Les étoiles brillent plus fort en hiver – Sophie Jomain

Titre : Les étoiles brillent plus fort en hiver
Auteur : Sophie Jomain
Éditeur : Charleston
Format : E-book
Nombre de pages : 304
Quatrième de couverture : Aux Galeries Hartmann, les Féeries sont le plus gros événement de l’année. Alors quand sept jours avant leur lancement, le nouveau directeur exige que la décoration de Noël soit intégralement refaite, le sang d’Agathe ne fait qu’un tour : personne ne touchera à son travail, et surtout pas cet arriviste arrogant. Mais le grand magasin est désormais sous la responsabilité d’Alexandre Hartmann, et aussi talentueuse que soit Agathe Murano, c’est avec lui qu’elle devra traiter.
Lui et personne d’autre. Ces deux-là auraient préféré ne jamais se rencontrer, mais puisqu’un père Noël et son chat magique viennent d’être embauchés pour exaucer les souhaits, pourquoi ne pas en profiter pour s’amuser ? Mais aux dépens de l’un comme de l’autre, bien sûr…

J’avoue que je ne m’attendais pas du tout à une telle lecture. Je pensais que ce serait un récit classique de Noël, une romance traditionnelle… ben, pas vraiment en fait. Les personnages et leur histoire familiale prennent beaucoup de place et ça m’a plu.

Agathe Murano est décoratrice et travaille aux Galeries Hartmann. Elle et son assistante, Joséphine, ont installé les décorations de Noël comme prévu avec le propriétaire du magasin, décédé quatre mois auparavant, en vue de l’événement le plus important de l’année : les Féeries. Son fils, Alexandre, a repris l’entreprise familiale et une semaine avant le début des festivités, il se rend dans le magasin et ordonne de changer toute la décorations.
Assez rapidement, j’ai compris la raison de cette décision, bien avant qu’il n’en donne l’explication à sa sœur, et ça m’a semblé évident. Il est le grand patron, il ne se justifie pas auprès de ses employés ce qui m’a semblé normal, mais il est loin d’être diplomate : il se montre désagréable et lui et Agathe passent leur temps à se prendre la gueule.

Chacun vit une situation personnelle lourde :
Alexandre doit faire son deuil, ce qui n’est pas évident en travaillant aux Galeries, le magasin bâti par son père. Sa douleur m’a touchée, il a beau la cacher sous sa dignité tout en se noyant dans le travail, il souffre et ça se sent, notamment dans ses réactions suite à sa (non-)relation avec Agathe, ce qui a des répercussions dans sa vie professionnelle : il est par moment dur et injuste, et pas qu’avec elle.
Agathe s’occupe de sa nièce avec l’aide de ses parents parce que sa sœur malade a abandonné sa fille bébé… mais quand elle revient, la vie de chacun est bouleversée. Ce que vit Agathe au quotidien la rend agressive, un peu trop même… je la comprends, mais je l’ai trouvée agaçante quand elle est face à Alexandre. J’avoue que ce qui lui arrive la veille du Réveillon m’a fait hurler, mais ce n’est pas si étonnant, elle n’a plus la tête à grand-chose, la pauvre.

J’ai adoré les personnages : ils sont terriblement humains avec leurs qualités et leurs défauts. J’ai cru en leur existence, je me suis attachée à chacun, à part peut-être à Valeria.
Quand à l’ambiance, elle fait très Noël avec ses décorations, une atmosphère joyeuse où plane malgré tout l’ombre de problèmes personnels. Un récit parcheminé de moments de grâce et d’autres très durs.
C’est un coup de cœur pour ce roman.

Vive le vent
(hiver)

Père Fouettard Corporation, tome 2 – Hikaru Nakamura

Titre : Père Fouettard Corporation, tome 2
Auteur : Hikaru Nakamura
Éditeur : Kurokawa
Nombre de pages : 192
Quatrième de couverture : Miharu Hino, bon Samaritain par excellence, n’était guère récompensé de ses bonnes actions. Sans vie sociale, sans diplôme, il se retrouvait coincé à enchaîner les CDD pourris dans une supérette miteuse.
Mais voilà qu’un beau jour Knecht Ruprecht, le père Fouettard en personne, débarque et lui propose un CDI bien juteux dans l’Atelier du père Noël, au pôle Nord. Miharu déchante vite lorsqu’il se rend compte que le contrat alléchant et les avantages en nature vont de pair avec un boulot prise de tête au possible, un supérieur hiérarchique infernal… et un enquiquinant spectre du passé, qui revient le hanter. Dans le volume 2 de Père Fouettard Corporation, Miharu poursuit la découverte de sa nouvelle vie de CSP++ avec tous ses avantages… et ses non moins nombreux inconvénients.

