Trois (petites) histoires de monstres – Tarek, Ivan Gomez-Montero, Lionel Chouin et Aurélien Morinière

Trois (petites) histoires de monstresTitre: Trois (petites) histoires de monstres
Auteur: Tarek
Illustrateurs: Ivan Gomez-Montero, Lionel Chouin et Aurélien Morinière
Éditeur: EP Jeunesse
Nombre de pages: 32
Quatrième de couverture: Quand le monde des ogres, des loups-garous et des ectoplasmes en tout genre croise celui de jeunes amateurs de sciences occultes : frissons et sensations fortes garantis !
Ces trois histoires de monstres mêlent le monde réel et celui des contes. Elles permettent à l’enfant de faire appel à ses propres références livresques et télévisuelles.

Cette courte bande-dessinée se compose de trois (petites) histoires -comme l’indique le titre :

-la première se situe dans un univers médiéval-fantasy : une prise de forteresse par un monstre humanoïde dont la tête est recouverte de dizaines d’yeux, palais défendu par le roi, un magicien et un apprenti.
J’ai beaucoup aimé les dessins, je les ai trouvés beaux, colorés -pas autant que le laisse à penser l’image ci-dessous. Le scénario passe, par contre la chute est sympa et m’a fait sourire.

Trois (petites) histoires de monstres p9-Je n’ai pas accroché à la seconde histoire : elle se compose de petits sketchs mettant en scène l’agence de Depan Monster. Des espèces de ghostbusters à la petite semaine qui parfois parviennent à chasser les monstres et d’autres fois, arnaquent les gens et sont ainsi responsables de la présence des créatures.
Les dessins ne sont pas terribles (cf ci-dessous), mais s’allient correctement avec l’histoire. Le scénario ne m’a pas plu.

Trois (petites) histoires de monstres p14-La troisième petite histoire est excellente : presque le même principe que la précédente – en nettement mieux à mon sens-, l’agence Aucun Risque composée des 7 nains chasse les monstres de contes de fées qui ont réussi à sortir de leurs livres. On a droit à tout : loups, ogres, dragons, etc…
Les dessins sont sympas même si le character design des nains fait davantage penser au père Noël qu’à des nains. Le scénario m’a éclatée, seul bémol, cette petite bande-dessinée était trop courte.

Trois (petites) histoires de monstres p26

Un avis plutôt mitigé, en demi-teinte. Une bonne lecture sans plus.

Eleanor – Holly Black

Eleanor - Holly BlackTitre: Eleanor
Auteur: Holly Black
Éditeur: Bayard Jeunesse
Nombre de pages: 277
Quatrième de couverture: Zach, Poppy et Alice partagent une passion : les jeux de rôle avec des figurines. Ils ont inventé un monde à eux, peuplé de pirates, de cruelles sirènes, de voleurs et de trésors. Ce monde est dirigé par la Sublime Reine, incarnée par une inquiétante poupée de porcelaine qui trône derrière une vitrine chez Poppy et qui semble tout observer à travers ses paupières doses. Un jour, elle se réveille et fait une confession effrayante à Poppy… et c’est là le début d’une grande aventure…

Une lecture de plus empruntée à la bibliothèque et qui me donnait très envie depuis un sacré bout de temps…
Dès le début, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire : le premier chapitre m’a semblé un peu brouillon, il a été difficile de comprendre qui étaient Zach, William la Lame, Poppy, Lady Jaye ou Alice, à déterminer leur âge également. Par la suite, cela va beaucoup mieux mais le commencement a été délicat.

Je n’ai pas accroché à ce roman jeunesse, je l’ai trouvé beaucoup trop jeunesse. Je m’attendais davantage à ce qu’il fasse peur en fait, du coup, je suis un peu déçue. Il y a bien quelques scènes un peu flippantes, notamment lorsqu’Eleanor regarde fixement les héros, comme si elle était vivante, mais avant qu’on ait pu ressentir la moindre peur, on passe à autre chose… ça m’a donné la sensation que l’auteure n’a pas osé aller jusqu’au bout, peut-être en raison du public à qui elle destinait cette lecture, je ne saurais dire mais ça peut être une explication.
C’est vraiment dommage parce que ça aurait pu être effrayant puisqu’on suit Zach, un des trois héros, un garçon qui joue encore aux poupées -jeux d’imagination- avec ses amies d’enfance, un personnage plutôt bien développé : on partage ses peines, sa colère, ses secrets, ses espérances mais pour les craintes que pourrait inspirer une poupée habitée par un esprit, c’était plutôt faiblard.

