Bilan lecture du mois d’août 2022

Bilan de lectureBon, mon bilan de lecture pour le mois d’août va être court puisque j’étais en vacances à l’étranger pendant trois semaines. Heureusement, j’ai emmené ma liseuse, j’ai donc pu lire un peu.
J’ai lu 5 livres (1 manga et 4 romans).
Commençons sans plus tarder:

Image du Blog good-winry-18.centerblog.net
J’ai adoré:
 


Gif heureux
J’ai aimé:


Bonne lecture sans plus
Une bonne lecture, sans plus:


Image du Blog mangapournous.centerblog.net
J’ai détesté:

On arrive donc à un total de 1758 pages (208 pages en manga et 1550 pages en roman).


Bilan challenge :

Challenge Rougon-Macquart : 12/20

ABC 2022 : 19/26

Challenge Goodreads : 131/180

Challenge Termine tes sagas en cours, bordel !!! (illimité) : 035/325


Actuellement, je lis :
Les prélats de Faneas, tome 1 : les terres d’exil
Charlotte Abécassis Weigel
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Actuellement, je joue sur PC à :

Ningyo – Mr Tan & Mato

Titre : Ningyo
Scénario : Mr Tan
Dessins : Mato
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 208
Quatrième de couverture : La forêt d’Aokigahara au Japon, autrement appelée “la mer d’arbres” ou “la forêt des suicidés”… Un homme y perd la vie, comme guidé par de mystérieuses créatures. Quelque temps après, Kai, son petit frère, arrive sur place, bien décidé à découvrir les raisons de sa disparition. Mais au fur et à mesure qu’il s’enfonce au cœur de cette forêt, le lieu semble se transformer… Et si la rencontre d’un humain et d’une sirène pouvait influencer l’avenir du monde ?

J’ai acheté ce manga pour plusieurs raisons :
– il est écrit par Mr Tan, l’auteur de Mortelle Adèle et d’Ajax (son chat). J’étais donc curieuse de voir ce qu’un manga (autre que Radiant) scénarisé par un français pouvait donner.
l’histoire se passe dans la forêt d’Aokigahara. Quand j’ai écrit Au-delà du torii avec Laure, j’ai fait pas mal de recherches sur cet endroit et je désirais découvrir l’explication que Mr Tan propose au sujet des nombreux suicides qui ont lieu dans ces bois.

Daichi a une vie parfaite, mais il se rend à Aokigahara afin de s’y pendre. Son frère Kai ne comprend pas cet acte et décide de se rendre sur les lieux du suicide de son frangin pour trouver une explication à son geste.
Il est loin d’imaginer ce qui l’attend.

Et j’avoue que moi non plus. Je connaissais le surnom de « forêt des suicidés » donné à Aokigahara, mais j’ignorais celui de « mer des arbres ». Ça rend le choix du scénario et surtout des créatures cohérent.
J’ai adoré les textes. Les souvenirs de Kai rendent le récit nostalgique et les explications de Ningyo sont poétiques. Je me suis laissé bercer par cette ambiance.

Au début, j’ai eu un peu de mal avec le character design des personnages, enfin surtout celui de Kai : j’ai trouvé que ça faisait vieux. Par contre, j‘ai adoré celui de Ningyo, je n’ai pu m’empêcher de détailler attentivement les mouvements de sa robe que j’ai trouvés fascinants.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, il faudra que j’essaie de me procurer le manga Jizô des deux mêmes auteurs.

Gueule de Truie – Justine Niogret

Titre : Gueule de Truie
Auteur : Justine Niogret
Éditeur : Mnémos (Hélios)
Format : E-Book
Nombre de pages : 252
Quatrième de couverture : L’Apocalypse a eu lieu.
Pour les Pères de l’Église, elle a été causée par Dieu lui-même. Comme la Terre est morte, ils n’ont plus qu’un seul but : détruire le peu qui reste, afin de tourner une bonne fois pour toutes la page de l’humanité.
À leur service, Gueule de Truie, inquisiteur. Dès le plus jeune âge, on lui a enseigné toutes les façons de prendre la vie. Caché derrière le masque qui lui vaut son nom, il trouve les poches de résistance et les extermine les unes après les autres.
Un jour, pourtant, il croise la route d’une fille qui porte une boîte étrange, pleine de… pleine de quoi, d’abord ? Et pourquoi parle-t-elle si peu ? Où va-t-elle, et pourquoi prend-elle le risque de parcourir ce monde ravagé ? En lui faisant subir la question, Gueule de Truie finit par se demander si elle n’est pas liée à son propre destin, et si son rôle à lui, sa véritable mission, n’est pas de l’aider à atteindre l’objectif qu’elle s’est fixé, et peut-être même d’apprendre à vivre.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant cette lecture, à un récit post-apocalyptique peut-être sur fond d’Inquisition ? Oui, mais non.

