Kamo, tome 3 : L’agence Babel – Daniel Pennac

Titre: L’agence Babel
Saga: Kamo, tome 3
Auteur: Daniel Pennac
Éditeur: Gallimard Jeunesse
Format: Audio livre
Durée: 71 minutes
Quatrième de couverturePourquoi Kamo doit-il absolument apprendre l’anglais en trois mois ? Qui est donc Cathy, sa mystérieuse correspondante de l’agence Babel ? Se moque-t-elle de lui ? Est-elle folle ? Devient-il fou ? Pourquoi ses lettres nous font-elles si peur ? Et les autres correspondants de l’agence Babel, qui sont-ils ? Fous, eux aussi ? Tous fous ? Qui est donc l’étrange vieille qui semble régner sur ce monde ? Menez l’enquête avec son meilleur ami : il faut sauver Kamo !

Je m’étais promise de ne plus m’essayer au format audio livre : ma première et dernière tentative n’avait pas été concluante.
Finalement, en allant à la bibliothèque, j’ai craqué… bon, d’accord, le Tournoi des 3 Sorciers m’a grandement aidée à me décider. J’ai longuement hésité sur le choix du livre. Je connaissais celui-ci parce que mon fils l’avait lu il y a deux ou trois ans et je savais que le fait que ce soit le troisième tome de la saga ne prêtait pas à conséquence pour la compréhension du récit. Le second point qui m’a poussée à prendre celui-ci est la durée… pas trop long donc idéal si cela ne me plaisait pas.
Finalement, j’ai été agréablement surprise : dès le premier chapitre, le conteur qui est également l’auteur a réussi à me prendre dans ses filets et j’ai écouté l’histoire quasiment d’une traite.

Kamo est bon élève dans bon nombre de matière, mais il est absolument nul en langue ce qui désespère sa mère. Elle passe un marché avec lui : si elle parvient à garder un boulot plus de trois mois, il devra maîtriser l’anglais dans le même laps de temps. Elle respecte sa part du contrat et lui se voit contraint d’en faire autant. Afin de l’aider dans son apprentissage, elle lui donne une liste de correspondants à choisir, liste établie par l’agence Babel. Je dois bien avouer que j’adore la mère de Kamo, elle est dure avec lui mais m’a bien plu ; par contre, ma fille a été horrifiée par ses propos.
Finalement, Kamo choisit au hasard Cathy. Elle arrive dès le premier échange à le fasciner au point que cela inquiète son meilleur ami qui est également le narrateur de l’histoire.

J’ignore ce qui m’a tellement plu dans cette histoire : certains détails sont prévisibles notamment par rapport à l’histoire de Cathy ce qui habituellement m’ennuie, mais là, ça ne m’a pas dérangée.
Les personnages sont bien dépeints. Je les ai trouvés drôles et attachants. Ils n’ont rien de particulier, c’est sûrement cela qui les a rendus si réalistes mais aussi touchants.
Le récit s’est laissé écouter, il est rendu original de par les correspondances si singulières. J’ai aimé la fin, elle ne m’a pas particulièrement étonnée, mais j’ai pris du plaisir à me laisser malgré tout surprendre par cette chute.

C’est un coup de cœur pour cette lecture.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Botanique : Cricasse (7ème année) – Un livre audio – 70 points

1, 2, 3… sommeil ! – Guido Van Genechten

Titre: 1, 2, 3… sommeil !
Auteur: Guido Van Genechten
Éditeur: Milan jeunesse
Nombre de pages: 20
Quatrième de couvertureLa nuit, tout le monde dort, même les animaux ! Il y a ceux qui dorment à plat ventre, ceux qui dorment sur le dos, ceux qui dorment à l’envers, ou encore les dormeurs solitaires. Et le petit Tommy, comment dort-il ?

J’ai emprunté ce livre à la bibliothèque pour pouvoir le lire aux enfants que je garde.

Mon choix s’est porté entre autre sur ce petit album pour plusieurs raisons :
– Il est cartonné donc solide ce qui permet aux petiots de le feuilleter à loisir.
Le thème du sommeil est tout à fait d’actualité avec au moins l’un des loulous.
– On y trouve différents animaux, et les enfants prennent du plaisir à répéter leur nom.
Les dessins sont sympathiques, je n’aime pas trop le character design de Tommy, mais c’est le seul. Bon, on passera sur le rhinocéros qui est présenté dormant sur le dos ou l’escargot qui a la tête à l’envers dans sa coquille. Les couleurs sont également chaleureuses.

