Star Wars VII – Le réveil de la force

Star Wars VII - Le réveil de la force - afficheTitre: Le réveil de la force
Saga: Star Wars VII
Réalisateur: J.J. Abrams
Casting: Daisy Ridley, John Boyega, Adam Driver, Harrison Ford, Oscar Isaac, Carrie Fisher,…
Date de sortie: 16 décembre 2015
Genre: Science-Fiction
Synopsis: 30 ans après l’épisode VI, Luke Skywalker, le dernier des jedi, a disparu sans laisser de trace… ou presque. Leia Organa recherche son frère histoire de rétablir l’équilibre dans la force et envoie son meilleur pilote, Poe Dameron accompagné de son robot BB-8, récupérer une carte qui pourrait indiquer l’endroit où se cache Luke.

J’étais assez mitigée en allant au cinéma voir ce 7ème volet : un Star Wars sans George Lucas, ce n’est pas un Star Wars – quoique… comme l’a signalé un ami, après l’épisode I et Jarjar son absence était-elle réellement un mal ?

Pour l’histoire, ils ne se sont vraiment pas foulés ! Ils ont dû écrire sur une feuille le scénario du IV, V, VI, la froisser et voir ce que leur boule de papier leur dictait. Par moment, c’était quand même une grosse pompe des trois précédents épisodes. Bref, niveau originalité, on a vu mieux.
Le rythme du film est un peu plus lent que dans les 3 premiers et j’ai préféré, ça faisait beaucoup moins fan-service, plus réaliste d’autant plus que les protagonistes n’ont pas été entrainés à la manière jedi. Et je salue et approuve les explosions-étincelles qui sont semblables aux Star Wars des années 80, ça m’a fait sourire.

Star Wars VII - Rey, Finn & BB-8

En ce qui concerne les personnages, j’ai beaucoup aimé les principaux : Rey et Finn, ils donnent un coup de jeune à la saga. Elle est mimi même si sa coupe rend sa tête un peu bizarre, et puis, la pauvre, elle passe son temps à courir, ça m’a épuisée. Pour BB-8, je n’étais pas sûre de l’apprécier au début, son côté rond me dérangeait, sa façon de se déplacer également mais finalement, je m’y suis faite et il passe bien, ça change. J’ai également beaucoup aimé Maz malgré ses airs à la Yoda, le personnage est très intéressant. J’étais ravie de retrouver Chewbacca – mais bon sang ! Ça vit combien de temps un wookie ?
Je suis un peu moins enthousiaste en ce qui concerne Han Solo, le voir avec un tel coup de vieux, Argh ! Ça fait mal ! J’aimais l’image d’un filou jeune – il avait tant de charme dans les premiers T_T – là, c’est juste pathétique, surtout qu’à son âge, il joue encore aux héros… proche du pitoyable – c’est peut-être pour lui éviter une fracture du col du fémur que le rythme du film est plus calme. Je suis à peine mauvaise langue… à peine ! J’aurai préféré qu’il soit moins présent dans l’aventure, un peu comme Leïa – heureusement, il est toujours aussi drôle, mais ça le fait quand même moins.

Star Wars VII - Kylo RenMais ce n’est pas le pire… Je crois que je ne me remettrais jamais du méchant, Kylo Ren – c’est quoi ce nom ? Il est où le Dark Ket’chose !? Lorsque je l’ai vu la première fois, tout de noir vêtu avec les pans de sa tenue qui voletait à chaque pas, je me suis dit que les scénaristes s’étaient trompés de saga : sa stature, sa façon de marcher, sa tenue ! Ohhhh ! C’est le fils caché de Rogue dans Harry Potter !
Bon, son casque n’était pas super top – il fait un peu Duke-face, c’est plus mieux pur les selfies, c’est ça ? – mais pourquoi pas ! Jusqu’à ce qu’il l’enlève ! Ahhhhhhh !!!! En fait, non, c’était le fils caché de Rogue et de Voldemort ! Ils se sont bien trompé de saga ! Un cauchemar !
Quel soulagement chaque fois qu’il remettait son casque. Ils ne pouvaient pas prendre un acteur avec un minimum de classe ? Dark Vador était stylé avec sa tronche défoncée, Dark Maul également ! Mais là ! Quelle déchéance ! Non seulement il a un visage pas terrible, mais en plus j’ai été incapable de lui donner un âge : parfois il faisait plus de 30 piges, d’autres fois, il avait une tête de jeune premier avec sa coupe cheveux-au-vent ! Beurk ! C’est sûr, je ne vais pas m’en remettre !
Voilà comment casser un mythe !