Les personnages sont jeunes et réagissent comme tel, ce qui est un très bon point. Ils sont travaillés autant que leur famille. Ils tentent de mener leur quête avec les moyens qui s’offrent à eux du haut de leurs 12 ans, c’est-à-dire avec plus où moins de difficultés, ce qui rend l’histoire plutôt réaliste si on exclut l’épisode du voilier.

Un autre bon point, il se lit très très vite.
Mais, malgré cela, c’est une déception probablement parce que je m’attendais à bien autre chose.

Mélusine, tome 1 : Sortilèges – Clarke et Gilson

Melusine tome-1 - sortilegesTitre: Sortilèges
Saga: Mélusine, tome 1
Auteur: François Gilson
Illustrateur: Clarke
Éditeur: Dupuis
Nombre de pages: 48
Quatrième de couverture: Petite sorcière mignonne à croquer, Mélusine est jeune fille au pair dans un château de Transylvanie. La maîtresse de maison est une fantôme au sale caractère, son mari un vampire plutôt cool et le valet de pied une sorte de créature de Frankenstein à l’intellect passablement limité. Bref, rien que de très normal…

Ça fait un moment que je voulais lire ce premier tome, histoire de découvrir cette série que ma fille adore depuis maintenant un an. Je m’y étais déjà essayée cet été, mais sans grande conviction, j’avais abandonné au bout de 5 pages trouvant que cela manquait d’un fil conducteur.

Cette fois-ci, je suis allée jusqu’au bout. Au fil des pages, une trame de fond se développe davantage : Mélusine, sorcière de 119 ans, étudiante de 2ème année à l’école de sorcellerie, travaille dans un château en échange du gîte et du couvert.
Certains personnages sont forcément récurrents : la mamie complètement fêlée me fait rire, la dame fantôme est stricte et parfois chiante, le monsieur vampire m’a fait sourire -il est complètement hors des événements du château par moment-, Cancrelune qui est une camarade de Mélusine et est totalement nulle en magie, le loup garou amoureux, etc…
Dans l’ensemble, j’ai trouvé que dans ce premier tome, il leur manquait quelque chose pour qu’ils soient réellement attachants, ce petit quelque chose qu’il y aura au fil des volumes -je le sais parce que j’ai lu certains passages avec ma fille et qu’elle m’a spoilé certains événements-, j’ai bien apprécié Mélusine mais sans plus.

Melusine tome 1 - sortileges p3

Ce premier tome est composé de petits sketchs drôles, certains d’une page, d’autres davantage. Ça m’a fait sourire plus que rire, en fait.
Les dessins ne sont pas exceptionnels : parfois les personnages sont mimis d’autres nettement moins -ça fait un peu dessiné à la va-vite-, mais il ne faut pas oublié que cette BD est parue pour la première fois en 1995 et les illustrations font quand même très années 90+ quand même.

Bref, ce n’était pas une lecture géniale, ça s’est laissé lire, sans plus.

Noces d’éternité – Aude Réco

Noces d'éternitéTitre: Noces d’éternité
Auteur: Aude Réco
Éditeur: Editions du Petit Caveau
Collection: Gothique
Nombre de pages: 74
Quatrième de couverture: Angleterre, année 1890…Ellen Covert vit dans un manoir victorien sujet à d’étranges manifestations : empreintes de pas mouillés, robe de mariée qui saigne,…
L’atmosphère se charge de mystère jusqu’au jour où son futur époux est retrouvé mort au matin de ses noces.
En dépit des conventions, Ellen enquête sur le mystère de la demeure et sur celui qui entoure sa propre personne.
Dépourvue de droits, elle se heurte aux secrets de son père et à la mort mystérieuse d’une esclave.
Perdue entre intimes convictions et troubles, elle s’apercevra que le plus grand danger ne vient pas d’où elle pense…

Pour le second mois consécutif, je participe à l’événement Un mois, une maison, un achat. Pour octobre, ce sont les Éditions du Petit Caveau qui sont mis à l’honneur. Pour l’occasion, j’ai acheté trois livres (L’histoire de Mr. N 1 : Le passe-monde de Thibault Rollet, Noces d’éternité d’Aude Réco ainsi que A l’ombre des falaises de Chloé Bourdon) et j’ai ainsi pu bénéficier de l’offre mise en place par la maison d’édition, à savoir : l’anthologie « Vampire malgré lui » de collectif offerte pour l’achat de trois livres (cf le lien fb pour en savoir plus).