La première fois que je leur ai lu cette histoire telle qu’elle est, ça ne les a pas plus accroché que cela, pourtant, les textes sont courts, il est coloré. Bref, il avait tout pour leur plaire.
Donc j’ai cherché une autre manière d’attirer leur attention. Et j’ai opté pour intercaler des chants, enfin, les refrains – c’est court et ils adorent ça. Sur les sept animaux présentés, il me manque deux chansons : une sur le rhinocéros et une sur la chauve-souris. Dommage ! Mais qu’à cela ne tienne, il va falloir que j’étoffe mon répertoire.
Mais on en a une pour chacun :
Que ce soit les crocrocro, les crocrocro, les crocodiles […], un éléphant qui se balançait […], petit escargot porte sur son dos […], Bergère rentre tes blancs moutons […] ou les petits poissons dans l’eau […]

En tout cas, les petits adorent cette version : ils regardent les illustrations avec attention, dansent sur les chansons, me font de grands sourires et commencent à fredonner les airs. Rien que pour cela, j’adore cet album.

The promised neverland, tome 3 – Kaiu Shirai & Posuka Demisu

Titre: The promised neverland, tome 3
Auteur: Kaiu Shirai
Illustrateur: Posuka Demisu
Éditeur: Kazé
Nombre de pages: 201
Quatrième de couvertureL’étau se resserre autour d’Emma, Norman et Ray : Don et Gilda ont de sérieux doutes sur ce qu’ils leur ont raconté, sœur Krone continue à fouiner et la redoutable Isabella passe à l’action ! La détermination et la perspicacité des trois héros suffiront-elles pour sortir de cette situation désespérée ?!

Je me suis procurée ce 3ème volume il y a moins d’une semaine, c’est dire si j’avais envie de découvrir ce qu’il se passait avec Norman, Emma et Ray.

Dans le second tome, ils ont révélé une partie des informations à Don et à Gilda. Ces deux derniers ont décidé d’aller explorer la cachette d’Isabella. Ils découvrent les jouets avec lesquels leurs camarades sont partis au moment de leur adoption et soudain, tout s’éclaire : Emma et les autres ne leur ont pas tout dit sur les « horribles trafiquants ».
Ils vont alors demander des explications à leurs trois acolytes, malheureusement, c’est sans compter sur les oreilles indiscrètes de sœur Krone qui a tout entendu. Quel parti va-t-elle prendre ?

Je ne parlerai plus des dessins, rien n’a changé si ce n’est que je m’y fais un peu plus.
En ce qui concerne l’histoire, ça devient passionnant. On en apprend un peu plus sur les fermes à bétails, celle tenue par Isabella est loin d’être la seule mais c’est une des meilleures. On découvre également comment les filles peuvent devenir maman. D’autres détails sont également révélés à petite dose pour donner envie au lecteur de lire les prochains et c’est réussi. Je meurs d’envie de lire le quatrième mais il ne sort qu’en octobre. Il va falloir m’armer de patience.

Bref, j’ai adoré ce troisième tome, il était captivant au point que je n’ai pas vu le temps passer : ça m’a fait un choc quand la porte a sonné à 8h30 pour commencer ma journée de travail.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Sortilèges : Waddiwasi (3ème année) – Lire 3 BD en 24h – 30 points

Contes et légendes des Pays Celtes en bandes dessinées – Collectif

Titre: Contes et légendes des Pays Celtes en bandes dessinées
Auteur: Collectif
Éditeur: Petit à petit
Nombre de pages: 173
Quatrième de couvertureCe livre offre une merveilleuse découverte en image de la tradition celtique dans son sens le plus large, telle qu’enracinée dans la culture de la Bretagne, de l’Irlande, de l’Ecosse et du Pays de Galles à travers des contes populaires, des mythes, des épopées, des légendes… histoires drôles, tragiques, merveilleuses, effrayantes, ou simplement humaines. Les contes et légendes des pays celtes sont un véritable enchantement et une merveilleuse initiation à la mythologie celtique.