Ne soyons pas totalement méchante ! C’était un bon divertissement : j’ai quand même rigolé à toutes les blagounettes drôles et même aux moins drôles, je n’ai pas vu le temps passer et disons-le, j’ai nettement préféré par rapport au trois premiers épisodes (oui, je parle bien de la menace fantôme et compagnie !)
Quant aux enfants, ils ont adoré, c’est leur préféré (« les vaisseaux sont trop bien faits !« ). Je pense que pour eux, ça a dû leur faire le même effet que ma génération avec le IV, V et VI.

Star Wars VII - Han Solo et Leia Organa

Bilan lecture du mois de décembre 2015 + bilan annuel & challenges

Bilan de lectureCe mois-ci, le bilan va être un peu différent : je commence par vous présenter le traditionnel bilan du mois de décembre puis une petite rétrospective de l’année avec notamment les coups de cœur en image puis je termine avec un bilan de mes challenges 2015 et un topo sur mes challenges 2016.

Bilan mensuel décembre 2015

Commençons sans plus attendre :
J’ai lu 15 livres (3 mangas, 3 BD, 2 albums et donc 7 livres).
V’là c’que ça donne :

Coup de coeur
Coup de Cœur:
La fleur millénaire Noob bd tome1 Le bal des dragons

Image du Blog good-winry-18.centerblog.net
J’ai adoré:
La mélodie des tuyaux A silent voice 2 Princesse Sara 1 pour une mine de diamants La Terre qui penche - Carole Martinez Creepy Christmas anthologie

Gif heureux
J’ai aimé:
La vengeance du dragon Les dragons de Nalsara 1 - le troisième oeil Kingdom Game, tome 1 Loretta et la petite fée

Bonne lecture sans plus
Une bonne lecture, sans plus:
Je cherche les clés du paradis

Image du Blog mangapournous.centerblog.net
Ça m’a laissée indifférente:
La 5eme vague

 

Image du Blog mangapournous.centerblog.net
J’ai détesté:
Angry Birds 1

J’arrive donc à un total de 2673 pages (602 en mangas, 134 en BD, 96 en albums et donc 1841 pages en livre).

Bilan annuel 2015 :

Cette année a été relativement égale que ce soit en nombre d’ouvrages lus ou en nombre de pages comme souvent depuis ces trois dernières années. Mais à partir d’octobre, j’ai regagné un peu de temps, et il y a un grand mieux.
En 2015, j’ai lu 105 livres soit 23 909 pages.

Janvier 2015 : 3 livres (322 pages)
Février 2015 : 7 livres (1516 pages)
Mars 2015 : 8 livres (1886 pages)
Avril 2015 : 7 livres (2232 pages)
Mai 2015 : 6 livres (1927 pages)
Juin 2015 : 11 livres (1731 pages)
Juillet 2015 : 11 livres (3062 pages)
Août 2015 : 7 livres (1463 pages)
Septembre 2015 : 7 livres (1707 pages)
Octobre 2015 : 15 livres (2851 pages)
Novembre 2015 : 8 livres (2539 pages)
-Décembre 2015 : 15 livres (2673 pages)

Rétrospective Coups de cœur en image :

Killing time - Kd Toussaint & Evenhuis Le clan de l'ours - Jean M. Auel Le secret de l'épouvanteur - Joseph Delaney L'infirmerie après les cours, tome 4 - Setona Mizushiro Black Butler 7 X-Men les Origines, tome 1 Rose et la maison du magicien Le ballet des âmes - Celine Guillaume Qui part à la chasse P'tit cousu Rose et la princesse disparue La fleur millénaire Noob bd tome1 Le bal des dragons

Bilan des challenges 2015 :

Arbre généalogique des Rougon-Macquart de 1878Challenge Rougon-Macquart (illimité) : 06/20

Challenge LEAF Le Manège de PsylookChallenge LEAF (illimité) :
Psylook : 09/50
AnGee : 15/50

Challenge ABC2015Challenge ABC 2015 (Livraddict) :
23/26 -> Echec

Challenge de l'automneChallenge automnal : Echec

Challenge Goodreads 2015Challenge Goodreads : COMPLETED
95/80

Challenges 2016

Cette année, j’ai décidé de ne pas me lancer dans 36 challenges mais d’avancer dans ceux en cours. Voici mes objectifs :

