La ligne verte – Stephen King

Titre: La ligne verte
Auteur: Stephen King
Éditeur: Le Livre de Poche
Format: Ebook
Nombre de pages: 506
Quatrième de couverturePaul Edgecombe, ancien gardien-chef d’un pénitencier dans les années 30, entreprend d’écrire ses mémoires. Il revient sur l’affaire John Caffey – ce grand Noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes – qui défraya la chronique en 1932.
La ligne verte est le reflet d’un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisé par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore avec sa matraque et Caffey, prisonnier sans problème. Assez rapidement convaincu de l’innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique.

Étant fan inconditionnelle du film, cela fait un moment que je voulais lire le roman. Seulement, je redoutais une trop grande différence qui me ferait moins aimé l’un ou l’autre. Dans cette chronique, il y a d’ailleurs toutes les chances que je fasse une comparaison voire un amalgame entre les deux.

À la base, ce n’était un roman à proprement parlé, en tout cas, il n’est pas paru sous ce format mais sous celle d’un roman feuilleton en 6 épisodes – il y a d’ailleurs une telle version chez l’éditeur Librio ;  je me demandais pourquoi il avait été publié en plusieurs volumes, maintenant, je comprends mieux. J’aime beaucoup ce principe, ça a un côté un peu vieillot style roman de gare.
Dans cette version, le découpage est fait de la même façon, donc au début de chaque partie, ça reprend ce qui s’est passé ultérieurement, malheureusement, mot pour mot ce qui est assez déstabilisant et donne la désagréable sensation de déjà-lu.

Le film est tellement fidèle au bouquin que ce dernier m’a presque ennuyée dans la première moitié.
Le bon côté de cette lecture, c’est qu’on découvre davantage la vie de Paul Edgecombe au sein de la maison de retraite. Si ses relations avec Elaine Connelly sont assez semblables dans le film, le vilain Dolan en est absent. Au début, le récit du narrateur part dans tous les sens, il est loin d’être linéaire chronologiquement parlant. On découvre les mêmes prisonniers Bitterbuck, Delacroix, Caffey (comme la boisson mais ça ne s’écrit pas pareil) et Wharton mais pas que… on a également de temps en temps droit à des passages avec le détenus nommé le Président et quelques allusions à d’autres anonymes.
L’histoire est assez fidèle au film : Paul Edgecombe raconte les derniers mois passés en tant que gardien chef sur la ligne verte, et notamment les dernières exécutions qui l’ont poussé à changer de voie : le passage sur la Veuve Courant (c’est ainsi qu’ils appellent la chaise électrique) de l’indien se passe normalement, celle de Delacroix est encore pire que dans le film au niveau des descriptions… quant à John Caffey, c’est tout aussi douloureusement beau et triste.
Beaucoup de phrases fortes ont été reprises dans le film :

« Il les a tuées avec leur amour. C’est comme ça tous les jours. Partout dans le monde.« 

Je vous ai épargné le speech de Caffey, par contre, la prestation de Michael Clarke Duncan est tellement magnifique (bien plus que dans le livre) que je ne peux m’empêcher de la mettre ci-dessous.

La fin m’a beaucoup plu, énormément d’explications sont données particulièrement sur la manière dont Edgecombe rassemble des informations sur l’accusation de Caffey, par exemple lorsqu’il explique son plan à ses collègues, il leur affirme que Caffey est innocent et leur démontre comment, notamment grâce à sa chaussure – là, j’ai éveillée votre curiosité, hein ! Puis il remonte l’enquête et les différentes incohérences. J’ai trouvé ça génial – c’est sûrement ce qui manquait au film.

Si le début m’a laissée dubitative et s’est laissé lire sans plus, la seconde du roman devient, heureusement, passionnante. J’ai adoré cette lecture, elle m’a mise dans tous mes états et m’a aussi fait verser quelques larmes.

Challenge - Coupe des 4 maisonsChallenge Coupe des 4 maisons :
6ème année
: Ordre de Merlin – un livre qui a reçu un ou plusieurs prix littéraires (a reçu le Prix Bram Stocker – 1996) – 50 points

Challenge LEAF Le Manège de PsylookChallenge LEAF : 21/50

 

Week-end à lire #1 – du 10 au 12 mars 2017

Ce week-end commence une version un peu différente du challenge Week-end à 1000 : le Week-end à Lire. Il est toujours organisé par Lili bouquine et son équipe. Le principe reste de lire autant que possible, sauf que cette fois, c’est à nous de choisir notre objectif de pages à lire tout au long du week-end.