J’ai trouvé ce bouquin dans mon « tout à 2€ ». Je n’avais aucune idée de ce qu’il valait mais j’étais curieuse de découvrir les contes et légendes celtes et puis, la couverture m’a bien plu.

Cet ouvrage se divise en 12 contes écrit par 12 auteurs différents et tout autant d’illustrateurs. Avant chaque petite bande-dessinée, on a droit à une page explicative sur ce qui va suivre, cela permet de situer le récit dans le contexte mythologique.
Bran le navigateur :
Bran en a assez de la vie. Il se voit offrir la possibilité, par la reine des Bandish Morgann, de rejoindre le Tir Na Mbân.
Assez classique au niveau dessins, mais aussi de la trame du scénario, la chute m’a cependant bien plu.
Pwil et Rhianon :
Pwill rencontre Rhianon, en tombe amoureux et tous deux décident de fêter leurs épousailles, mais c’est sans compter Gwawl, ancien promis de la demoiselle.
Une bande-dessinée très courte. Le nom du héros n’est jamais écrit de la même façon (avec 2 l, un y au lieu du i) ce qui est plutôt perturbant. Les couleurs sont ternes, c’est dommage parce que les décors auraient mérité que ça pète un peu plus.
Les deux bossus :
Deux bossus vivent dans le même village. L’un est sympathique et se rit de lui-même, l’autre est grincheux et voleur. Le premier rencontre un soir des korrigans avec qui il danse. À la fin de la soirée, il leur rend service et se voit offrir une récompense. Le second bossu, en entendant toute l’histoire, décide de faire pareil.
Dans les dessins, les traits des personnages sont exagérés, mais cela convient bien au genre. J’ai adoré la chute qui m’a fait rire.
Thomas le rimeur :
Thomas est poète et coureur de jupon. Un soir, il rencontre une fée qui lui propose de vivre avec elle dans son royaume, et ce, pendant sept ans pas un jour de moins pas un jour de plus. Il accepte.
Un récit très court. Le character design des personnages est très épuré mais les décors sont jolis. J’ai aimé autant l’histoire que les illustrations.


Le roi des Leprechauns :
Le roi des Leprechauns décide de visiter le monde d’en haut. Lui et sa reine se font capturer par des humains. Ils sont sauvés par leur barde.
L’histoire est sympathique et m’a fait sourire.
L’avare, le vieux et le Korrigan :
Deux vieux se disputent. L’un est avare et estime ne rien posséder, l’autre est envieux et jalouse son compère. Quand un Korrigan intervient dans leur querelle pour leur jouer un tour à sa manière.
Dès le début, on sent que ça va merder mais je n’ai pas réussi à deviner comment. La chute était vraiment drôle.
La petite boite de sardines :
En gros, c’est l’histoire du poisson qui exauce les vœux si on le relâche, sauf que là, c’est une boîte de sardines. Le pêcheur a le tort de la ramener à la maison où sa femme exige toujours plus.
Une histoire plaisante et amusante que j’ai aimée malgré une fin prévisible.
La fée Selkie :
Selon la légende, les fées Selkie se transforment en phoque grâce à leur peau, mais si on la leur vole, elles sont condamnées à obéir à celui sui détient leur peau.
Une histoire que j’ai souvent lue. L’originalité tient au fait qu’il n’y a aucun dialogue. Le récit est parfaitement compréhensible, seuls trois textes expliquent la légende au début, au milieu et à la fin. J’ai aimé la redécouvrir.
Setanta et le chien de Culann :
Cette histoire nous conte comment le capricieux gamin Setenta est devenu en une soirée le héros de légende Cuchulainn.
Je connaissais vaguement l’existence de Cuchulainn grâce au jeu de rôle Les Trinités que je masterise, mais avant cela, j’en avais jamais entendu parler. J’ai été contente de découvrir sa légende. Par contre le personnage dans cette bd est très moche et quand il sourit, ça fait presque peur.
La fille du sabotier :
La fille du sabotier a trois prétendants. Le père de la jeune fille leur impose une épreuve : sera choisi celui qui prouvera son bon cœur et son désintéressement par le plus beau des cadeaux.
Je n’ai pas aimé les dessins. Il y a quelques originalité au niveau de l’histoire, pourtant je l’ai trouvée classique et prévisible.
La fontaine de Margatte :
Un jeune seigneur aide un lutin qui en retour veut lui offrir une pierre capable d’empêcher la fontaine de Margatte de déborder. Comme ça n’est jamais arrivé jusqu’à présent le jeune paon dédaigne son cadeau.
J’ai aimé les dessins dans le style Kuzco (disney).
La roche aux fées :
Des fées élisent domicile non loin d’une ville et des enfants disparaissent. Coïncidence ?
On l’ignore. Ce récit joue sur la rumeur et le contexte plus que sur les personnages. Je n’arrive pas à savoir si les dessins m’ont plu, par contre l’histoire m’a laissé indifférente.