Arbre généalogique des Rougon-Macquart de 1878Challenge Rougon-Macquart : Atteindre les 13/20 avant la fin d’année

Challenge LEAF Le Manège de PsylookChallenge LEAF : Atteindre les 20/50 avant la fin d’année

Challenge Goodreads - objectif 2016Challenge Goodreads : Atteindre les 100 livres lus cette année

Réduit ta PAL à néantChallenge perso : Réduit ta PAL à néant (illimité)
– PAL = Pile A Lire
Bon, ne rêvons trop, même sans dormir, ni manger ni travailler, c’est impossible.
Objectif 2016 : 80 livres de ma PAL/100 lectures dans l’année.

Actuellement, je lis :
After saison 1 - Anna Todd
After, saison 1
Anna Todd
(23%)

Mercy Thompson 5 - Le grimoire d'argent
Mercy Thompson, tome 5 :
Le Grimoire d’argent
Patricia Briggs
(23%)

Le Bal des Dragons – Jessica Day George

Le bal des dragonsTitre:  Le Bal des Dragons
Auteur: Jessica Day George
Éditeur: Albin Michel
Collection: Wiz
Nombre de pages: 384
Quatrième de couverture: Dans les contes de fées, les demoiselles sont en détresse et les dragons toujours cruels. Mais Creel n’est pas du genre à se laisser faire. Et les dragons censés la terrifier, sont trop occupés à se disputer ou à collectionner des escarpins ! Creel et les dragons vont sceller un pacte et mettre le royaume sens dessus dessous. Cette fois, l’histoire ne finit pas du tout comme on le croit…

J’avais pris ce livre pour ma fille à la base, il y a déjà un moment, lors d’une vente privée. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en l’ouvrant : le résumé ne me donnait pas plus envie que cela et c’est dommage parce qu’il ne met pas du tout en valeur cette géniale histoire. Loin de là !

Déjà, dans ce roman, les dragons ne passent pas leur temps à se disputer et ils ne collectionnent pas tous des escarpins comme semble le sous-entendre la quatrième de couverture : seul Theoradus, le dragon de Carlieff (village de l’héroïne Creelisel), collectionne les chaussures.
Dans notre monde, les dragons sont connus pour aimer l’or et les joyaux mais à Féravel et alentours, ce n’est pas tout à fait cela : chaque dragon possède une collection différente qu’ils considèrent comme leur trésor (les chaussures, les vitraux, etc…) Ni ma fille ni moi ne nous y attendions donc lorsque le récit nous a mené dans la grotte de Theoradus et qu’on a découvert qu’il collectionnait les souliers en tout genre, ça nous a d’abord décontenancées avant de nous faire éclater de rire.

J’ai adoré les personnages : Creel a un sacré tempérament ce qui la place des fois dans des situations délicates ; Marta, Larkin et Ella ne sont pas ce qu’elles semblent être d’un premier abord ; la princesse Amalia est égale à elle-même, peste jusqu’au bout. Il y a encore un paquet de personnage dont j’aimerais parler mais ils sont vraiment trop nombreux.
Quant aux dragons, étant une grande fan, j’ai été au comble du bonheur : Theoradus est plus sympathique que ce qu’il semble au début, Shardas est attachant au possible, Féniul est très drôle et ne parlons pas des autres. Je reste vague et passe sciemment sous silence leur collection, histoire de laisser la surprise.

On a adoré cette histoire, chaque chapitre terminé était une torture puisqu’il nous fallait attendre le lendemain pour lire la suite. Ces derniers jours, j’ai donné un grand coup parce qu’on voulait le terminer avant la rentrée -pfiou ! On a réussi.
Ça a été une excellente lecture – on a vibré avec les personnages- une très bonne surprise : il est à la fois amusant, divertissant, triste, magnifiquement décrit, passionnant. Un seul regret : il n’y en a qu’un seul en français et je ne pense pas que la suite sera éditée… même si peu importe, la fin est une vraie conclusion en soit donc on ne ressent pas vraiment ce manque à moins de savoir qu’il y a 3 volumes en tout.

