Pèlerins des ténèbres – Serge Brussolo

Titre: Pèlerins des ténèbres
Saga: Marion, tome 1
Auteur: Serge Brussolo
Éditeur: Le livre de poche
Nombre de pages: 285
Quatrième de couverture: Enfermé dans une cage de fer, dans les oubliettes d’une abbaye, un moine dément raconte que le pèlerinage dont il avait la charge s’est terminé en enfer. Le diable, affirme-t-il, a emporté tous ceux qui l’accompagnaient.
Que se passe-t-il en réalité dans les montagnes où serpente l’interminable route menant aux reliques de saint Gaudémon, martyr jadis supplicié par Caligula, l’empereur fou ? Une chose est sûre, beaucoup de gens disparaissent et les sommets semblent habités par des créatures de légende qui ont fait des pèlerins leur gibier quotidien.
Quel secret, quel complot hérétique tente-t-on de dissimuler sous le masque de la superstition ? Marion, la jeune tailleuse d’ex-voto, sera-t-elle plus chanceuse que ceux qui l’ont précédée sur les chemins du mystère… ou succombera-t-elle, à son tour, aux sortilèges du pèlerinage maudit ?

Il y a cinq ans, j’ai lu le second tome de cette saga, la captive de l’hiver, sans connaître l’existence du premier. Ce n’est qu’en avançant dans ma lecture, que j’ai découvert qu’il me manquait un certain nombre de références. Ce n’était pas trop problématique pour comprendre l’histoire, mais j’avais quand même trouvé ça un peu frustrant.Je n’ai donc pas hésité à lire le premier tome quand je l’ai trouvé.

Marion est la fille d’un médiocre sculpteur de pierre. Contrairement à lui, elle a du talent mais étant une femme, elle est constamment dépréciée. Son père est décidé à la marier à son apprenti, Antonin, un lourdaud vaniteux. C’est alors que les prêtres du culte de Gaudémon lui propose, sans le savoir, une échappatoire : partir en pèlerinage et enquêter pour eux sur les disparitions de certaines caravanes de pèlerins et sur les diableries dont le frère Guillaume, devenu fou, a fait part aux moines.
Marion saute donc sur l’occasion pour fuir un destin déplaisant.

Le récit se divise en deux temps :
La partie où Marion accepte de partir et chemine avec les pèlerins. J’ai trouvé ce récit passionnant. J’ai vibré avec l’héroïne, angoissé lorsque des choses étranges se produisaient. J’ai cherché avec elle les détails maléfiques tout au long de leur parcours.
La rencontre avec Mazolas. A partir de là, j’ai moins aimé. Les personnages changent, de nouveaux arrivent. Certains passages que j’ai trouvé long m’ont ennuyée. Et j’ai mis plus de temps à lire les 30 derniers pourcents que les 70 premiers.

Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé ce premier tome. J’ai très envie de relire le second tome pour pouvoir profiter des détails que j’ai loupé la dernière fois.

The promised neverland, tome 2 – Kaiu Shirai & Posuka Demisu

Titre: The promised neverland, tome 2
Scénario: Kaiu Shirai
Dessin: Posuka Demisu
Éditeur: Kazé
Nombre de pages: 192
Quatrième de couvertureEmma, Norman et Ray décident d’entraîner leurs petits frères et sœurs pour qu’ils soient capables de s’évader avec eux. Mais sœur Krone, la nouvelle assistante de Maman, ne cesse de contrarier leur plan et exerce une pression constante sur eux. Pour mener à bien leur projet, l’inséparable trio n’a d’autre choix que de révéler une part de la triste vérité à d’autres camarades… Mais à qui peuvent-ils se fier ?

J’ai hésité à lire ce second tome. Je redoutais que ma lecture soit aussi mitigée que le premier tome. Heureusement, ça n’a pas été le cas.
J’ai toujours énormément de mal avec les dessins. Il n’y a pas eu d’amélioration de ce côté-ci et c’est bien dommage. Même soucis que dans le précédents : inégalité dans le design des personnages, faciès démesurément difforme. Les planches que j’ai le mieux aimé sont celles qui contiennent les titres des chapitres comme ci-dessous.
L’histoire prend de l’ampleur, je l’ai trouvée plus intéressante.

Emma, Norton et Ray continue délaborer leur plan d’évasion de l’orphelinat. Emma a réussi à convaincre ses deux acolytes de faire évacuer tous les autres enfants, ce qui sera loin d’être facile puisque certains sont très jeunes.
Du coup, les trois héros ont décidé d’entraîner leurs camarades grâce au jeu du loup. Personnellement, j’ai trouvé ça un peu naze, limite du n’importe quoi, comme si ça allait vraiment les préparer en si peu de temps.
Ce tome est l’occasion pour le lecteur d’évaluer le degré d’intelligence d’Emma, Norton et Ray. Et puis, on découvre que parmi les enfants, il y a un espion qui révèle des informations importantes à maman. Il va leur falloir débusquer la taupe.