Je n’ai pas pu participer aux derniers week-end à 1000, le temps me manquera tout autant pour ces deux jours et demi, mais tant pis, je tente. Je me suis fixée l’objectif de 700 pages.
Les règles de base n’ont pas changé : cela commence le vendredi à 19h et termine le dimanche à 23h59.

Voici mes prévisions de lecture pour le #WeekendALire :
-Terminer la Ligne Verte de Stephen King (100 pages)
-Commencer Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie Grimaldi (505 pages)
-Lire le comics Wolverine Old man Logan de Mark Millar (216 pages)
-Lire le manga Black Butler 11 de Yana Toboso (192 pages)

Suivi de lecture :

Vendredi, 10 mars 2017 à partir de 19h :
La ligne verte de Stephen King (43 pages)


Samedi, 11 mars 2017 :
La ligne verte de Stephen King (57 pages)


Dimanche, 12 mars 2017 :
Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie Grimaldi (25 pages)

Wolverine : Old Man Logan de Marc Millar & Steve MacNiven (216 pages)

Black Butler, tome 11 de Yana Toboso (192 pages)

Total : 533/700 pages

Les cerisiers fleurissent malgré tout – Keiko Ichiguchi

Titre: Les cerisiers fleurissent malgré tout
Auteur: Keiko Ichiguchi
Éditeur: Kana
Nombre de pages: 127
Quatrième de couverture: Japon, 11 Mars 2011, un tremblement de terre, un tsunami, Fukushima.
Est-il possible de faire des projets après cela ?
Quand une promesse devient un hommage.

En commençant ce manga, je ne m’attendais à rien : je n’avais pas lu de résumé, aucune chronique ; je n’avais que la couverture pour me faire une idée du thème et ça semblait empli de nostalgie. J’espérais que ce soit poétique, et ça l’est en grande partie.
Du coup, vierge de toute information, j’étais loin de m’imaginer que cela traitait de mars 2011 ; situation catastrophique pour les terriens en général et bien plus pour les habitants du Japon… mais qu’en est-il des japonais « exilés » ? Ce manga nous rappelle que pour ceux qui vivaient à l’étranger et qui ont vécu ce drame de loin, cette inquiétude et cette angoisse est  toute aussi douloureuse pour eux que ceux restés au pays.

On suit Itsuko enfant qui vit avec une terrible maladie souvent mortelle. C’est une battante mais est mise à l’écart de nombreuses activités, notamment sportives – et quand on sait l’importance que cela revête au Japon, on imagine aisément sa situation d’exclue. Jusqu’au jour où une nouvelle maîtresse géniale l’intègre à la classe de façon différente. Pourtant, l’ombre de la mort plane sur elle. Une fois grande, la faucheuse semble loin, elle est mariée à Angelo et tous deux vivent en Italie. Puis un matin, elle reçoit un appel la prévenant du drame. A partir de là, ne pouvant contacter aucun de ses proches restés au Japon, elle fait ce que beaucoup ont fait lors de cette catastrophe (enfin, c’est ce que j’ai fait pendant des jours) : elle ingurgite des heures de nouvelles télévisée, cherche désespérément des informations sur internet, etc.
La mangaka a vécu cette situation, cela se sent vachement : son angoisse est palpable. Il y a certains passages très forts émotionnellement parlant, notamment dans la colère puis l’abattement qu’exprime l’héroïne envahie par des informations fausses, cachées puis révélées au grand jour et tout ce que cela implique – notamment un sentiment de trahison -, des articles portant sur la vie quotidienne de ce que subissent les siens.

Pour les dessins, j’ai eu dans un premier temps du mal à m’y faire, ça fait très vieux. Pourtant, au bout d’un moment, tu ne les vois plus. Tu te concentres juste sur l’histoire et sur le message qu’il fait passer :

« … le bonheur glisse de nos mains si facilement et […] la beauté se fane en un instant… Tout ce que nous avons peut disparaître, comme si ça n’avait jamais existé. Nous sommes si désespérément éphémères…
Pourtant les saisons reviennent et les arbres fleurissent à nouveau.« 

Autant vous dire que ce manga m’a fait verser quelques larmes : il est si beau. Bref, c’est un coup de cœur.