Creepy Christmas Anthologie – Collectif

Creepy Christmas anthologieTitre:  Creepy Christmas Anthologie
Auteur: Collectif
Éditeur: Otherlands
Collection: Nouvelle(s) Génération
Nombre de pages: 223
Quatrième de couverture: Treize auteurs vous présentent Noël tel qu’ils l’imaginent…
Le bon vieux bonhomme, tout de rouge vêtu, est toujours présent, accompagné de dizaines de paquets cadeaux…
Mais êtes-vous sûrs d’avoir été bien sages tout au long de l’année écoulée ? Méritez-vous vraiment les surprises qu’il vous réserve ?
Après avoir lu ces quatorze nouvelles inédites, je ne suis pas certain que vous voudrez encore recevoir sa visite le 24 décembre prochain…

Ce mois-ci encore, j’ai participé à l’événement Un mois, une maison, un achat et cette fois, ce sont les éditions Otherlands qui sont à l’honneur. Bon, décembre étant plus compliqué pour moi, je n’ai pas pu commencer ma lecture avant Noël, c’en est presque dommage mais comme on est encore dans l’ambiance des fêtes, ça le fait.

Cette anthologie se compose de 13 nouvelles :
Un cadeau démoniaque de Ruwan Aerts : Johan, victime de harcèlement scolaire depuis son entrée au collège, bascule et ramène une arme en classe. Après avoir perpétré un massacre au sein de son établissement, il s’enfuit dans son quartier et rencontre Hank, un SDF Père Noël accompagné de son chat noir qui lui propose de réaliser ses rêves.
Ce qui est dommage avec cette nouvelle, c’est qu’elle est tellement courte que le personnage de Johan n’est pas assez détaillé, du coup, on apprend qu’il est martyrisé par les autres depuis 4 ans, mais on a surtout droit à des faits, ce n’est pas suffisant pour s’attacher à lui ni même avoir une quelconque sympathie pour sa situation et finalement, à la fin, j’ai surtout fini par me dire que c’était juste un idiot, il passe un marché de dupe après quelques faibles hésitations… Mais il est difficile d’en dire plus sans spoiler. Bref, la fin était un peu courue mais c’est amené progressivement et c’est agréable de se laisser mener jusqu’à cette conclusion inéluctable.

Festin de Noël de François Cédelle : on découvre un homme qui se régale d’un festin de Noël. On apprend au fil de ses pensées qu’il est père de famille, qu’il a du mal à joindre les deux bouts et que ses deux enfants et lui ont souvent faim. Mais pour Noël, ils ont progressivement amassé de petites douceurs pour préparer un Noël digne de ce nom. Il ne manque que la viande, d’un genre particulier, mais ils posent des pièges pour capturer leur proie et peuvent, le 25, se régaler…
Une nouvelle très courte. Je redoutais une description du festin un peu lourde qui aurait pu donner la nausée mais pas du tout. On se demande ou les souvenirs du père vont nous mener, on redoute rapidement de découvrir le type de viande qu’ils mangent : j’ai été surprise en le lisant… Par contre, la dernière phrase m’a laissée perplexe genre « hein ? quoi ? pourquoi ? » Je n’aime pas trop ce genre de fin ouverte.

Xmas Park de Kate Dau : un groupe de 4 copains s’organisent une virée « Urbex » pour le réveillon de Noël et se rendent dans un parc d’attraction abandonné. Ils se séparent en deux couples : l’un explore le train fantôme dont l’entrée représente la bouche d’un clown portant un bonnet de père Noël et le second va s’amuser sur la grande roue… Mais leur soirée ne va pas se passer comme ils l’espèrent.
Une histoire sympathique, rondement menée. Des références notamment à Ça de Stephen King que j’ai beaucoup appréciées – qui ayant vu ce film ne ressent pas une légère angoisse en voyant un clown… alors entrer dans sa gueule pour visiter un train fantôme… Gloups, non merci.

Walter aime la neige ! de Patrick Godard : Walter Ferville vit reclus dans sa grande demeure en raison de son apparence. Il adore l’hiver, le froid et surtout la neige avec qui il partage un bout de son histoire. Mais il n’est pas le seul à aimer cette saison, c’est aussi le cas du terrible Ours.
J’ai adoré cette nouvelle et je pense que le style d’écriture de l’auteur y est pour beaucoup : très imagé le plus souvent, ça rend le texte très beau, du coup ça minimise un peu l’horreur du récit mais tant pis, la forme était aussi importante que le fond sur ce coup-là.