J’ai bien aimé ce second tome, j’ai nettement au précédent et je suis contente de l’avoir lu. Je lirai sûrement le troisième tome qui est sorti la semaine dernière.

Divergente, tome 2 : Insurgés – Veronica Roth

Titre: Insurgés
Saga: Divergente, tome 2
Auteur: Veronica Roth
Éditeur: Nathan
Nombre de pages: 463
Format: E-book
Quatrième de couvertureLe monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs.
Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité.
Mais elle est Divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp et se battre pour sauver ce qui peut encore l’être…

Je poursuis mon objectif de ces vacances : continuer mes sagas et si possible en terminer certaines.

J’ai eu des difficultés à me souvenir du premier puisque ça remonte, et j’ai eu tendance à me mélanger les pinceaux avec les films. Habituellement, j’essaie de lire les romans avant, mais là, avec les enfants, ce ne fut pas possible.
J’ai eu aussi beaucoup de mal à me pousser à rependre cette saga, justement parce que j’avais trouvé les films faibles. Mais un copain m’a conseillé de me lancer dans la suite, ce que j’ai fait.

Et y a des chances que mon résumé soit légèrement superficiel.
Nos héros, Tris et Tobias, fuient les Audacieux qui ont pactisé avec les Érudits, ou ont été manipulés par eux et les recherchent. Ils ne sont pas seuls, ils sont accompagnés d’Altruistes rescapés du massacre perpétré par les traîtres. Tris et Quatre retrouvent des membres de leur faction chez les Sincères. Ils montent des alliances afin d’empêcher le groupe d’intellos de prendre le pouvoir, de manipuler les autres grâce aux simulations et de tuer les Divergents susceptibles de résister aux simulations.

Dans le premier, j’avais bien aimé les personnages principaux, dans celui-ci, beaucoup moins : Tris m’a un peu saoulée. Elle a perdu ses parents et a été obligée de tuer Will pour se défendre, genre c’était lui ou elle. Le décès de ses parents l’affecte, ce qui est bien normal, mais au final beaucoup moins que celui de son camarade Audacieux. Alors, la culpabilité la ronge, créé un fossé entre elle et Quatre… OK, mais c’est pas comme si elle avait vraiment eu le choix. Cet événement la paralyse complètement et ça en devient chiant à la longue, tout comme les « je t’aime – moi plus » avec Tobias.
Par contre, j’ai adoré le début : les passages qu’ils font chez les Fraternels, les Sans-Factions et les Sincères. On découvre leur mode de vie, leur façon d’être, le lieu ou ils vivent. Pour moi, c’est le gros plus de ce second tome.

C’était une lecture plaisante qui s’est laissé lire, sans plus.

Les infortunes de la Belle au bois dormant, tome 1 : L’initiation – Anne Rice

Titre: L’initiation
Saga: Les infortunes de la Belle au bois dormant, tome 1
Auteur: Anne Rice
Éditeur: Robert Laffont
Nombre de pages: 285
Format: E-book
Quatrième de couvertureVous connaissez l’histoire de la Belle au bois dormant. Mais imaginez un instant qu’une fée mutine et joliment perverse se soit subrepticement glissée dans la chambre de la petite princesse, après le départ de ses consoeurs, modifiant le sortilège. La belle enfant sera délivrée de son sommeil par un Prince, qui l’initiera à l’amour et au plaisir dans la douleur, l’emmènera dans son royaume, où, avec des centaines d’autres jeunes esclaves, elle assouvira les désirs et les fantasmes d’une bien étrange Cour…

Je connaissais Anne Rice pour le premier tome de sa saga Chronique des vampires : Entretien avec un vampire, roman que je n’ai pas encore lu au passage.
J’ai découvert qu’elle avait écrit une saga érotique en cherchant un livre noté en dessous de 12 sur Livraddict (9 et quelques, pas terrible !) afin de rentrer dans le cadre d’un item pour le Challenge Coupe des 4 maisons. Finalement, je n’ai pas eu le temps de le lire en courant d’année et puisque c’est les vacances, je voulais une lecture sans prise de tête, sans compter que la note a titillé ma curiosité.
J’avoue qu’il mérite sa mauvaise note, non pas pour la plume de l’auteure qui m’a agréablement surprise (j’ai eu la sensation de lire un roman approchant le style du marquis de Sade dans les infortunes de la vertu – clin d’œil évident au titre), mais bien pour l’histoire que j’ai trouvée insipide et redondante.