J’ai découvert cette série l’an dernier et j’en ai été ravie. Donc tout au long de l’année, je me suis achetée les tomes suivants et j’ai patiemment attendu la période de Noël avant de continuer.

Dans ce second tome, Miharu poursuit la découverte de l’organisation du Père Fouettard. Teppei lui propose de postuler en tant que livreur. On apprend très vite qu’en réalité, s’il réussissait les tests, il deviendrait un des neuf rennes légendaires. Shino et Teppei sont déjà sur les rangs pour passer l’épreuve.

J’ai été surprise de retrouver le personnage de Kaiser, l’ancien collègue fainéant de Miharu qui bossait aussi à la supérette de Nerima. Je ne l’aimais déjà pas dans le premier, je crois que c’est encore pire là. Le seul point positif à son apparition est qu’on en apprend davantage sur le konbini qui a embauché notre héros pendant trois ans.
C’est également l’occasion de faire un tour dans le passé de Miharu. Des souvenirs remontent à la surface : sa première rencontre avec le père Noël, les mois passés auprès de sa grand-mère, etc. Je n’en révèle sciemment pas davantage afin de laisser la surprise aux lecteurs.

Une fois de plus, j’ai adoré retrouver cet univers, ça correspond à l’ambiance de Noël que j’aime tant, un peu moins sombre que le premier mais tout aussi captivant. De nouveaux mystères pointent le bout de leur nez, de nouvelles intrigues sont élaborées afin qu’on ne s’ennuie pas et qu’on puisse avancer dans l’histoire. C’est très fort.
J’adore toujours autant Knecht, il n’est pas très présent, mais ses apparitions sont toujours aussi puissantes : ça prend aux tripes.
Je me suis faite aux dessins et dès le début, j’ai pris plaisir à m’y attarder.

C’est un coup de cœur pour ce second tome et je pense lire le troisième avant la fin du mois afin de profiter au mieux de l’ambiance.

Patin à glace
(aventure dangereuse)

Le Monstre d’Einstein, tome 2 – Ryu Miyanaga

Titre : Le Monstre d’Einstein, tome 2
Auteur : Ryu Miyanaga
Éditeur : Casterman (Sakka)
Nombre de pages : 272
Quatrième de couverture : Désormais inéluctablement liés, Lerew et le docteur pour- suivent leur périple à travers le vaste monde, en quête d’un remède qui pourrait prolonger l’existence du docteur sans qu’il n’ait à se repaître du sang de Lerew… Leurs pas les mènent sur une île où ils trouvent un ancien journal intime qui pourrait les mettre sur les traces d’une sorcière, mais ils sont accueillis par un monstre qui semble être le gardien des lieux.

Habituellement, j’aime bien mettre un mois de distance entre chaque tome d’une série, mais là, j’ai tellement aimé le premier que quand j’ai vu le 2 et le 3 à la médiathèque, j’ai craqué et les ai empruntés tout de suite.

Fran (nouveau nom de Lerew pour une nouvelle vie) a le cœur implanté d’Einstein, le garçon-sorcière qui lui a sauvé la vie. Ils trouvent par hasard un moyen de réduire les effets secondaires pour Doc et décident, après avoir lu le grimoire offert par la bibliothécaire, de partir dans le sud, à la recherche d’une solution plus viable.
Ils arrivent sur une île déserte qu’ils explorent et découvrent qu’une sorcière vivait là, mais pas seule. On réalise alors que Fran a eu sacrément de chance : l’opération ne l’a que peu changé.
Par la suite, ils continuent leur voyage et rencontre une jeune sorcière… qui ravive la mémoire de Doc.

Jusqu’à présent, on ne savait pas grand-chose sur le garçon-sorcière, mais au fil des pages, on se rend compte qu’il a tout oublié de son passé. Et on va progressivement découvrir ce qu’il a vécu. En tout cas, je ne suis pas certaine d’apprécier le Doc de l’époque, il est très différent de l’actuel : il se montre négatif et dépressif.
Pour ce second tome, mon bémol, ce sont les dessins. Autant dans le premier, c’était inégal mais quand même travaillé et ça faisait le charme du manga, autant dans celui-ci ce n’est pas qu’inégal, c’est bâclé… surtout au début.

