a créé, la plongée se fait tout en douceur et je me suis laissée volontiers guider.
La voix du sang, tome 1 - Anthony Ryan– la troisième : le héros et ses compagnons d’arme sont devenus à part entière frères de l’Ordre, reçoivent leur première mission avec le revers de la médaille que cela comporte. J’ai un peu moins aimé cette partie-là, surtout les premiers chapitres, en fait: on les rejoint après une ellipse de 6 mois, j’ai trouvé la coupure trop abrupte mais la fin que j’ai adoré rattrape largement.
– la quatrième est sûrement la plus épique, la guerre étant lancée ; dès le début, on est plongé dans des affrontements guerriers mais étrangement, ça m’a ennuyée principalement parce qu’on suit sans suivre Vaelin et ses frères, j’ai trouvé cela bien trop impersonnel. C’est certes pas très long, l’équivalent de 2-3 chapitres, mais c’était suffisant pour que j’ai, par la suite, du mal à me replonger dans l’histoire ; du coup, même si le reste de cette partie était sympa finalement, ça m’a un peu gâché le plaisir.
– la cinquième est un épilogue : le dernier Témoignage de Verniers est la suite directe du prologue et son premier et ultime chapitre clôt la majorité des questions qu’on pouvait se poser. Du coup, j’ai terminé le livre sereinement et j’ai adoré cela.

Ce qui m’a le plus déplu, c’est sûrement les Témoignages de Verniers. Ils servent d’introduction à chaque partie et content des événements qui sont sensés être sus de tous, or, le lecteur ne les connait pas. Du coup, je pense que l’auteur m’a perdu dans ces moments-là : si le premier m’a vaguement donné l’envie d’en savoir plus, tous m’ont laissé un arrière goût de frustration assez désagréable.
Le nom des personnages m’a posé problème. Ils sont assez nombreux surtout au début et on a droit une ou deux fois à leur nom et prénom puis pendant des pages, on ne retrouve que leur prénom jusqu’au moment ou seuls les noms sont prononcés… Euh… ok, mais c’est lequel, ça ? Finalement, il n’y a que le héros dont on retrouve régulièrement la totalité du nom: Vaelin Al Sorna, alors que lui, c’est bon, on maîtrise.

Cette lecture fait partie de ce que j’appelle les lecture-marathon : en très peu de pages (665, c’est pas énorme quand même), il se passe énormément de choses ; à chaque chapitre terminé, je me suis sentie aussi malmenée qu’essoufflée ; j’y retrouve bon nombre de scènes entêtantes auxquelles je pense rien qu’à l’évocation de ce tome. Un peu comme après mes lectures de Kushiel ou Le Trône de Fer.

J’ai adoré cette lecture. Malgré quelques erreurs de frappe et la petite longueur de la quatrième partie, je garde un excellent souvenir d’un certain nombre de scènes. Je suis contente de l’avoir terminé – ça me permet de souffler – mais en même temps, c’est frustrant que ce soit déjà fini, j’aurai bien lu quelques centaines de pages de plus. Lorsque le 2 sortira, il faudra absolument que je me le procure.

La mécanique du cœur – Mathias Malzieu

la mécanique du coeur - mathias malzieuTitre: La mécanique du cœur
Auteur: Mathias Malzieu
Éditeur: J’ai Lu
Nombre de pages: 155
Quatrième de couverture:
Édimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve.
Depuis lors, il doit prendre soin d’en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d’une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve…

Je ne sais pas trop quoi dire sur ce livre si ce n’est que j’ai adoré. J’avais envie depuis très longtemps de le lire et je suis ravie de m’être enfin lancée dans l’aventure.
Il se lit très rapidement, il ne m’a fallu que deux jours et une fois commencé, j’ai eu du mal à arrêter ma lecture tellement je l’ai trouvée prenant.
J’avais déjà lu un conte de cet auteur: Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi, mais j’avais nettement moins aimé, je crois que j’ai trouvé La Mécanique du cœur plus mature et surtout plus complète comme lecture. Le style de Mathias Malzieu est beaucoup plus poétique dans ce livre-ci, peut-être aussi que cette histoire me parlait plus – « je t’aime de travers parce que je suis un détraqué du cœur de naissance », ces paroles de Jack résument parfaitement mon ressenti – en tout cas, j’ai vraiment aimé.

la mécanique du coeur dionysosJe n’ai eu aucun mal à m’imaginer le monde dans lequel évoluait Little Jack, je me suis attachée à chacun des personnages que ce soit Madeleine, Joe, Miss Acacia ou Méliès ; il sont à la fois complexes et complets.
Par contre, j’avoue que j’ai été très surprise par la fin, je ne m’y attendais pas du tout. Ça m’a un peu déçue et en même temps, j’ai trouvé qu’elle était totalement en accord avec la globalité du conte ainsi qu’avec l’évolution ou la non-évolution des personnages.

Bref, j’ai adoré, j’aurai aimé qu’il soit plus long. Maintenant qu’il est terminé, j’ai comme un vide.