Bilan lecture du mois de février 2017

Bilan de lectureUn petit-moyen bilan pour ce mois de février avec 6 livres lus (1 album, 2 mangas et 3 romans et 1 nouvelle)
Commençons sans plus tarder:

Coup de coeur
Coup de Cœur:

Image du Blog good-winry-18.centerblog.net
J’ai adoré:

Gif heureux
J’ai aimé:

Bonne lecture sans plus
Une bonne lecture, sans plus:

On arrive donc à un total de 2387 pages (26 en album, 381 en mangas et 1980 pages en roman et nouvelle).

Bilan challenge :

Arbre généalogique des Rougon-Macquart de 1878Challenge Rougon-Macquart : 07/20

Challenge LEAF Le Manège de PsylookChallenge LEAF : 20/50

Challenge Goodreads : 15/125

Challenge - Coupe des 4 maisonsCoupe des 4 maisons : 29/70 – 890 points

Réduit ta PAL à néantChallenge Réduit ta PAL à néant (illimité) : 09/70

Actuellement, je lis :
La Ligne Verte
Stephen King
(13%)

Harry Potter et les reliques de la mort
J.K. Rowling
(11%)

Thème du mois de mars 2017 :
Morosité et Nostalgie

Akira, tome 02 : Cycle Wars – Katsushiro Otomo

Titre: Cycle Wars
Saga: Akira, tome 02
Auteur: Katsushiro Otomo
Éditeur: Glénat
Nombre de pages: 181
Quatrième de couverture2030. Néo-Tokyo est devenue une gigantesque poubelle high-tech. Tetsuo, Kaneda et leur bande de jeunes du centre d’insertion et d’apprentissage professionnel foncent dans la nuit sur des motos volées, sans autre but que de repousser toujours plus loin les limites du speed. Quand ils croisent un drôle de petit garçon au visage de vieillard, leur premier réflexe est de l’agresser mais cette créature perdue possède un étrange moyen de défense… Ils viennent de faire connaissance avec le nº26 et de franchir, sans s’en rendre compte, la première étape d’un processus irréversible : le réveil d’Akira…

Décidément, s’il y a bien une série dont je raffole, c’est celle-ci. C’est sûr que le fait d’être associée à tant de bons souvenirs y est pour beaucoup, mais même sans cela, elle envoie du pâté !

Pour moi, le gros point fort de ce manga est que le mangaka, Katsuhiro Otomo, réussit sans peine à rendre les scènes vivantes, à transmettre des émotions fortes grâce à des changements de plans.
Alors moins dans les premières pages de ce second tome, principalement parce qu’on a quand même droit à pas mal de parlotte du côté du Colonel et que ça stagne aussi chez Kaneda et Kay. Heureusement que Tetsuo est là pour relever un peu le niveau et stresser le lecteur.
Dans le tome précédent, on l’avait abandonné aux prises avec des membres de la bande des Clowns et il semblait mal barré au vu du nombre de ses agresseurs mais c’était sans compter les pouvoirs qu’il avait commencé à développer dans le premier et dont il perd totalement le contrôle – enfin, pas aussi totalement que dans la suite mais c’est déjà pas mal. En tout cas, ça annonce la couleur.
Du côté de Kaneda, c’est également mal parti : ayant fricoté avec des terroristes, il est recherché par l’armée et se cache avec Kay – qui au passage joue double jeu et le surveille pour le compte de ses petits copains anarchistes… seulement, dans cette saga, les personnages sont complexes et les apparences trompeuses.
Quant au colonel que j’apprécie bien mieux dans les suivants, il est égal à lui-même : autoritaire – certains diront que c’est parce que je me retrouve en lui… peut-être… ou pas – il est intransigeant et fidèle à ses valeurs, mais s’il y a bien un truc qu’on ne peut lui reprocher et qui m’impressionne fortement, c’est que c’est un dur à cuire qui ne fuit pas le danger et est suffisamment malin pour que ses arguments portent ; il suffit de lire les dernières pages du deux pour comprendre ce que je veux dire.

Si le début m’a un peu ennuyée, à partir de la moitié environ – lorsque Kaneda et sa clique rameutent les autre motards contre les Clowns et leur nouveau chef -, cela devient passionnant et même si je savais ce qui allait arriver, je n’avais aucune envie de lâcher mon manga.
Bref, j’ai adoré Cycle Wars et si je m’écoutais, je lirai de suite le prochain… mais patience.