Bilan lecture du mois de juillet 2013

Bilan de lecture

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que je ne fais jamais de rendez-vous hebdomadaire ou mensuel. Pourtant, ça fait un moment que j’ai bien envie de publier un bilan de lecture mensuel, donc je me lance.

Au mois de juillet, j’ai lu: 12 livres.
Alors je triche un peu, il y a eu 4 mangas et 8 livres.
Je suis bien contente: au début du mois de juillet, j’avais prévu de lire ces 8 livres. Arrivé au milieu du mois, j’avais descendu mes prétentions de 2 livres et finalement, non. De plus, 4 mangas se sont rajoutés. Bref, c’était un bon mois !
En cliquant sur les mages, vous avez accès aux chroniques ^_^

Coup de Cœur:

J’ai adoré:

JQ_BlackButler_01_N.indd La captive de l'hiver - Serge Brussolo Les aventuries de la mer 1 - Le vaisseau magique - Robin Hobb

J’ai aimé:

Chi une vie de chat 1 Immobile - Valérie Sigward Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi

Une bonne lecture, sans plus:

le retour du roi La fontaine intarissable - Claude Suissa Comte Cain 1 - La Juliette Oubliée - Kaori Yuki

Ça m’a laissé indifférente:

One piece tome 1

Je n’ai pas aimé:

Neige de printemps - Yukio Mishima Tristan et Iseut

J’ai détesté:

Soit 3069 pages lues (744 pages en mangas et 2325 pages en livres). Une bonne moyenne! 🙂

Pacific Rim

Pacific Rim afficheSynopsis: Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été
mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju.
Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manœuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…

Alors que tout le monde a été voir Wolverine: le combat de l’immortel, nous, nous avons préféré aller voir Pacific Rim. Au moins, on a eu la salle pour nous, on a pu rire et parler un peu plus fort sans crainte de déranger qui que ce soit. Je n’ai pas été trop surprise par la quasi-inexistence du scénario, un film de méchas, ça ne pouvait rien donné d’intéressant vu par des américains. Mais ajoutons à cela des monstres à la Godzilla, et on atteint les summums de la nullité 🙂
Le seul espoir que je misais sur ce film, c’était le jeu des acteurs: c’est l’unique point qui aurait pu le sauver… Ben non. La meilleure actrice du film est probablement Mana Ashida (petite fille qu’on voit 5 minutes et qui joue le rôle de l’héroïne enfant -elle ne doit même pas avoir 10 ans). Bon, ne minimisons pas non plus le jeu d’acteur de Ron Perlman qui joue le seul personnage un tant soit peu intéressant et surtout réfléchis du film -en tout cas, plus que le scientifique spécialiste des Kaiju; oui, j’ai trouvé cela risible… voire pathétique-, malheureusement pas suffisamment présent pour remonter mon opinion dessus. Le jeu de Max Martini passe aussi bien. Quant aux autres… Argh ! Par moment, le héros principal n’est pas si mauvais, mais par moment seulement. Le grand chef Stacker a le charisme d’une moule avariée. Je continue? Le seul personnage qui me rends perplexe est Gottlieb interprété par Burn Gorman qui a joué dans Torchwood, je suis incapable de dire si c’est son jeu d’acteur qui n’est pas à la hauteur de son personnage ou son personnage qui n’est pas à la hauteur de son jeu d’acteur… (personnellement, je vote pour la 2ème proposition, mais c’est parce que je suis de parti-pris et que je l’aimais bien dans Torchwood)

Pacific Rim 2

Petit détail à rajouter: ce film est bourré de stéréotypes. Les russes ressemblent à des gymnastes russes: carrés, très masculins -oui, même la fille- les cheveux coupés courts en brosse, blond platine -je me serai cru dans un mauvais film des années 80. Les chinois ressemble à des moines shaolin… Normal. Et j’en passe des meilleurs… Je ne citerai pas tout, je vous laisse découvrir les petites merveilles que renferment ce film ! 🙂

Bref, vous l’aurez compris, c’est une bonne daube mais en lisant le scénario, ce n’est nullement surprenant.
Par contre, tout n’est pas forcément à jeter: j’ai beaucoup aimé les couleurs choisies lors de certaines scènes, certaines prises de vues sont chouettes, certains décors sympa, les effets spéciaux impressionnants et jolis tout plein… Mais de nos jours, ce n’est plus un exploit et il est bien plus difficile de dégotter un bon scénar que de belles images… En conclusion, il n’a malheureusement aucune excuse qui pourrait justifier cette catastrophe.