La Belle au bois dormant est réveillée par le Prince d’un royaume voisin. Jusque là, rien d’étonnant. Il la prend alors qu’elle est encore à moitié endormie. Il estime qu’il l’a délivrée donc elle est son Tribut : il la laisse à poil, la traîne à travers le pays toujours nue pour l’exhiber à tous… ma conscience féministe m’a poussée à abandonner à partir de là, mais j’ai continué, j’ignore pourquoi. On comprend assez vite qu’on est dans un trip BDSM et qu’il y a de fortes chances pour que ça empire. Bingo !
Une fois au palais, on découvre le pourquoi du comment d’une telle situation : les Princes et Princesses d’autres pays sont envoyés au château pour apprendre l’humilité et pour servir de jouets sexuels. Charmant -_-
J’ai été jusqu’au bout, je m’y suis ennuyée ferme et j’avoue qu’en ce qui concerne les trois derniers chapitres, j’ai lu en diagonal le récit que le prince Alexis fait de sa captivité à la Belle tellement c’était chiant.

Je n’ai pas aimé et je ne pense pas lire le prochain, même si j’aimerais quand même savoir ce qui arrive aux différents personnages. En tout cas, si je me lance dans la suite, ce ne sera pas dans l’immédiat.

Moi, peur des chevaux ? – Gudule

Titre: Moi, peur des chevaux ?
Auteur: Gudule
Éditeur: Mic_Mac
Nombre de pages: 135
Quatrième de couvertureTrois histoires où vibre l’amour du cheval, pour les vrais passionnés d’équitation.
Les vacances de Lili commencent bien mal : sa cousine Valentine a reçu une jument pour son anniversaire. Or, si Valentine est une excellente cavalière, Lili, elle, a une peur bleue des chevaux. Voilà qui ne va pas simplifier leurs rapports. Sauf si Pizza y met du sien, bien entendu !
Mounette n’a qu’un seul désir dans l’existence : posséder un cheval. Aussi quand, par le biais d’une émission de radio, son rêve se réalise, son bonheur est sans borne. Mais c’est compter sans ses parents, qui ne l’entendent pas de cette oreille…
Lorsqu’elle était jeune, la grand-mère de Barbara voulait être écuyère. Hélas, un événement survenu dans son enfance l’en a empêchée. Que s’est-il passé, cette nuit-là, chez la petite Marie ? Barbara va tenter à le découvrir et, pourquoi pas ? s’efforcer de modifier le passé.

Ce petit livre abrite trois nouvelles ayant toutes un rapport avec les chevaux.

La première, Moi, peur des chevaux ?, nous conte l’histoire de Lili qui passe ses vacances chez sa cousine Valentine. Cette dernière est ravie de lui montrer le cadeau d’anniversaire qu’elle a reçu : un cheval, et compte bien passer les vacances à monter. Ça n’est pas du goût de Lili qui est terrorisée par les canassons. Elle trouve un compromis en proposant à sa cousine de jouer à la princesse secourue par un chevalier et son destrier. Tout se passe bien jusqu’au moment ou Lili se rend compte qu’elle a perdu un bracelet d’une grande valeur sentimentale.
L’histoire était sympathique, c’était frais et ça avait un air de vacances. J’ai bien aimé Lili, Valentine m’a un peu saoulée. Et la fin était surprenante : rien n’indiquait ce qui allait se produire.

La seconde, La lampe d’Aladin, nous place dans les années 50. On découvre Mounette, une fillette parisienne qui rêverait de posséder un cheval, mais ses parents étant épiciers, ils n’ont pas les moyens. Elle rêve de passer à l’émission de radio La lampe d’Aladin qui offre au gagnant tiré au sort ce qu’il désire. Les enfants de son âge se voit offrir la possibilité de tenter leur chance à condition d’écrire une lettre.
J’ai beaucoup aimé cette seconde nouvelle. Mounette est bien dépeinte et on se prend à rêver avec elle de ce cheval.

La troisième histoire, La poupée aux yeux vivants, est sûrement ma préférée. Barbara aime quand sa grand-mère lui raconte l’anniversaire où elle s’est vu offrir un cheval lorsqu’elle était enfant, un récit agrémenté de tous les rêves qu’elle entretenait. Malheureusement, le cheval a disparu dans la nuit et la grand-mère accuse sa poupée d’en avoir été responsable. Après l’avoir entendue pour la énième fois, Barbara observe la photo prise à l’époque et par sa volonté, réussit à revenir dans le passée en pensée. Son but est de découvrir ce qui est advenu cette nuit-là mais cela se complique lorsqu’elle intervient.
C’est un sujet traité en long, en large et en travers dans bon nombre de livre : modifier le passé a forcément une incidence plus où moins grave sur le présent de l’intervenant, pourtant, j’ai aimé cette histoire de par sa cohérence autant que grâce au personnage de Barbara.

Gros bémol sur cette édition : malgré des textes courts, il y a énormément de coquilles. Ça arrive dans les livres, surtout de petites maisons d’édition, je ne le signale pas forcément, à moins que ca foisonne comme c’est le cas ici : des s oubliés, des mots manquants, quelques lettres disparues. Et j’ai trouvé ça dommage, ça a pas mal freiné ma lecture.
C’était une lecture plaisante qui s’est laissée lire.