Noces d’éternité est le premier livre que je découvre de cette petite maison d’édition. Habituellement, je ne suis pas une grande fan des vampires, quant au gothique, ça dépend de beaucoup de choses.
Pour cette nouvelle, ce qui m’a attirée était qu’elle était classée dans la section « sorcière »… je dois bien avouer que je me suis quand même demandé pendant un moment s’il n’y avait pas eu erreur mais il existe tant de sorte différente de sorcellerie, je ne pensais pas à celle-ci…

Déjà parlons de la première chose qui nous saute aux yeux lorsqu’on découvre ce livre : la couverture réalisée par Alexandra V. Bach. Je l’avais déjà vue au détour d’une page internet et je la trouve très jolie, elle m’a beaucoup plu – non, ce n’est pas la raison qui a motivé mon achat mais je mentirais en disant que je n’avais pas très envie de l’avoir dans ma bibliothèque.

Entrons dans le vif du sujet.
J’ai bien aimé cette lecture, elle est rapide, intéressante… un peu trop courte à mon goût, du coup, les personnages ne sont pas aussi travaillés que ce que j’aime.
L’histoire est confinée au manoir familial et à ses jardins ; l’atmosphère est assez  sombre et étrange, laissant une sensation de malaise assez semblable à ce que j’ai pu ressentir en lisant Rebecca de Daphné Du Maurier donc ça m’a un peu refroidie.
A côté de cela, certaines scènes sont vraiment prenantes, stressantes voire flippantes que ce soit l’apparition de la robe de mariée tachée de sang ou celle du cavalier sans tête pour ne citer que ceux-là.
La fin est plus que prévisible du moment qu’on capte qui ou ce qu’est Bérénice mais je pense que cette nouvelle est à lire principalement pour l’ambiance qui se dégage de ses pages et non pour sa conclusion.

Un mois, une maison, un achat

Le blog de la Belle – Mary Temple

Le blog de la Belle - Mary TempleTitre: Le blog de la Belle
Auteur: Mary Temple
Éditeur: Fleurus Editions
Collection: Mango
Nombre de pages: 276
Quatrième de couverture: La belle et la bête , ça vous dit quelque chose ? Moi, c’est Belle, et disons que mon histoire ressemble un peu à ce vieux conte de fées. Sauf qu’on est bien à New York, au XXIème siècle, et que tout ce qui s’est passé m’est vraiment arrivé. Vous me prenez pour une folle ? Lisez donc mon blog, vous ne serez pas déçus du voyage…

Dès les premières pages, je savais que cette lecture ne me plairait pas. Je ne m’étais malheureusement pas trompée, même si par la suite, ça s’améliore quand même un peu.
Déjà, l’héroïne m’énerve, je l’ai trouvée méprisante : ok, on peut comprendre qu’elle ne se sente pas à sa place dans le monde de la jet-set américaine, qu’elle ne s’entende pas avec ses superficielles de sœurs mais son dédain la rend pour le moins aigrie antipathique ; Belle n’est pas sensée être douce, compréhensive et aimante, surtout avec sa famille ? Elle se targue de ne pas être Gossip Girl, pourtant, c’est la sensation que ses premiers posts donnent.
Pour les autres personnages, je n’ai pas grand chose à en dire : Beaumont est la Bête pourtant je ne l’ai pas trouvé assez présent, Fay est sympathique mais sans plus, Yuko, Arsenik et Mister-y m’ont saoulée toutes les fois où ils jouent les pom pom girls en commentaire.

L’histoire en elle-même aurait pu être sympathique : les contes écrits qui ont emprisonné les personnages de contes de fée en tuant la tradition orale et c’est internet qui les a libérés, les héros autant que les forces du mal, donc ça, c’est l’explication très succincte qui a été donnée et ça aurait été chouette que ça tourne autour de ce principe… mais non.
Au lieu de ça, ça tourne autour de Belle qui écrit sur son blog ce qu’elle vit, ça vaut un journal intime, vous me direz, sauf que pour le coup, c’est du n’importe quoi, ces révélations sont publiques : elle décrit ses rencontres avec Beaumont, ses lieux de rendez-vous, sa lutte contre les forces du mal, etc. C’est ridicule compte tenu du fait que ça donne plein de détails à l’ennemi – alors l’excuse du blog protégé par un sort de Fay ne tient absolument pas la route, il suffit de voir ce qui arrive à Mister-y.

Bref, c’était pas terrible comme lecture : je l’ai terminé parce qu’il n’y avait que 276 pages mais ce n’est pas l’envie d’abandonner qui m’a manqué. Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé, une grosse déception pour ce roman.