Taïga – Florence Reynaud

Titre : Taïga
Auteur : Florence Reynaud
Éditeur : Pocket jeunesse
Nombre de pages : 76
Quatrième de couverture : Louve a faim. Elle parcourt l’immensité glacée de la taïga sibérienne, en quête d’une proie. Deux personnages vont croiser son chemin, un trappeur qui veut la tuer et un enfant perdu dans le désert blanc. Au cœur de cet univers de silence, Louve et l’enfant ont besoin l’un de l’autre…

Ce roman a une valeur sentimentale pour moi : c’est le premier livre que ma fille a lu seule et elle l’a tellement aimé qu’elle l’a lu un nombre de fois incalculable. Et je la comprends parce qu’il est vraiment très chouette.

Je ne m’attendais pas à ça… je pensais bien que la rencontre avec l’enfant tournerait ainsi : que Louve, malgré la faim, ne le dévorerait pas et qu’elle ressentirait le besoin de le protéger.
Par contre, en ce qui concerne celle avec le chasseur, c’est différent de ce que j’imaginais : il chasse Louve après qu’elle ait mangé une des proies qu’il avait piégé. La confrontation ne se fait qu’à la fin. C’était super angoissant.

La plume de l’auteure est vive, les phrases courtes. Ça donne un rythme à la fois punchy et essoufflé qui reflète parfaitement les émotions des personnages.
Au fil des pages, on découvre les raisons qui motivent chacun des trois protagonistes de ce roman : la survie (la faim, le froid, la vente des fourrures qui permettent de survivre tout l’été, etc.). Tout est une question de point de perspective : leur manière de faire est différente, mais leur but est identique. Ça les rend sympathiques.
Il y a un quatrième personnage dans cette histoire qui n’en est pas vraiment un : le décor, Taïga. Dans ce récit, elle semble avoir une volonté propre, c’est déroutant mais intéressant.

Le seul bémol pour moi, c’est l’âge de l’enfant : 8 ans… pourtant, il ne prononce que deux mots « Ivan » et « chien ». Alors d’accord, il a subi un choc, mais quand même, j’y ai moyennement cru. Je l’aurais vu plus jeune, c’est déjà grand pour que lui confonde chien et loup et n’en ait pas peur et pour que Louve le compare à ses petits et accepte de le protéger.
Si ce n’est ce détail, j’ai pris un plaisir énorme à lire ce roman que j’ai adoré.

Pumpkin Autumn Challenge 2021

Cette année, contrairement à l’an dernier, je n’ai pas oublié le Pumpkin Autumn Challenge. Je pensais que la vidéo de lancement tournée par le Terrier de Guimause, l’organisatrice de ce chouette challenge, ne sortirait pas avant le dernier week-end de septembre… Je me trompais : toutes les annonces ont été faites dimanche dernier, j’ai donc profité de ma dernière semaine de vacances pour créé ma Pile à Lire.
Comme chaque année, ce challenge débute dès le 1er septembre et s’étend jusqu’au 30 novembre 2021.

Vous trouverez les règles ci-dessous :
Je vous laisse découvrir les trois menus de cette édition 2021 :

Je me suis concoctée une petite Pile à Lire. Je prévois de valider Un appétit de Goule, mais mon but est surtout de valider tous les menus. Donc si tout se passe bien, ça fera 14 lectures – pour moi, ça fait beaucoup donc je ne suis pas certaine de le mener à bien :

Alors changement dans ma Pile à Lire : le recueil de nouvelles, Belladonna, était classée en catégorie Science-fiction, mais ce n’est pas du tout de la SF, plutôt du fantastique. Il ne rentre donc plus dans la sous-catégorie Nom d’une dune. Je l’ai remplacé par une bande-dessinée : le second tome de Obie Koul.

Et pour finir, voici mon suivi de lecture pour le Pumpkin Autumn Challenge Littéraire :

Automne frissonnant :
– Gare, gare à la main de gloire (Voleur/ Thriller/ Policier/ Superstition/ Horreur/ Épouvante) : Apostasie de Vincent Tassy
– Double, double, toil and trouble (Sorcière/ Pièce de théâtre/ Prophétie/ Tragédie) : Kiki la petite sorcière, tome 1 de Eiko Kadono
– Le folklore de Chipenden (Créature surnaturelle, fantastique/Obscure/ Fantasy) : L’épouvanteur, tome 9 – Gimalkin et l’épouvanteur de Joseph Delaney