PACIFIC RIM

Le vaisseau magique – Les aventuriers de la mer 1 – Robin Hobb

Les aventuries de la mer 1 - Le vaisseau magique - Robin HobbTitre: La vaisseau magique
Saga: Les aventuriers de la mer 1
Auteur: Robin Hobb
Éditeur: J’ai Lu
Nombre de pages: 316
Quatrième de couverture: Les vivenefs sont des vaisseaux magiques attachés par des liens empathiques à la famille qui les possède. Ces navires insaisissables bravent les tempêtes, évitent les récifs, distancent les monstres marins, sèment les pirates… et font l’objet de toutes les convoitises. Le capitaine de la Vivacia, Ephron Vestrit, se meure. Parmi les siens, chacun ourdit complot et trahison pour s’approprier son vaisseau, car une vivenef ne se transmet pas comme un legs ordinaire. Pendant ce temps, d’autres dangers se profiles à l’horizon : les serpents de mer qui infestent les océanes se regroupent, et un ambitieux pirate aspire à unir ses pairs sous un seul pavillon : le sien…

Rahhhhh ! Je veux la suite ! J’ai adoré ! La seule raison qui fait que ce n’est pas un coup de cœur, c’est que ce n’était pas assez épique pour moi. Ça sent le volume d’introduction: un excellent prologue !
Je n’ai eu aucun mal à me mettre dans la peau des personnages, à ressentir leurs émotions et d’ailleurs à passer par un panel d’émotions aussi varié que conflictuel. J’ai adoré certains personnages, j’en ai détesté d’autres. Je n’ai pas eu trop de mal à prévoir certains événements mais cela ne m’a pas dérangé. J’ai hâte de découvrir ce que l’auteure nous réserve par la suite.
Il n’y a qu’une chose qui m’a un peu agacé et surtout empêché de rentrer de suite dedans: dans les premiers chapitres, on suit chaque personnage individuellement, sans forcément voir immédiatement le lien qui les relie et du coup, ça prend un peu de temps avant de s’immerger totalement dans l’histoire. On commence avec un nœud de serpent, puis on suit Kennit le pirate puis on alterne entre les deux; ensuite, on passe à Brashen puis à Althéa, etc… et là, enfin, on commence à voir le lien entre certains personnage, mais pas avec tous, cependant, ça prend quand même pas loin de quatre-vingts pages ce qui peut paraître long au début; et à partir de là, c’est juste absolument passionnant.

Les aventuriers de la mer 1 - Piment
Il n’y a certes que peu d’action, pourtant, je ne me suis pas à un seul moment ennuyée ! Par contre, c’était tellement prenant que j’hésitais même parfois à commencer ma lecture n’étant pas particulièrement encline de vivre de fortes émotions à ce moment-là.
Pour moi, c’est mon premier livre de cette auteure, ce ne sera à coup sûr pas le dernier ! J’ai juste un peu de mal à comprendre la traduction de la saga: Les aventuriers de la mer… ça ne donne absolument pas du tout envie de lire cette série, alors que le titre original: The Liveship Traders Trilogy (bon, si on exclut le Trilogy) pète quand même nettement plus et donne davantage envie d’ouvrir et de découvrir les Vivenefs!

En tout cas, j’ai été conquise, c’est un livre que je recommande fortement ! 🙂

Je passe à 04/20.

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Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi – Mathias Malzieu

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toiTitre: Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi
Auteur: Mathias Malzieu
Éditeur: J’ai Lu
Nombre de pages: 151
Quatrième de couverture:  » Comment on va faire maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu’est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu’est-ce qui se passe pour toi là ? Du rien? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel, du réconfort ?  »
Mathias, une trentaine d’années mais une âme d’enfant, vient de perdre sa mère. Sans le géant qu’il rencontre sur le parking de l’hôpital, que serait-il devenu ? Giant Jack, 4,50 m,  » docteur en ombrologie « , soigne les gens atteints de deuil. Il donne à son protégé une ombre, des livres, la capacité de vivre encore et rêver malgré la douleur… Il le fera grandir.

Ce livre entre tout à fait dans le thème du mois: le passage du temps. Je voulais terminer sur cette lecture parce que j’estimais qu’après les Saisons, il fallait conclure avec un événement qui nous ferait grandir, nous forcerait à changer. Et quoi de plus marquant qu’un deuil ? Qu’est-ce qui peut nous transformer plus vite que ce triste événement ?

Le narrateur a perdu sa mère et depuis, il ne ressent qu’un grand vide. Il erre dans les lieux où elle a vécu ne trouvant que des ombres, des souvenirs fugaces. N’importe qui ayant vécu ce drame comprend tout à fait ce qu’il traverse. Les mois n’ont pas suffit à lui faire oublier cette impression de vide, les événements heureux non plus parce que les questions sur l’après restent sans réponses. Ce livre n’est pas une réponse à cette question existentielle.
C’est un charmant conte qui nous fait voyager, oublier pour un temps nos interrogations, mais j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, excepté à la fin. Je n’étais pas assez déconnectée de la réalité, du moins pas suffisamment tôt pour me plonger totalement dans le monde proposé, peut-être n’avais-je pas assez de recul. Ce n’est que lorsque Jack nous fait traverser les ombres en compagnie du narrateur que j’ai pu totalement me plaire dans cet univers – et ce n’est pas un spoil, on se doute depuis l’apparition du géant que ça finira ainsi ; malheureusement, ce n’est même pas le dernier tiers du roman.