Ce recueil de bande-dessinée s’est laissé lire, sans plus.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Sortilèges : Waddiwasi (3ème année) – Lire 3 BD en 24h – 30 points

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Enchanteur – Au détour de Brocéliande :
Nature / Légende / Nature Writing

 

Elfes, tome 01 : Le crystal des elfes bleus – Jean-Luc Istin & Kyko Duarte

Titre: Le crystal des elfes bleus
Saga: Elfes, tome 01
Auteur: Jean-Luc Istin
Illustrateur: Kyko Duarte
Éditeur: Soleil
Nombre de pages: 54
Quatrième de couvertureLes Elfes bleus d’Ennlya, une petite ville portuaire du Nordrenn, ont tous été massacrés ! L’Elfe bleue Lanawyn et Turin, un homme réputé, enquêtent alors que toutes les pistes mènent vers un clan d’Yrlanais, ces Hommes du nord qui haïssent les Elfes.
Dans la cité île Elsemur, Vaalan une jeune Elfe bleue passe l’épreuve de l’eau des sens. La mère prophétesse voit son avenir proche, un avenir lié au crystal sacré.
« Celui qui contrôle le crystal, contrôle l’océan. »
Cette annonce fait grand bruit et il se murmure que Vaalann pourrait être le messie que les Elfes bleus attendent depuis plusieurs générations…

J’ai offert ce premier tome à mon homme, en « désespoir de cause » : ne sachant plus quel numéro des Nains il lui manquait, celui-ci devait faire l’affaire.
Ça faisait un moment que cette saga me faisait de l’œil. Bien sûr le côté fantasy jouait beaucoup dans mon attirance mais pas que, les couvertures sont très jolies et me plaisent beaucoup.

Quant au récit, au début, je l’ai trouvé un peu brouillon.
On ne connaît rien au contexte et on est tout de suite plongé dans l’histoire sans préambule ce qui m’a donné la désagréable sensation d’avoir manqué quelque chose.
On suit alternativement deux elfes bleues :
– Lanawyn qui fait équipe avec l’humain Turin. Ils se rendent au refuge d’Ennlya pour découvrir que tous les elfes qui y vivaient sont morts.
– Vaalann qui se rend chez la mère prophétesse afin de savoir ce que lui réserve l’avenir. Elle ne peut lui révéler qu’une chose : que la vie de la jeune elfe converge vers la recherche du crystal bleu, la suite est floue.
À mesure qu’on avance dans le récit des explications sont distillées de-ci de-à et tout s’éclaircit au final – j’ai même relu le début que la compréhension de l’histoire rend plus sympa.

Les dessins sont assez beaux, surtout les décors qui sont magnifiques, mais j’ai surtout aimé les couleurs, parfaites pour un univers médiéval-fantastique.
Seul bémol en ce qui me concerne, c’est quand Vaalann plonge pour récupérer le crystal : elle est à poil – pas d’habits et pas d’armes non plus, sachant qu’elle doit affronter les myst ? Alors justifions cela en disant qu’ainsi, elle n’est pas empêtré dans ses mouvements par des frusques… mouais c’est sûr qu’elle va pas aller sous l’eau en armure complète, mais c’est pas sa tenue hyper moulante qui l’aurait beaucoup gênée…

Si on exclut ce détail qui m’a fait grincer des dents, j’ai bien aimé cette bande-dessinée.

Challenge Tournoi des 3 Sorciers :
Sortilèges : Waddiwasi (3ème année) – Lire 3 BD en 24h – 30 points

Pumpkin Autumn Challenge :
Automne Enchanteur – Clochette, Grimoire et Chandelle :
Les bonnes fées sont parmi nous ! Petit peuple / Elfe