Automne douceur de vivre :
– Its just a bunch of Hocus (Halloween/ Samain/ Automne) : Cauchemars, tome 2 – Dullahan de Sophie Fischer
– Eh Jiji, tu ne trouves pas que ça sent drôlement bon à la Gütiokipänja ?! (Parcours initiatique/ Jeunesse/ Famille/ Nourriture) : L’histoire sans fin de Michael Ende
– Il suffit de se souvenir de rallumer la lumière (Feel Good/ Santé mentale/ Émotion) : Et puis, Paulette… de Barbara Constantine
– J’ai un dragon et j’hésiterai pas à faire feu ! (Humour/ Illustré/ Anthropomorphisme/ Animaux) : Mercy Thompson, tome 10 – l’épreuve du silence de Patricia Briggs

Automne enchanteur :
– « La lunette de pierre, c’est extra ! Quand on veut voir ce qui ne se voit pas » (Petit peuple/ Féerie/ Nature/ Nature Writing) : Praërie, tome 1 – Le monde des sinks de Jean-Luc Marcastel
– Nom d’une dune (Écologie/ Anticipation/ Science-Fiction/ Post-apocalypse) : Obie Koul, tome 2 – Mon pouvoir caché de Pierre Makyo et Alessia Buffolo
– Princesse princesse (Inclusivité/ LGBTQI+/ Féminisme) : J’ai 14 ans et ce n’est pas une bonne nouvelle – Jo Witek

Automne des mystères :
– Le destin perdu (Temps/ Horloge/ Enigme/ Puzzle/ Historique/ Steampunk) : Le Protectorat de l’ombrelle, tome 3 : Sans honte de Gail Carriger
– Les ruines de l’Atlantide (Conte moral/ Philosophie/ Récit métaphorique/ Mythes et légendes) : La terrifiante histoire et le sanglant destin de Hansel et Gretel d’Adam Gidwitz
– En avant Yvette Tempête (Aventure/ Archéologie/ Artefact/ Voyage) :
– Cabinet de curiosité (Arts/ Sciences/ Musée/ Singularité/ Étrangeté) : L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

Total : 13/14

Bilan : Cette année, il me manque une lecture pour le compléter. Ce n’est pas que je n’ai pas eu le temps, mais deux autres lectures se sont greffé au milieu et cela m’a fait perdre le fil.
Peu importe, j’ai pris du plaisir à le faire !

Les enfants de la baleine, tome 06 – Abi Umeda

Titre : Les enfants de la baleine, tome 06
Auteur : Abi Umeda
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 189
Quatrième de couverture : Le terrible secret de la “Baleine de glaise” est enfin révélé. Le noûs Phaleina, cœur de ce vaisseau des sables, ne se nourrit pas des émotions des habitants de l’île : il demande un sacrifice plus cruel encore… Telle est la “malédiction” qui ronge ce petit paradis.
Deviendra-t-elle source de discorde au sein de la communauté ?

Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par un sujet que je n’ai pas abordé dans les précédents : la couverture. Jusqu’à présent, j’ai trouvé toutes les illustrations superbes, mais celle-ci est bien foirée, elle est d’une laideur à faire peur… peut-être est-ce le rouge en fond qui la rend dégueulasse… je ne sais pas trop.
Heureusement que l’histoire est sympathique.

La baleine de glaise a obtenu un gouvernail, ce qui permet aux marqués de la diriger où bon leur semble. Ils ont donc décidé d’accepter l’hospitalité de Roxalito dans son pays Amonlogia… pour une très bonne raison : sauver les marqués.
En chemin, ils croisent la route d’une île étrange qui porte le nom de la tour du temps… c’est un passage que j’ai adoré, digne d’un conte plein de nostalgie.
Ils continuent leur périple et cela n’annonce rien de bon, les jumeaux promettent de faire du grabuge.

Il y avait beaucoup de planches plus étendues dans ce tome-ci et c’est la raison pour laquelle j’ai mis plus de temps que d’habitude à lire ce sixième tome : je me suis pas mal attardée sur les illustrations.
J’ai énormément apprécié chaque moment : que ce soit le début avec le récit des premiers habitants de Phaleina, l’exploration de la tour, la révolte des jumeaux ou la découverte de la cité de sel.
J’aime toujours autant les personnages, je me plais à lire et relire les écrits de Chakuro, Lycos et Ohni sont moins présents ce qui est dommage, Roxalito passe toujours… pour le moment.