Je passe à 6/26.
challenge-bannièreABC2014-complet

Bienvenue dans l’enfer de la peur – Arthur Ténor

Bienvenue dans l'enfer de la peur - Arthur TénorTitre: Bienvenue dans l’enfer de la peur
Saga: Roman d’horreur, tome 2
Auteur: Arthur Ténor
Éditeur: Scrinéo Jeunesse
Nombre de pages: 233
Quatrième de couverture:
Quand son grand-père, un archéologue de renom, meurt dans d’étranges circonstances, Sophia est effondrée.
L’amulette antique sur laquelle il travaillait lui aurait-elle jeté un sort ? Avec Léonard, un camarade de collège, elle se sent possédée par des forces diaboliques…
Ainsi débute l’affrontement entre la Voie de la main droite et la Voie de la main gauche. Une seule arme sera utilisée : la peur, celle qui hante nos plus terribles cauchemars…
Bienvenue dans l’enfer de la peur !

J’ai eu la chance d’être choisie pour ce partenariat, j’en remercie donc le site Livraddict ainsi que les éditions Scrinéo pour m’avoir offert cette opportunité.

Je suis très partagée quant à cette lecture. Il y a heureusement davantage de points positifs que de points négatifs, le bilan final est donc plutôt favorable.
Je vais donc commencer par ce qui m’a déplut : je ne m’attendais pas du tout à cela. J’attendais un roman d’horreur, ça ne fut malheureusement pas le cas. J’ai trouvé cela trop gentillet, j’espérais vibrer avec les personnages, frissonner, stresser avec eux, bref pénétrer dans l’enfer de la peur… Finalement, non. Ce n’est pas que les peurs évoquées ne me parlaient pas, c’est juste que l’auteur n’a pas été assez loin notamment dans la description des angoisses des protagonistes, c’était trop superficiel. J’ai eu l’impression de lire un mélange entre un Chair de poule et la Quatrième dimension.
De ce point de vue là, j’ai plutôt été déçue.

Par contre, j’ai relativement bien aimé ma lecture au final: le style de l’auteur est fluide, ça s’est très bien et très vite lu – le temps continue de me manquer, pourtant en 3 jours, c’était plié – je l’ai quand même trouvé bien trop court et c’est un peu frustrant : je l’ai terminé depuis plusieurs heures et je suis encore dans l’ambiance mais je reste sur ma faim, je n’en ai pas assez appris sur les personnages et leur passé pour apprécier pleinement cette lecture.
L’histoire est sympathique, même si l’affrontement entre la Voix de la Main Droite et la Voix de la Main Gauche tourne davantage et rapidement à la vindicte adolescente. Dommage.

En conclusion, je ne suis pas certaine de m’en souvenir longtemps. Mais pour le moment, ça m’a relativement plut : une fois la déception passée, j’ai quand même apprécié ne pas être malmenée et me laisser mener par le bout du nez, même si la fin était prévisible.

J’ai pu lire ce livre en LC avec Sév du blog Lireparplaisir
Voici son avis:
Lire par plaisirLire par plaisir : Roman d’horreur, tome 2 : Entrez dans l’enfer de la peur de Arthur Ténor

A l’ombre du convoi 2 : l’espoir d’un lendemain – Beroy & Toussaint

A l'ombre du convoi 2 - l'espoir d'un lendemainTitre: A l’ombre du convoi 2 – l’espoir d’un lendemain
Scénario: Kid Toussaint
Illustrations: José-Maria Beroy
Éditeur: Casterman
Nombre de pages: 48
Résumé:
Belgique, nuit du 12 au 13 novembre 1943, quelque part entre Malines et Louvain.
Un convoi de wagons plombés s’est immobilisé sur la voie ferrée, en pleine campagne. Il a quitté Bruxelles pour un voyage sans retour, direction Auschwitz. À l’ombre du convoi retrace les destins croisés de trois personnages réunis cette nuit-là sur cette même voie ferrée : Olya la déportée, Wilhem, membre de la Schutzpolizei chargée de convoyer les captifs, et Théo, l’amant belge d’Olya, membre d’un très petit groupe de résistants qui, presque sans moyens, va attaquer le convoi et tenter de libérer les déportés.

Pour ce second tome, je m’attendais davantage à ce qu’on vive directement l’attaque du train par le petit groupe de résistants ainsi que le parcours des déportés après libération. Finalement, on retrouve le même principe de souvenirs que dans le premier volume, sauf qu’au lieu de se retrouver côté juif, on se retrouve du côté belge, donc un peu plus loin du nazisme.

Si j’ai un peu moins aimé que le premier, c’est uniquement parce qu’on est bien moins malmené que dans le tome précédent, et j’adore être maltraitée dans mes lectures.
Ça se ressent aussi énormément au niveau de l’atmosphère qui est moins sombre, et des couleurs qui sont plus claires ce qui m’a agréablement surprise. A l'ombre du convoi 2 - planche 1Comme dans le premier volume, le lien est maintenu entre les personnages d’une manière ou d’une autre que ce soit au niveau des pères – ayant vécu la 1ère guerre mondiale – ou du passé respectif des personnages.

Il n’y a qu’une chose qui m’a un peu dérangée et fait que ce n’est pas un coup de cœur contrairement au précédent, c’est la fin : elle était beaucoup trop rapide, trop terne à mon goût contrairement aux souvenirs qui sont émotionnellement chargés et ça donne une sensation de manque – et après ? Il se passe quoi ?
Bref, j’ai un peu moins aimé que le premier mais je pense que ce qui a également joué est que l’effet de surprise n’était plus là, donc forcément… Par contre, ça n’empêche pas que j’ai quand même adoré et que je ne suis pas prête d’oublier cette aventure.