J’ai beaucoup aimé le style narratif; il alterne entre des passages très poétiques et d’autres plus modernes, le contraste est par moment étrange, parfois violent, mais quand même agréable.
L’histoire aurait pu être triste à pleurer – elle n’est certes pas très gaie, mais on ne tombe pas dans le pathos, un bon point 🙂 Ça reste une tristesse empathique mais supportable.
Par contre, je suis incapable de dire si j’ai aimé ou non. Je tendrais à dire que oui parce qu’après tout, je suis bien incapable de dire du mal de cette œuvre, mais quelque chose me retient: peut-être le fait que je n’ai pas été totalement transportée.
Je pense que pour me faire une idée plus précise du monde de l’auteur, il faudra que je lise autre chose de lui.

Tristan et Iseut

Tristan et IseutTitre: Tristan et Iseut
Auteur: Beroul, Thomas, Marie de France
Éditeur: Larousse
Collection: Petits Classiques
Nombre de pages: 176
Quatrième de couverture: Ces récits du XIIe siècle content la passion réciproque du chevalier Tristan et de la reine Iseut, femme du roi Marc de Cornouailles. Prisonniers de la fatalité de l’amour, incarnée par le breuvage magique qu’ils ont absorbé, les amants y luttent contre les forces sociales, naturelles et divines liguées contre eux. Au Moyen Âge, ce mythe a suscité à la fois fascination et rejet. Au-delà des lois et des règles morales, il pose en effet avec force et audace l’amour comme valeur absolue.

J’ai lu ce livre il y a plus de 20 ans: à l’époque, j’étais au collège. Je n’avais pas aimé l’histoire au premier abord, mais l’étude qu’on en avait faite était tellement intéressante que j’avais fini par voir cette œuvre différemment. Je comptais relire la même version, mais je me suis rendue compte que je ne l’avais plus: je l’ai prêté à quelqu’un -ne me demandez pas qui- et je ne l’ai jamais revu… J’ai donc décidé de me le racheter, j’ai tapé le titre et ait cherché une version anonyme… (après de longues recherches, j’en ai déduit que Nonyme n’existait plus -comme dirait un excellent ami)
Trêve de plaisanterie, j’ai découvert qu’il y avait énormément de versions différentes, c’est-à-dire plein d’auteurs différents et que je ne retrouverai pas la mienne. 🙁
Tristant et IseutDépitée, je me suis résignée à prendre cette édition: parce qu’elle regroupe 3 textes (Béroul, Thomas et Marie de France), les plus proposées dans mes recherches mais aussi parce qu’il semblerait qu’il soit au programme des collèges.
Bon, j’ai commencé par lire les annexes de début, histoire de voir ce que ça pouvait m’apporter et rien… Je me souviens bien de mes cours de l’époque sur le fol amour; j’ai acquis depuis des connaissances sur le Moyen Âge, donc cette lecture était un peu inutile et ne m’apporte rien sur la lecture même de l’œuvre.

Le Roman de Béroul: C’est une version que je ne connaissais peu pour ne pas dire pas. Lorsque l’histoire commence, Tristan et Iseut sont déjà à la cour du roi Marc et cela commence par leur rendez-vous dans le jardin lorsque l’époux de l’héroïne les espionne pour savoir s’ils sont amants. Et cela se prolonge avec la découverte de leur liaison, la fuite à travers les bois et la fin du sortilège. (j’en connaissais le premier chapitre et le dernier)
Je ne me suis pas ennuyée, mais je n’ai pas trouvé cela très passionnant: beaucoup de conversations très formelles. Ça se lit bien et vite, mais ce n’est pas ce que j’en attendais: une réminiscence de l’histoire lue mais je n’ai pas réellement eu ce déclic.
Par contre, après avoir terminé le livre, je peux affirmer que de tous, j’ai trouvé que c’est celui qui stylistiquement parlant est le plus proche de l’univers moyenâgeux de ce mythe.

Le Roman de Thomas: J’ai détesté cette version. J’ai trouvé que le style était ampoulé, l’auteur, probablement en raison de son siècle, s’est approprié le mythe de Tristan et Iseut pour en minimiser le côté adultérin, l’envelopper d’une pudeur excessive qui gâche un peu l’histoire.

Marie de France et la « Folie Tristan » d’Oxford: Appréciable de par la brièveté des récits, mais cela n’apporte pas grand chose, finalement.

J’ai un peu été déçue, j’espérais avoir l’histoire complète, je n’en ai trouvé que des bribes reliées entre elles par des notes qui comblent les trous et ma première lecture de ce classique est trop lointaine pour me souvenir réellement si c’était également le cas dans l’édition que je possédais.

Je passe à 07/20.
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