Si l’histoire m’a plu, j’ai pris moins de plaisir à lire ce second tome : je ne me suis que peu attardée sur les illustrations et c’était moins envoûtant et moins entêtant.
J’ai bien aimé, mais je suis un peu déçue : il est quand même loin d’être aussi bien que le premier. Dommage !

Les aventures de Sanson la chauve-souris – Laure Allard-d’Adesky & Sylvie Poulain

Titre : Les aventures de Sanson la chauve-souris
Texte : Laure Allard-d’Adesky
Illustrations : Sylvie Poulain
Éditeur : Kiwi E.L.G.
Nombre de pages : 48
Quatrième de couverture : Sanson est une chauve-souris. Elle ne sort que la nuit et n’a jamais vu les paysages du jour. Alors, un jour, elle décide de partir à l’aventure…
Après l’histoire, un dossier sur les chauves-souris à découvrir.

Il y a quelques mois, Laure Allard-d’Adesky m’a offert ce petit album, un geste qui m’a beaucoup touchée… autant que la dédicace qu’elle m’a faite.

Sanson est une chauve-souris qui, à force de regarder les livres, rêve de découvrir la vie diurne. Malgré les conseils de sa famille, elle décide de sortir le jour. Son voyage la déçoit beaucoup.

Il y a plusieurs morales à cette l’histoire :
l’interdit est tentant
l’herbe est toujours plus verte ailleurs
– on n’est jamais mieux que chez soi
notre milieu regorge de merveilles, il suffit d’ouvrir les yeux.
Ce sont de petites vérités que j’ai appréciées et qu’il est toujours bon de rappeler.

À la fin de l’album, on a quelques pages documentaires sur les chauves-souris allant de l’étymologie du nom jusqu’aux inventions qu’elles ont inspirées aux hommes.
Les dessins sont sympathiques, Sanson est très drôle, surtout quand elle grimace après avoir bu du café ou quand elle sort avec ses grandes lunettes de soleil violettes.

J’ai adoré cette lecture. Je me demande s’il y aura une suite… pourquoi pas sur la vie nocturne des chauve-souris ?

Seuls, tome 13 : Les âmes tigrées – Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti

Titre : Les âmes tigrées
Saga : Seuls, tome 13
Auteurs : Fabien Vehlmann & Bruno Gazzotti
Éditeur : Dupuis
Nombre de pages : 48
Quatrième de couverture : Dodji accepte de passer l’épreuve du Maître Fou. Il arrive à lui voler la clé qui crée des portails à volonté. Il délivre Melchior, son voisin de cellule, qui lui révèle que lui et ses amis de Fortville sont des « âmes tigrées », des enfants qui refusent de choisir entre les familles du Bien et du Mal et qui pourraient servir de médiateurs entre les deux clans.
Dodji n’a qu’une hâte : réunir ses amis dont il a été séparé trop longtemps.

Je suis très contente d’avoir emprunté ce treizième tome. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je redoutais que les choses n’avancent pas… craintes infondées.

Dodji réussit à échapper au maître-fou et il rejoint Melchior qui lui donne des explications intéressantes sur les familles, mais également sur les pouvoirs des uns et des autres et surtout des membres de l’équipe de Dodji.
Ce dernier rejoint ses amis et on découvre leurs talents (si ce n’était pas déjà fait dans les tomes précédents – je me souviens de certains, mais pas tous). Dans tous les cas, cette fois, c’est expliqué clairement. Je ne vais pas les révéler pour des raisons évidentes.
Bref, c’est l’occasion pour tout le monde de se retrouver et de s’unir pour empêcher la guerre.

Au début, c’était un peu long parce qu’il y a beaucoup de texte, mais c’était tellement intéressant que j’ai pris mon temps et beaucoup de plaisir à parcourir les explications de Melchior.
L’atmosphère est aux retrouvailles et ça se sent, c’est bien agréable. Ça faisait longtemps que je n’avais pas trouvé un des tomes de cette saga aussi plaisant.
Les dessins sont sympathiques, semblables à ceux des récits précédents… enfin, il me semble. Il y a peut-être un peu de mieux, mais rien de flagrant, ce que j’apprécie.

J’ai beaucoup aimé ce treizième tome. Par contre, le suivant sort fin 2013, il faudra donc s’armer de patience.