Gueule de Truie est envoyé par les Pères de l’Église afin de débusquer les derniers humains et de les détruire. Ce qu’il fait. Jusqu’au jour où il rencontre la fille à la boîte bleue. Pour lui, elle n’est pas comme les autres Gens : elle possède le mot qu’il recherche. Il décide de le découvrir en l’accompagnant.

C’est un roman très dur que ce soit de par sa narration rythmée qui claque comme un coup de fouet ou de par les événements.
Au début, j’ai eu des difficultés à entrer dans l’histoire : je me suis laissé entraîner par la plume de Justine Niogret qui me plaît beaucoup. Le récit est confus, beaucoup de détails restent dans le flou et on n’est sûr de rien, pas même des mots employés. Ainsi le lecteur est dans le même égarement que les personnages, les doutes de Gueule de Truie deviennent les nôtres. C’est très perturbant : ça donne une sensation brouillonne et pourtant voulue.

J’ai eu du mal avec Gueule de Truie, je crois que je le préfère presque au début quand il se montre froid et impassible plutôt qu’après sa rencontre avec la fille où son caractère est encore plus exécrable : il est d’une violence rare, se montre colérique et imprévisible.
J’ai mieux aimé la fille, mais la pauvre en prend plein la tête. J’admire sa force mentale qui lui a permis de survivre, même si je ne comprends pas toujours ses choix par rapport à Gueule de Truie.

La fin m’a laissée un goût amer parce que je suis passée à côté. Autant j’ai aimé la partie avec le Cerf, autant celle avec Surtr m’a ennuyée : j’ai eu la sensation qu’elle n’apportait rien.
Je suis assez mitigée quant à cette lecture : j’ai adoré la plume de l’auteure, moins l’histoire.

ABC 2022 – Lettre N
19/26

Les témoins de la mariée – Didier van Cauwelaert

Titre : Les témoins de la mariée
Auteur : Didier van Cauwelaert
Éditeur : Albin Michel
Format : E-book
Nombre de pages : 260
Quatrième de couverture : « Nous étions ses meilleurs amis : il nous avait demandé d’être ses témoins. Trois jours avant le mariage, il est mort dans un accident de voiture.
Ce matin, à l’aéroport, nous attendons sa fiancée. Elle arrive de Shanghai, elle n’est au courant de rien et nous, tout ce que nous savons d’elle, c’est son prénom et le numéro de son vol.
Qui aurait pu se douter qu’un tel drame redonnerait un sens à notre vie, et nous ferait enfin découvrir le bonheur ? A nos risques et périls… Elle nous bouleverse, nous fascine, nous rend fous, mais cette Chinoise de vingt ans est-elle la femme idéale ou bien la pire des tueuses ? »

Ce fut une lecture rapide, en 3 jours, c’était torché, sachant que je n’ai pas eu de temps à consacrer à la lecture puisque nous étions toujours en vacances aux États-Unis quand j’ai lu ce court roman.

Je ne m’attendais pas à une telle trame :
Marc, grand séducteur et riche de surcroît, annonce à ses quatre amis qu’il va se ranger et épouser une Chinoise, Yun-Xiang, dont aucun n’a jamais entendu parlé. Elle arrive 2 jours après (il me semble) et deux des quatre potes doivent servir de témoins à la mariée.
Entre temps, Marc meurt dans un accident de voiture et ses amis décident d’accueillir Yun à l’aéroport et de lui cacher le décès de son fiancé.
Ils sont loin d’imaginer ce qui les attend : la fiancée est totalement différente de ce qu’ils pensaient, elle les connaît par cœur et va leur permettre de tout remettre en question et d’avancer.

Du début jusqu’à quasiment la fin, je me suis dit qu’il y avait un couac dans le genre que Marc était encore vivant, qu’il avait tout mis en scène et que Yun n’était pas celle qu’elle semblait être parce qu’elle a bon nombre de coups d’avance sur les témoins et elle est d’une perspicacité effrayante. Ce n’était pas totalement ça, mais mon instinct ne m’a pas trompée, il y avait un truc qui déconnait.

Quatre personnages, quatre narrateurs différents. La plume de l’auteur change à chaque récit, c’est bien joué tout en étant déroutant :

– la narration de Hermann est plutôt classique, parfait pour introduire chaque protagoniste ainsi que leur passé.
Lui, je l’apprécie. Il manque de confiance en lui, mais ne se cache pas derrière les autres. Il assume ses faiblesses et se montre franc envers lui-même, envers ses amis et envers le lecteur.

Marlène est cinglante, ses propos sont crus. Elle est davantage dans l’analyse des comportements de ses amis comme de la situation.
Au début, je n’étais pas sûre de l’apprécier et finalement, je l’aime beaucoup. Elle est probablement ma préférée et j’adore la complicité qui se crée avec Yun, même si elle est teintée de tristesse.

– les chapitres qui mettent en scène Jean-Claude ne sont pas trop différents des autres, mais je n’aime pas du tout le personnage, et ce, depuis le début.
Il est désagréable. Je déteste la façon dont il parle de sa fille, alors O.K., c’est une connasse, mais ce n’est pas étonnant vu son père. J’ai détesté les relations qu’il entretient avec les femmes que ce soit Judith, Yun ou Marlène.