Renaissance de Maritza Jaillet : une fillette raconte le cauchemar dans lequel ses parents sont tués, faisant doucement pour ne réveiller personne de peur de se faire gronder, jusqu’à ce qu’elle se découvre meurtrière en rêve. Une fois son récit terminé, il est l’heure de descendre ouvrir les cadeaux de Noël.
Bon, pour celui-ci, je ne savais pas trop quoi en penser, je me suis demandée jusqu’à la fin si cette nouvelle avait bien sa place dans cette anthologie spéciale Noël… Mais ça, on ne le sait que lorsque la petite Rachel nous place son récit au 25 décembre.

La visite de Sylvain Lamur : 5 SDF se réunissent lors du réveillon de Noël afin de partager un repas : un muet, un infirme, un barbu, un arabe et un vieux . Chacun partage un de ses souvenirs de Noël. L’un d’eux raconte alors la légende de Bonhomme John qui écoute tous les souhaits et choisit le soir de Noël d’en réaliser… mais il faut toujours se méfier de ce que l’on souhaite.
Je n’étais pas certaine d’aimer le début, mais la suite m’a vraiment plu : dès que Bonhomme John leur offre à chacun une petite boîte accompagnée d’un mot qui résume leurs vœux… J’ai trouvé ça intéressant.

Le grand cru de Péléane Léana : L’histoire se divise en 5 chapitres ainsi qu’un prologue et un épilogue. Un chapitre sur deux est narré par un dévoreur de Père Noël et le suivant est raconté du côté des apprentis Père Noël qui craignent d’être choisis.
Une nouvelle très courte avec quelques fautes de frappe -d’autant plus visibles que c’est court. Mais ça ne m’a pas bloquée outre mesure, je l’ai trouvée légère et amusante ce qui contraste avec le thème un peu tragique. Ce texte m’a fait sourire et j’ai justement aimé qu’il soit moins grave que les autres.

Santa vs Ded Moroz : Un conte de Noël de Loïc Lendemaine : Le titre en dit long. Quand le père Noël affronte Ded Moroz, son avatar laïcisé lors du communisme en URSS.
C’était assez drôle, cette nouvelle m’a fait sourire, même si elle m’a assez fait penser au comics Lobo contre le Père Noël, c’en était pas mal proche mais tout aussi fun.

Le banquet de Yule de Fréderic Livyns : Cette fois, nous avons droit au folklore scandinave avec le Julénisse. Kriss, cambrioleur de métier, est engagé par un homme, Jules, afin de voler les habitants d’une bourgade scandinave. La nuit du solstice d’hiver, Les villageois se regroupent dans une église et y festoyent jusqu’au petit jour, laissant leurs maisons ouvertes pour que le lutin Julénisse puisse prendre sa part de nourriture. Seulement, Kriss a les yeux plus gros que le ventre…
Une nouvelle sympathique qui change un peu du traditionnel Père Noël. Une fin prévisible mais cohérente avec l’histoire.

Mely Klismas d’Emmanuel Pixton : Steve, dealer des cités, a perdu de la marchandise en voulant doubler son patron. Ce dernier lui laisse donc une semaine pour lui ramener l’argent ou la coke. En se rendant chez ses revendeurs, Steve se retrouve coincé dans une tempête de neige qui provoque des embouteillages. Ne voulant pas perdre de temps, il prend un raccourci mais il a un accident. Lorsqu’il se réveille, il est attaché dans une cave, et les habitants sont bien décidés à en faire leur repas de Noël mais le jeune homme est prêt à se battre pour sa survie.
Une nouvelle plus longue que les autres mais du coup, le personnage principal est travaillé au fil des pages et si je n’étais pas certaine de l’apprécier au début en raison de son penchant pour l’argent facile, j’ai fini par m’y attacher dans les dernières pages en apprenant son passé, ses motivations et surtout ses projets…

Christmas Pudding de Marielle Ranzini Marquet : Une petite famille loue un chalet pour les fêtes de Noël, seulement les lieux sont hantés par des zombies-fantômes qui ne leur veulent que du mal.
Si on exclut le côté zombies qui n’en sont pas vraiment et qui se rapprochent davantage des fantômes aux mauvaises intentions, ça passe relativement bien. On découvre le passé de ces horribles apparitions, il ne manque qu’une raison aux actes du docteur pour que l’histoire soit complète. Ça s’est laissé lire.