C’est un coup de cœur pour ce sixième tome… et je n’ai pas la suite… Bouh T_T

Les enfants de la baleine, tome 05 – Abi Umeda

Titre : Les enfants de la baleine, tome 05
Auteur : Abi Umeda
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : La menace des troupes apathoïa s’éloigne enfin de Phaleina. Habitué aux douloureuses séparations, le peuple de l’île espère faire enfin une rencontre : des voyageurs venus d’un pays inconnu s’apprêtent à monter à bord du vaisseau. Au même moment, Chakuro, guidé par la mystérieuse Emma, entame un nouveau « voyage » : une plongée au plus profond de l’histoire de la « Baleine de glaise »…

Le quatrième tome se terminait par l’arrivée d’un vaisseau inconnu dont les occupants ne semblaient pas particulièrement sympathiques. Et en effet, Roxalito qui semble en être le chef se montre méprisant… bon, c’est sûr qu’il n’est pas accueilli de manière très conventionnelle puisque Suoh et quelques autres se présentent nus comme des vers. Mais même sans cela, il se présente en conquérant, il se montre imbu de sa personne, le parfait stéréotype du fils de noble, pourri gâté.
Pourtant, au fil des pages, un subtil changement s’effectue et en remerciement pour le repas, il partage ses connaissances du monde extérieur. C’était sympa de le découvrir sous forme de carte, même si elle était un peu petite et pas super lisible… je me suis bien abîmé les yeux dessus.

Je ne sais pas trop quoi penser de Roxalito. Je ne l’appréciais pas du tout au début, puis ça va mieux une fois qu’il a le ventre plein. J’aime bien la tournure que commence à prendre sa relation avec Suoh, s’il n’est pas aussi con que dans les premières pages, cela promet une belle amitié. À voire ce que donnera les prochains.
Si l’arrivée de Roxalito et ses hommes est l’événement le plus marquant, ce n’est pas le seul.
Orca, le frère de Lycos est jugé, mais d’une pirouette, il parvient à s’en sortir, ce qui n’est pas le cas de tous les protagonistes de l’affaire Skylos. Le bon point pour le chef des soldats est que son discours nous permet d’en apprendre davantage sur la civilisation apathoïa et notamment sur les Daïmanos On découvre également ce qu’est devenu Leodari.

Le dernier détail important et où j’en attendais beaucoup, peut-être trop, est la raison pour laquelle les ancêtres des enfants de la baleine ont été condamnés… on a droit à un semblant d’explication, ce n’est qu‘une introduction succincte et Emma nous promet la suite plus tard, n’empêche que pour le moment, c’est super décevant. Heureusement, une révélation de taille vient rehausser l’intérêt de ce tome : la raison pour laquelle la vie des marqués est courte sur Phaleina. Ce n’était pas une grosse surprise, j’en étais venue à la même conclusion, mais c’est toujours sympa d’en avoir confirmation.

Un cinquième tome que j’ai adoré. J’ai hâte de lire le sixième, mais ce ne sera pas dans les heures qui viennent.

Les enfants de la baleine, tome 04 – Abi Umeda

Titre : Les enfants de la baleine, tome 04
Auteur : Abi Umeda
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 190
Quatrième de couverture : Au plus fort de la guerre contre les troupes apathoïa, les enfants-combattants de la « Baleine de glaise » tombent les uns après les autres, emportant avec eux leur détermination, leurs espoirs et leurs promesses. Alors qu’une tempête de sable fait rage, dans un coin de ce triste champ de bataille, deux « folies » sont sur le point de s’affronter…

Sans surprise, c’est un quatrième tome qui pète !
Les apathoïas font un massacre, mais les enfants de la baleine ne se laissent pas faire et se défendent plutôt bien. Le plus impressionnant est probablement le Caporal qui tient tête à Leodari, il fait même presque peur.
L’équipe envoyée sur le Skylos rencontre des difficultés lorsqu’ils arrivent au corps du vaisseau, mais après de nombreuses pertes, ils mènent à bien leur mission…

On a quelques révélations : Ohni serait bien le daimonas de Phaleina, créé spécialement par le vaisseau-prison pour le défendre, ce qui expliquerait ses extraordinaires capacités.
Les noûs manipulent les émotions des apathoïas, s’en nourrissent et en contrepartie, les remplissent de sentiments factices… j’ai lu plusieurs fois ce passage pour mieux le comprendre, mais c’est pas super clair, sûrement parce qu’il y a quelques zones d’ombre.

Par contre, de nombreuses questions restent en suspens : qu’est-il arrivé à Leodari ? Comment les apathoïas vont-ils réagir à la perte de Skylos ? Que cache le Caporal et surtout sa mère ? Qui est Emma et le kokalo qu’a donné Oblinis à Chakuro ?
Quel a été le crime des ancêtres des enfants de la baleine ? Et enfin, qui est à bord du vaisseau qui se dirige vers nos héros.

J’ai bien aimé ce quatrième tome.
L’ambiance est oppressante à souhait, et un brin triste.
Les personnages sont attachants que ce soient les principaux ou les secondaires. J’apprécie énormément les flash-backs de chacun, ça les rend touchants.
Les dessins sont chouettes, ils ont un côté très shôjo, mais le gros point fort, ce sont les décors qui sont superbes.
Maintenant, je file lire le cinquième.