– Lucas clôture le récit en beauté. Il est le seul qui se méfie de Yun et son analyse de la situation m’a donné les réponses que j’attendais. Si je n’accrochais pas avec lui dans les trois premières parties (il était trop extrémiste et intolérant dans ses propos contre la Chine), mais finalement, il est encore plus perspicace que Marlène et ça m’a plu.

J’ai adoré cette lecture et je suis ravie de l’avoir lu.

ABC 2022 – Lettre V
18/26

New-York, le 10 et 11 août 2022

Jour 3 : mercredi, 10 août 2022

Le petit-déjeuner était déjà meilleur.
On est parti tôt, direction la pointe de Battery Park pour prendre le ferry gratuit vers Staten Island : l’occasion de voir Manhattan de la côte et de passer non loin de la Statue de la Liberté. J’aime tellement les embruns de la mer, ça m’a fait beaucoup de bien.

On a fait un petit tour sur Staten Island, mais il n’y avait rien d’autre à voir que des outlets.

Au retour, nous sommes passés par le One Trade Center. Les deux ground zéros étaient impressionnants : toute cette eau qui coule et tombe dans le vide… ce qui m’a le plus touché, ce sont les noms gravés dans la pierre… ils étaient si nombreux. Alors je le savais, mais lire ces noms a rendu l’horreur du 11 septembre encore plus réel. C’est si triste.

Après ça, on était tellement fatigué qu’on a eu envie de se poser un peu… quoi de mieux que Battery Park, pas loin. On s’est posé presque une heure, ça nous a fait du bien.

Puis direction Brooklyn Bridge Park. Les enfants ont pris une pizza et ma mère et moi avons testé le lobster roll, excellent au passage.
Puis j’avais prévu d’aller à la plage pour se poser un peu… mais on a fini par abandonner, non pas qu’elle était loin, mais ce n’était quasiment pas ombragé et marcher en plein cagnard nous a tués.
On s’est assis un moment sur des rochers, le temps d’écrire quelques cartes postales.
Et c’est reparti… pour la promenade du Brooklyn Bridge. C’était sympa, et heureusement rapide car il faisait vraiment trop chaud.

À partir de là, c’est vraiment devenu difficile. On a eu du mal à trouver le métro, en même temps, j’étais tellement épuisée que je n’ai pas lu correctement le plan. On a fini par s’y retrouver et zou, direction Chelsea Market. C’était bien sympathique comme endroit, malheureusement, on n’a pas eu assez de temps pour y flâner longtemps. On a pris de quoi manger pour le soir puis on est sorti afin de rejoindre la high line, un parc suspendu installé à la place de l’ancienne voix ferrée aérienne. Je m’attendais à des allées plus grandes, peut-être une promenade plus élevée.

Le retour jusqu’à l’hôtel a été horrible… on a marché un temps interminable pour trouver une station de métro. C’est là que tu te rends compte qu’à New-York, c’est super mal fichu comparé à Paris.
Bref, on n’était pas mécontent de rentrer se reposer à l’hôtel une petite heure, le temps de manger et prendre une douche.

J’avais prévu une journée relativement cool avec des temps de pause pour profiter du paysage, mais la chaleur étouffante a rendu la visite de la ville encore plus harassante que la veille. Dommage.

Le soir, nous avons assisté à la comédie Musicale MJ Musical à Broadway. Vous trouverez mon article sur ce spectacle ici.

Journée 4 : jeudi, 11 août 2022

Comme on devait partir à midi pour rejoindre JFK, j’avais prévu de ne faire que Central Park le matin.
On devait partir à 8h30, mais on était tellement fatigués, qu’on a quitté l’hôtel qu’à 9h. Autant dire qu’on n’a même pas réussi à faire la moitié du parc.
Je n’ai pas grand-chose à dire sur Central Park, ce fut notre bouffée d’air frais pendant ces 4 jours. Beaucoup de verdure, des arbres pour nous abriter du soleil, des immeubles au loin, très loin et c’était parfait.
On y a vu quelques écureuil, mais surtout des tortues dans l’eau.
Je regrette de ne pas avoir visité ce parc la veille plutôt, on aurait davantage pu en profiter.

Bilan du voyage à New-York :

impressionnant quand on arrive, mais rapidement, tout semble trop grand : des immeubles immenses pour des rues qui ne le sont pas tant, un ciel qui paraît trop proche. Je ne suis pas claustrophobe, pourtant, j’ai trouvé ça étouffant.
– à ne pas faire en été : la chaleur, la pollution rendent la visite de ville insupportable.
– le gros point positif, ce sont les gens. Ils sont adorables : aimables, polis, serviables. Rien à voir avec la France. Même nous, ça nous a rendu plus sympa : toujours le sourire aux lèvres, moins râleurs…