Menu de Noël pour petites filles mortes de Dean Venetza : Le narrateur s’évertue à défaire les fils entremêlés du temps et des univers lorsque rapplique une fillette effrontée et sans gêne, Zia, accompagnée de ses copines zombies. Elle cherche la porte menant au Père Noël parce qu’il n’a jamais offert de cadeaux à ses amies mortes et elle aimerait lui en toucher deux mots. Le narrateur lui indique la porte mais Santa n’est pas du tout ce que la croyance populaire en a fait. Ça barde !
Comment dire ! C’est un grand n’importe quoi ! J’ai adoré cette nouvelle, c’est un bordel pas possible mais elle est super drôle, super glauque. J’ai aimé l’ambiance autant que les différentes confrontations qui en parsèment le récit. Un grande réussite pour cette histoire !

La bonne étoile de Béatrice Ruffié Lacas : Une mère célibataire regarde sa fille ouvrir ses cadeaux. La fillette lui signale qu’elle n’a pas été sage, c’est la raison pour laquelle elle n’a rien sous le sapin. En effet, la maman a été très vilaine et repense à ses six derniers mois.
Une nouvelle courte et surprenante, surtout par rapport aux autres. Rien n’est dit, tout est sous-entendu et ça rendrait presque cette histoire finale heureuse… presque.

Bref, une anthologie que j’ai adoré découvrir. J’ai passé un excellent moment. C’était rapide, le plus souvent glauque : ça m’a fait du bien dans cette période de fête et de joie intense… ça replace les choses. Une bonne surprise.

La terre qui penche – Carole Martinez

La Terre qui penche - Carole MartinezTitre:  La terre qui penche
Auteur: Carole Martinez
Éditeur: Gallimard
Nombre de pages: 360
Quatrième de couverture: Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent.
L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend.
Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais?
Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.

Cette année, j’ai pu participer aux matchs de la rentrée littéraire organisée par #Priceminister (#MRL15) qui ont accepté ma candidature. Je les en remercie énormément ainsi que Gallimard pour la confiance qu’ils ont placée en moi.

Ce roman était mon premier choix : j’avais déjà lu Du Domaine des Murmures de Carole Martinez et cela avait été un coup de cœur, j’avais donc très envie de découvrir un autre roman de cette auteure et ça a été un plaisir de retrouver sa plume, un style d’écriture toujours aussi beau et poétique.
Le gros plus pour La terre qui penche, ce sont les différentes chansons ou bribes de chants médiévaux qui parcourent les pages et se mélangent tout naturellement au récit. Je me suis demandée plus d’une fois si elles avaient réellement existé ou si c’était une invention de l’auteure : j’ai eu ma réponse dans une note finale à ce sujet, et j’ai aimé cette précision.

Deux récits se chevauchent dans le temps mais sont séparés en chapitres, pas forcément alternés : la petite fille et la vieille âme. Celui de la fillette, Blanche, se cantonne à une narration directe, on la suit, on découvre le Domaine des Murmures à ses côtés. Oui, vous avez bien entendu, l’histoire se situe dans la même région que lors du roman précédent de Carole Martinez, seulement, cela se passe deux cents ans après le réclusion d’Esclarmonde – elle est évoquée une ou deux fois et j’ai adoré ça, on y découvre la Loue et les environs différemment.
Le récit de la vieille âme, qui est en réalité l’âme de Blanche ayant traversé les ans, est plus ouvert que celui de la petite fille tout en restant mystérieux histoire de ne pas en dévoiler trop : grâce à elle, on en apprend davantage sur le passé de certains personnages, des lieux également, de la mort et sa basse besogne, etc.
Deux visions aussi semblables que différentes qui rendent ce roman extrêmement intéressant.

Je me suis beaucoup attachée aux personnages que ce soit Blanche, Aymon, Eloi et même la monture Bouc m’a émue. Ils ont tous été travaillés jusque dans les moindres détails aussi bien les principaux que les secondaires. Certaines scènes m’ont faite vibrer : j’ai serré les dents de nervosité, retenu mes larmes de tristesse, eu mal au ventre d’inquiétude et d’angoisse. Bref, je suis passée par tout un tas de sentiments, je me suis sentie malmenée puis consolée – j’apprécie ça dans mes lectures.

J’ai adoré La terre qui penche et même lorsque certains passages étaient un peu longs, il a suffit de me laisser bercer par le poétique de la narration. Je pense avoir des difficultés pour passer à une autre lecture tellement l’univers des Murmures est entêtant.